Présentation

  • : Le blog du Groupe Victor Hugo des libres penseurs de l'Hérault
  • : Site officiel du Groupe Victor Hugo des libres penseurs de l'Hérault. Le groupe Victor Hugo des libres penseurs de l'Hérault est adhérente a la Fédération Nationale de la Libre Pensée et Association Internationale de Libre Pensée (AILP) .
  • Contact

Liens

 LP-copie-1

Librairie de la Fédération Nationale de la Libre Pensée

      link

 

lp56-copie-1

       FEDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSEE

 

      link

 

siteon0-e5814.png

INSTITUT DE RECHERCHES ET D'ETUDES DE LA LIBRE PENSEE

link

 siteon0-110fb.jpg

Association Internationale de Libre Pensée

link

 

Lecture

  181111 153132 PEEL U8mhrk

  La revanche du parti noir, la lente mise à mort de l'école publique
Auteur : Michel Eliard, Michel Godicheau et Pierre Roy
Editeur : Abeille et Castor
Année : 2011
ISBN 13 : 972-2-917715-
Nb. de pages : 320
Préface de Henri Pena-Ruiz

l456

L'Eglise contre la Libre Pensée
Auteur : Christian Eyschen
Editeur : Fédération Nationale de la Libre Pensée
Année : 2011
ISBN 13 : 9782916801094
Nb. de pages : 314

couv_575.jpg

      S'ABONNER à la Raison (mensuel) pour la France 10 numéros 

pour 1 an : 25 euros 
S'abonner à "La Raison" - 2 ANS
pour 2 an : 45 euros 
1569
S'ABONNER à L'Idée Libre (trimestriel) pour la France
1 AN : 18 euros 
2 ans : 33 euros 

link
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
fnlp une
fnlp 4 couverture

Edité par la Fédération de la Libre Pensée de Haute-Garonne, en vente publique au prix de 15€.

Coordonnées de la féderation de la Libre Pensée de la Haute -Garonne :
Au Village
31450 LES VARENNES
Téléphone : 05 62 23 37 97
mail:librepensee31@gmail.com
------------------------------------------------------------------------------

 arton793-81aa8

Dans le cadre d’une nouvelle collection intitulée "Classiques de la Libre Pensée", la Fédération Nationale de la Libre Pensée publie un ouvrage collectif intitulé : "La Loi Debré contre l’Ecole Laïque".

L’adoption de la Loi Debré (1959), principale atteinte à la laïcité de ce pays, fut une tragédie. Tragédie pour l’école républicaine. Tragédie pour la République. Tragédie pour la laïcité. Elle permet le financement des écoles confessionnels. le curé vaut l’instituteur, Sarkozy n’a rien inventé. [...] la Libre Pensée adresse ce livre aux milliers et milliers de laïques, de toutes opinions et de toutes organisations, qui veulent reconquérir l’école laïque, qui veulent une République qui sauvera l’école républicaine.

(Extraits de la quatrième de couverture)

Vous pouvez d’ores et déjà commander cet ouvrage en remplissant et renvoyant le bon de commande.Le livre sera disponible à partir du 22 octobre 2012.

100 pages environ. format poche Prix de vente public : 7,5 euros  ; port gratuit à partir de 5 ex.
Nom, prénom : ……………………………………………………………………...
Adresse : ………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
Fédération :
Bon de commande à retourner à : Fédération Nationale de la Libre Pensée. 10-12 rue des Fossés Saint Jacques. 75005 Paris. Chèques à l’ordre de : fédération nationale de la Libre Pensée
link


Radio

affiche

 

link

22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 14:13

Saisie sur le fondement de l’Article 267 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne par les Cours de cassation de Belgique et de la République française, aux fins d’énoncer des décisions préjudicielles, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rendu, le 14 mars 2017, deux arrêts (C-157/15 et C-188/15), par lesquels elle a notamment interprété les articles 2 et 4 de la directive 2000/78/CE du Conseil, du 27 novembre 2000, ayant respectivement trait au principe de l’égalité de traitement en matière d’emploi et de travail, entendu comme « l’absence de toute discrimination directe ou indirecte », et la notion d’« exigence professionnelle essentielle et déterminante, pour autant que l’objectif soit légitime et que l’exigence soit proportionnée », d’ailleurs inscrite comme telle, depuis 2008, à l’article 1133-1 du Code du Travail.

Comme pour les arrêts du Conseil d’Etat concernant la légalité de la présence des crèches dans les bâtiments publics, les amateurs de raisonnements simplistes en sont à nouveau pour leurs frais. Ces deux Arrêts ne changent pas la loi française, ne la modifie pas et laissent la situation en l’Etat.

Si la CJUE reconnaît que l’interdiction du port visible d’un signe politique, religieux ou philosophique résultant d’une règle interne à l’entreprise, ne constitue pas, par elle-même, une discrimination, pour autant elle considère qu’il importe de vérifier qu’elle n’est pas la source d’une discrimination indirecte. De même, la notion d’exigence professionnelle essentielle et déterminante ne peut être que strictement entendue.

 

La règle interne à l’entreprise

ne saurait constituer « une discrimination indirecte »

 

Dans la première affaire, une entreprise belge avait recruté, en février 2003, une réceptionniste, appelée à exercer des fonctions d’accueil auprès des clients de la société. A cette date, celle-ci avait énoncé la règle non-écrite selon laquelle ses salariés n’étaient pas autorisés à porter des signes visibles de leurs convictions philosophiques, politiques ou religieuses. La réceptionniste avait néanmoins délibérément porté un foulard sur son lieu de travail, si bien que l’employeur l’a licenciée, en juin 2006, pour ce motif. Pour mieux assurer juridiquement les restrictions à la liberté d’expression qu’il exigeait de ses salariés, celui-ci avait préalablement modifié le règlement intérieur de l’entreprise, le 29 mai 2006.

La CJUE conclut, certes, que « […] l’interdiction de porter un foulard islamique, qui découle d’une règle interne d’une entreprise privée interdisant le port visible de tout signe politique, philosophique ou religieux sur le lieu de travail, ne constitue pas une discrimination directe fondée sur la religion ou sur les convictions au sens de cette directive. » Néanmoins, elle ajoute qu’« une telle règle interne […] est susceptible de constituer une discrimination indirecte au sens de l’article 2, paragraphe 2, sous b), de la directive 2000/78 s’il est établi que l’obligation en apparence neutre qu’elle prévoit entraîne, en fait, un désavantage particulier pour les personnes adhérant à une religion ou à des convictions données, à moins qu’elle ne soit objectivement justifiée par un objectif légitime, tel que la poursuite par l’employeur, dans ses relations avec ses clients, d’une politique de neutralité politique, philosophique ainsi que religieuse, et que les moyens de réaliser cet objectif ne soient appropriés et nécessaires, ce qu’il appartient à la juridiction de renvoi de vérifier. » Bref, la légalité des termes du Règlement intérieur restreignant les libertés individuelles du salarié dans l’entreprise est acquise uniquement s’ils répondent à une nécessité, ne sont pas de nature à entraîner, en fait, des discriminations en son sein et sont proportionnées à l’objectif poursuivi.

 

Les désirs du client ne sauraient être regardés comme une « exigence professionnelle essentielle et déterminante »

 

Dans le second cas, en juin 2009, un client d’une entreprise française s’est plaint d’avoir eu affaire à une jeune femme portant un foulard. Ingénieur d’études, celle-ci en était revêtue au moment de son recrutement, intervenu, le 15 juillet 2008, à la suite d’un stage de plusieurs mois dans la société. Devant son refus de le retirer pour complaire au client, l’employeur l’a licenciée le 22 juin 2009.

 

La CJUE conclut que « l’article 4, paragraphe 1, de la directive 2000/78 doit être interprété en ce sens que la volonté d’un employeur de tenir compte des souhaits d’un client de ne plus voir les services dudit employeur assurés par une travailleuse portant un foulard islamique ne saurait être considérée comme une exigence professionnelle essentielle et déterminante au sens de cette disposition. » En clair, un employeur ne peut probablement pas se prévaloir du port du foulard pour justifier ce que le droit interne de la République française qualifie de licenciement pour cause réelle et sérieuse, au sens des articles 1232-1 et suivants du code du travail. Il appartiendra à la Cour de cassation de le juger.

 

La Libre Pensée exige l’abrogation

de l’article L. 1321-2-1 du Code du Travail

issu de la loi Travail (Loi El Khomri) du 8 août 2016

 

Pour la Fédération nationale de la Libre Pensée, les deux arrêts de la CJUE ne conduisent pas à infléchir l’interprétation du Droit interne français qui, en la matière, demeure régi, pour l’essentiel, par les dispositions des articles L. 1121-1 et L. 1321-3 du Code du Travail. Le premier prévoit que « Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché », le second que « Le règlement intérieur ne peut contenir : / 1° Des dispositions contraires aux lois et règlements ainsi qu'aux stipulations des conventions et accords collectifs de travail applicables dans l'entreprise ou l'établissement ; / 2° Des dispositions apportant aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives des restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché ; / 3° Des dispositions discriminant les salariés dans leur emploi ou leur travail, à capacité professionnelle égale, en raison de leur origine, de leur sexe, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle ou identité de genre, de leur âge, de leur situation de famille ou de leur grossesse, de leurs caractéristiques génétiques, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation ou une race, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales ou mutualistes, de leurs convictions religieuses, de leur apparence physique, de leur nom de famille ou en raison de leur état de santé ou de leur handicap. »

 

En revanche, en dépit des énonciations de l’arrêt C-157/15 du 14 mars 2017, elle demande l’abrogation de l’article L. 1321-2-1 du Code du Travail, issu de la loi du 8 août 2016, dite loi Travail. Antinomique avec le texte cité ci-dessus, il prévoit que « Le règlement intérieur peut contenir des dispositions inscrivant le principe de neutralité et restreignant la manifestation des convictions des salariés si ces restrictions sont justifiées par l'exercice d'autres libertés et droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l'entreprise et si elles sont proportionnées au but recherché. »

 

Comme la législation antérieure le prévoyait, ces restrictions doivent être adaptées à chaque situation individuelle et édictées uniquement à raison des tâches à accomplir par le salarié. En particulier, elles ne sauraient résulter du critère vague et trop général du « bon fonctionnement de l’entreprise ».

 

Le salarié dans l’entreprise reste un citoyen !

 

Toute mesure visant à restreindre les droits de citoyens des salariés au sein des entreprises privées, serait une violation de l’Article 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789 qui stipule : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi. » Rappelons que ce principe est rentré dans le Bloc constitutionnel.

Le Travailleur a conquis ses droits de citoyen au sein de l’entreprise. Nous ne sommes plus au XIXe Siècle où les travailleurs étaient taillables et corvéables à merci et à la botte du patronat. Ils avaient obligation « d’épouser les convictions du patron » en allant aux offices religieux.

 

Le salarié n’est plus un serf propriété du Capital !

La Libre Pensée ne saurait accepter aucun retour en arrière. C’est à cela qu’on juge réellement d’une démocratie authentique.

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 23:03

Entre 1914 et 1918, il y eut 2 500 condamnés à mort dans les Conseils de guerre et 639 furent fusillés sur le front des troupes. Choisis au hasard ou parfois désignés comme « meneurs » parce que militants, syndicalistes notamment, ils furent exécutés pour l’exemple avec des balles françaises par des soldats français.

L’opprobre s’est répandu sur les familles. Il a fallu pour elles vivre depuis avec ce déshonneur et cette infamie publique qui se sont ajoutés à la douleur de la perte d’un être cher. Un silence de plomb s’est abattu depuis près de 100 ans. Il a fallu, pour la plupart des descendants de ces malheureux, enfouir ce chagrin au plus profond de leur être. Ce qui a souvent empêché le travail de deuil nécessaire à de telles horreurs.

Les plus hautes autorités de la République reconnaissent désormais qu’ils n’étaient point des lâches, mais qu’ils étaient avant tout des victimes de la guerre.

Cette guerre horrible et barbare, avec des moyens de destructions massives, a fait des millions de morts, de blessés et de victimes civiles, dont ces 639 soldats et officiers tués PAR la France.

Comme le souligne la Déclaration internationale, signée par des associations originaires des différents pays belligérants de 1914-1918, qui exigent que l’honneur et la dignité soient rendus à tous les Fusillés pour l’exemple : ce chiffre de 639 exécutés « est sans compter les exécutions sommaires et les exécutés non recensés. Un seul Fusillé pour l’exemple est déjà un crime de guerre, des milliers sont des crimes contre l’Humanité.

Ces exécutions pour l’exemple conduiront, bien plus tard, à reconnaître le traumatisme des tranchées, plus connu sous le nom de Shell Shock. C’était la vengeance posthume des milliers de soldats passés par les armes pour lâcheté. »

Mais nous constatons que cette reconnaissance par les plus hautes autorités de la République, que ce sont les conditions horribles de la guerre qui ont conduit des membres de nos familles devant les pelotons d’exécution, ne les a pas conduites à casser les jugements iniques et à réhabiliter nos aïeux. Les Présidents de la République, l’Assemblée nationale, le Sénat s’y refusent toujours.

Ils n’étaient pas coupables, tout le monde le reconnaît. Alors, ils étaient innocents des crimes qu’on leur a attribués. Il faut les réhabiliter !

Depuis 1914-1918, nos familles attendent qu’on rende leur honneur aux nôtres et à leurs familles. C’est pourquoi nous soutenons l’initiative d’ériger un monument en leur honneur sur la ligne de Front.

Assez de douleurs, assez de pleurs, assez de honte, assez de souvenirs dévastateurs et destructeurs !

Notre honneur est notre droit, la justice nous est due.

Nous demandons solennellement

que la République réhabilite tous les Fusillés pour l’exemple

Membre d’une famille de Fusillé pour l’exemple de la Guerre de 1914-1918,

je m’associe à cet appel

Nom : Prénom : Signature :

Famille du Fusillé pour l’exemple :

Condamné à mort et fusillé en :

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 20:49
Compte-rendu du rassemblement laïque  du Samedi 3 Décembre 2016

Grande réussite de notre Rassemblement laïque unitaire le Samedi 3 Décembre 2016 devant l'ancien Collège V. Hugo de Sète avec la présence de 100 laïques. Nous en sommes donc à près de 2 000 signataires exigeant " Non à l'attribution de l'ex-Collège V. Hugo à l'école St Joseph ! Ce grand Rassemblement et les 2 000 signatures attestent que la " subvention " voulue par la municipalité de Sète ne passe pas dans la population qui reste attachée à la Loi du 9 décembre 1905.

Compte-rendu du rassemblement laïque  du Samedi 3 Décembre 2016

Nous continuons à nous référer à V. Hugo " l'Etat chez lui, l'église chez elle ", à Jean Jaurès artisan de la Loi de Séparation de l'Etat et des églises, nous restons fidèles au mot d'ordre démocratique " Fonds publics à Ecole publique- A écoles privées fonds privés !
Nous avons réitéré dans une lettre unitaire notre demande d'audience au Préfet pour qu'il fasse respecter la Loi de 1905. Le groupe Victor Hugo LP Sète-Environs, initiateur de la rencontre laïque du 13 février tient à souligner l'unité qui s'est réalisée avec les Syndicats SNES- FERC-CGT - SNUDI-FO-34 et les élu(e)s municipaux d’opposition. Nous tenons aussi à remercier les journalistes qui ont couvert l’évènement. 

Compte-rendu du rassemblement laïque  du Samedi 3 Décembre 2016

Forts de cette unité nous allons poursuivre et amplifier la campagne de pétitions appuyée sur le mouvement laïque, convaincus de notre bon droit, nous ne cèderons pas.
Nous n'acceptons pas la réponse de M. Mertz maire-adjoint à notre délégation : " c'est une subvention ! "
Dans l’article 2 de la Loi de 1905 stipule : " La République ne reconnait ne salarie ni ne subventionne aucun culte. « Nous demandons à être reçus par M. le Préfet.

Compte-rendu du rassemblement laïque  du Samedi 3 Décembre 2016
Extrait de La Marseillaise du Lundi 5 décembre 2016 de la page 5

Extrait de La Marseillaise du Lundi 5 décembre 2016 de la page 5

 Extrait du Midi Libre de l’Edition de Sète du Dimanche 4 décembre 2016 de la page 2

Extrait du Midi Libre de l’Edition de Sète du Dimanche 4 décembre 2016 de la page 2

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 15:15

A l’occasion du 9 décembre 2016, jour anniversaire de la promulgation de la loi de 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat

Pour le respect de la laïcité

C’est peu de dire que la laïcité va mal : malmenée, manipulée, vilipendée, on n’ose plus s’affirmer laïque par peur des amalgames et des contresens. Principe de paix, elle serait devenue sujet de discorde. Principe d’unité par-delà les différences, on lui assigne des fins identitaires.

L’extrême-droite, de tradition pourtant anti-laïque depuis toujours, veut s’approprier le mot pour mieux distiller son venin xénophobe. Hier les juifs, les arabes, aujourd’hui les musulmans. On ne peut se réclamer de la laïcité, quand on condamne les prières de rue, quand elles se font aux abords des mosquées, mais qu’on les soutient quand il s’agit de l’église Sainte Rita. On n’est pas laïque, quand on se fait le porte-parole des discours les plus réactionnaires du Vatican en appelant à la suppression du Planning familial.

Non, l’Islam ne serait pas par nature plus hermétique aujourd’hui à la laïcité que ne l’était le culte catholique en 1905. La laïcité n’a pas à s’adapter à une religion, de même qu’aucun croyant ne peut réclamer de droits particuliers. La République est séparée des religions, elle n’a pas à organiser les cultes.

Nous, militants laïques, par-delà parfois des divergences d’analyse, en appelons à la constitution d’un front commun autour des fondements de la laïcité républicaine, telle que définie par la loi de 1905. Être laïque, c’est reconnaître que l’État assure en même temps la liberté de conscience - croyant et non croyant - et le libre exercice des cultes. Être laïque, c’est affirmer que l’État ne doit reconnaître, salarier ou subventionner aucun culte. Par conséquent la République ne tranche pas parmi les cultes plus ou moins respectables : elle demeure indifférente dans la seule limite du respect de l’ordre public et des lois communes.

Ses Elus et représentants doivent conserver cette neutralité dans leurs fonctions. La République ne juge personne selon ses croyances ou appartenances présumées. Elle accorde à l’Ecole publique la noble mission d’instruire les enfants : c’est par conséquent à elle que l’État doit accorder les fonds nécessaires aux défis que porte l’Ecole aujourd’hui. 

Nous, militants de la cause laïque, appelons à la plus grande vigilance contre toute tentative de détourner la laïcité de ses objectifs. En cette date anniversaire de la loi de 1905, nous en appelons au respect plein et entier  de ses principes fondateurs. La laïcité organise l’espace public et donne sens à la citoyenneté républicaine qui garantit la démocratie. Ce n’est ni une police de la pensée, ni une option philosophique parmi d’autres valeurs particulières.

La loi de 1905 est une loi de liberté qui permet toutes les autres libertés. Elle doit donc être préservée.

Premiers signataires : Guiseppe Aviges (vice-Président de l’Union Nationale Lycéenne – UNL), Quentin Baillon (président de l'association le poing commun),  Jean Baubérot (ancien titulaire de la chaire Histoire et sociologie de la laïcité à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes), Alain Barbier (Secrétaire général de l'UFR de la FERC-CGT), Hervé Basire (Secrétaire général de la FERC- CGT), Thierry Baudet (Président de la MGEN), Christian Beauvais (Délégué Général de la Fédération du Pas de Calais et de l’Union Régionale des Hauts de France de  la Ligue de l’enseignement), Nadia Bellaoui (Secrétaire générale de la Ligue de l’enseignement),  Hassan Benhsain (Président de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne – FIDL),Daniel Bénichou (Président de l’Association Le Chevalier de la Barre), Roland Berthilier (président de l’ESPER, L’Economie Sociale Partenaire de l’Ecole de la République), Roland Biache (Délégué général de Solidarité Laïque), Jean-Marie Bonnemayre (Président du CNAFAL, Edith Boulanger (Commission « Laïcité » du Mouvement de la Paix), Edouard Brézin (Président de l'Union Rationaliste, Ancien Président de l'Académie des Sciences), Marcel Caballero (Président d'honneur de l'Institut de Coopération Sociale Internationale (ICOSI) - vice-Président du Centre international de recherche et d'information sur l'économie publique, sociale et coopérative (CIRIEC), Monique Cabotte-Carillon (Présidente du CEDEC : Chrétiens pour une Eglise Dégagée de l'Ecole Confessionnelle), Jean-Luc Cazaillon (Directeur général des CEMEA),   Philippe Corcuff  (maître de conférences de science politique à l'IEP de Lyon), Daniel Callewaert (Président fondateur du Cercle  Laïque Maria et Gustave Dron – Tourcoing), Jacques Calvier (militant laïque), Jean-Yves Cerfontaine (Président du Cercle Laïque Jean Macé et ancien Secrétaire National de la FEN),  Guy Cirla (Président de la Ligue de l’Enseignement de l’Ariège), Charles Conte (Chargé de mission laïcité à la Ligue de l’enseignement), Guy  Coq  ( administrateur  de   Confrontation et Membre  de  l' OFC),   Dominique Dattola (Auteur réalisateur humaniste, citoyen du monde),  Claude Dejean (Présidente du Cercle Condorcet de l'Ariège, Vice- présidente de la Ligue de l'Enseignement Fédération de l'Ariège),  Abdoulaye Diarra (membre du Bureau national de l’Union Nationale des Etudiants de France – UNEF), Jean-Michel Ducomte (Président de la Ligue de l’Enseignement), Françoise Dumont (Présidente de la Ligue des Droits de l’Homme), Michel Eliard (Docteur ès-lettres, professeur émérite des universités), Christian Eyschen  (vice-Président de la Libre Pensée), Philippe Forget (essayiste), Judith Fouillard (Secrétaire nationale de la FSU), Anne-Marie Franchi (ancienne Vice-présidente de la Ligue de l’Enseignement et  ancienne Secrétaire générale des DDEN), Jean-Claude Frey (Président d'un groupement de mutuelles interprofessionnelles), Mireille Fridman  ( militante laïque de Toulouse), Gabriel Gaudy (Secrétaire général de l’Union régionale Ile-de-France de FO,  libre penseur), Yves-Jean Gallas (Président du Comité francilien du Mouvement de la Paix), Maurice Gelbard  (chercheur), Jacques Gelly (Président de l'Union Régionale des Fédérations des Œuvres Laïques Auvergne Rhône-Alpes de la Ligue de l'enseignement), David Gozlan (Secrétaire général de la Libre Pensée), Anne-Marie Harster (vice-Président de Solidarité laïque),  Pascal Joly (Secrétaire général de l’Union régionale Ile-de-France de la CGT), Dadou Khel ( Président du groupe "diversité/laïcité" de la Ligue de l'enseignement), Annie Lacroix-Riz ( professeur émérite d’histoire contemporaine, université Paris 7), Pascal-Eric Lalmy (Conseiller municipal d'Osny (95), Hélène Langevin-Joliot (Présidente 2004-2012 de l'Union rationaliste), Lilâ Le Bas (Présidente de l’Union Nationale des Etudiants de France – UNEF),  Jo Le Lameur (Président de la Fédération Française de Crémation), Polo Lemonnier (Secrétaire national de la FSU), Jacky Lesueur (syndicaliste), Jean-Claude Mailly (syndicaliste), Michel Miaille ( professeur honoraire à l'Université de Montpellier, Président de la Ligue de l'Enseignement de l'Hérault), Paul Markidès (Vice-Président de l’Association Républicaine des Anciens Combattants), Roger Martelli (codirecteur du magazine Regards), Philippe Martinez (Secrétaire général de la CGT), Jean-Luc Mélenchon (Eurodéputé), Maurice Montet (militant pacifiste), Pascal Nakache (Avocat, membre du Comité Central de la Ligue des Droits de l’Homme), Michel Naud (ingénieur, chef d'entreprise, rationaliste scientifique), Gauthier Ngumbu (Président de la Ligue de l’Enseignement de Haute-Garonne), Françoise Olivier-Utard (militante laïque), Rémy Pech (professeur émérite et Président honoraire de l'Université de Toulouse - Jean Jaurès),  Jean-Claude Pecker (Membre de l’Institut, Professeur au Collège de France),  Catherine Picard (ancienne Députée), Jean Louis Petriat (President d’Honneur du Groupe GMF et de la FNAC), Jean-Sébastien Pierre (Président de la Libre Pensée), Bernard Quelquejeu ( membre de l'Observatoire Chrétien de la Laïcité, co-fondateur du Groupe International, Interculturel, Interconvictionnel (G3i), Jean-Michel Quillardet (l’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires), Jean-Robert Ragache (Historien et  Ancien Grand Maître du Grand Orient De France), Hubert Raguin (syndicaliste), Jean-Marc Raynaud (responsable des Editions libertaires), Caroline Rebhi  (co-présidente du Mouvement Français pour le Planning Familial),   Liliane Rehby (Secrétaire Nationale de l'ARAC),  Jean Riedinger (Secrétaire  de l'Observatoire Chrétien de la Laïcité), Johannés Robyn (Président de l’Union des Athées - France), Patrice Rolland, (professeur de droit public), Joël Roman (Président de Islam et laïcité),    Jean-Luc Romero (Président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité), Pierre Roy (Président de la Fédération nationale laïque des Associations des Amis des Monuments Pacifistes, Républicains et Anticléricaux), Frank Sammeth ( Président de la société d'histoire du radicalisme), Jean-Marc Schiappa (Président de l’Institut de Recherche et d’Etudes de la Libre Pensée), Benoit  Schneckenburger (Philosophe), Véronique Sehier (co-présidente du Mouvement Français pour le Planning Familial), André Sirota (Président de l’Association nationale des CEMEA), Patrick Staat (Secrétaire général de l’ARAC), Benjamin Stora (Historien), Michèle Talfer (Bureau de l’Union rationaliste), Dominique Thys (Président de Solidarité laïque), Bernard Toulemonde ( Inspecteur général honoraire de l'Education nationale), Pierre Tournemire (vice-Président de la Ligue de l’Enseignement), Michel Tubiana (Président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme), Michel Vovelle (Historien), Raphaël Vahé (Président de l’ARAC), Valentine Zuber (Historienne ou Directrice études à l’Ecole pratique des hautes études)

Pour soutenir cet Appel des Laïques,

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 14:32

RESOLUTION LAÏQUE 

19 juin 1960 : LE SERMENT DE VINCENNES

 

« Nous, délégués des pétitionnaires des communes de France représentant 10.813.697 français et françaises de toutes origines et de toutes opinions, ayant signé la protestation solennelle contre la loi scolaire de division du 31/12/1959 faisons le serment solennel :

  • de manifester en toutes circonstances et en tous lieux notre irréductible opposition à cette loi contraire à l’évolution historique de la Nation.
  • de lutter sans trêve et sans défaillance jusqu’à son abrogation.
  • et d’obtenir que l’effort scolaire de la République soit uniquement réservé à l’école de la Nation, espoir de notre jeunesse. »

Pour la Libre Pensée, ce serment est toujours d’actualité.

 

OUI ! ENCORE ET TOUJOURS ! ABROGATION DE LA LOI DEBRE !

FONDS PUBLICS A L’ECOLE PUBLIQUE,

FONDS PRIVES A L’ECOLE PRIVEE

IL N’Y A QU’UNE SEULE ECOLE DE LA REPUBLIQUE : L’ECOLE PUBLIQUE GRATUITE OUVERTE A TOUS LES ENFANTS SANS AUCUNE DISTINCTION !

Le Congrès National 2016 de la Libre Pensée se félicite du rassemblement du 5 décembre 2015 pour l’abrogation de la loi Debré et la défense de la loi de 1905. Malgré l’état d’urgence et l’interdiction de la manifestation de rue, le rassemblement a pu s’organiser dans l’enceinte du gymnase Japy.

Succès quantitatif incontestable ! Succès qualitatif, par la qualité des échanges et la participation de la Ligue de l’Enseignement, la Ligue des Droits de l’Homme, la Confédération Force Ouvrière, la FERC-CGT, l’Union Rationaliste, l’ADMD (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité), Laïcité-Liberté, qui ont développé leur point de vue et expliqué les raisons qui les ont amenés à s’associer à l’initiative de la Libre Pensée. Ce rassemblement du 5 décembre est une étape importante du combat permanent de la Libre Pensée pour l’abrogation de la loi Debré et de toutes les lois anti-laïques, pour le respect du principe républicain :

 

Fonds publics à l’Ecole publique ! EXCLUSIVEMENT !

LA LIBRE PENSEE DENONCE LE 57ème BUDGET ANTI-LAIQUE

POUR L’ANNEE 2016 (depuis l’avènement de la Vème République en 1958).

En 2016, l’Etat va verser plus de 8,5 milliards à l’enseignement privé à 97% catholique !

L’Etat va verser 7 milliards 295 millions 523 mille 578 euros pour financer l’enseignement confessionnel des 1er et 2nd degrés. En 2015, il avait versé 7 milliards 174 millions 423 mille 975 euros. Pas de restriction pour l’enseignement privé confessionnel, mais un budget en hausse pour les 4 828 écoles et 2919 établissements du 2nd degré sous contrat, institutions de l’Eglise catholique, concurrentes de l’Ecole de la République.

En hausse également de 20,7 % en 2016, les crédits consacrés à la formation des personnels du privé. Ce montant inclut une dotation supplémentaire pour le financement du plan de formation au numérique.

2016 : 660 millions 807 mille 586 euros pour le fonctionnement des lycées et collèges privés (forfait d’externat, dépenses pédagogiques, action culturelle…)

L’Etat subventionne les dépenses pour la rémunération des personnels non-enseignants pour l’externat des collèges et lycées privés sous contrat. En hausse de 9,8 millions d’euros par rapport à 2015 pour la partie personnels du forfait d’externat, soit au total 637 millions d’euros. Le coût moyen d’un élève du privé est revalorisé par rapport à la loi de finance 2015. A cela s’ajoutent 15,3 millions d’euros pour le renouvellement des manuels dans les collèges privés sous contrat.

 

MINISTERE DE L’AGRICULTURE :

574 millions 291 mille 502 euros détournés pour le financement de l’enseignement agricole privé.

 

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE :

78 millions 895 mille 852 euros détournés pour l’enseignement supérieur privé (dit associatif) qui accueille 77 000 étudiants dans 59 établissements organisés principalement au sein de 4 associations catholiques :

  • FESIG – Réseau de 28 grandes écoles d’ingénieurs et management
  • UGEI – Union des grandes écoles indépendantes
  • UDESCA – avec notamment les 5 facultés catholiques de France (Angers, Lille, Lyon, Paris, Toulouse)
  • UNFL – Union des nouvelles facultés libres

A tous ces chiffres s’ajoutent les sommes allouées par les collectivités locales.

PLUS DE 10 MILLIARDS DE FONDS PUBLICS DETOURNES CHAQUE ANNEE

AU PROFIT DE L’ECOLE PRIVEE A 97% CATHOLIQUE

Il y a aussi la taxe d’apprentissage !

C’est un impôt national créé en 1925, versé par les entreprises employant des salariés exerçant une activité commerciale, industrielle ou artisanale. Environ 2 milliards d’euros par an !

Les établissements privés qui ont des sections technologiques se battent avec acharnement en direction des préfectures pour percevoir cette taxe. 114 centres de formation par apprentissage sous l’égide du secrétariat général de l’enseignement catholique sont sur les rangs comme d’autres établissements privés hors contrat qui veulent aussi des fonds publics.

 

Le Congrès National invite les Fédérations à établir l’inventaire des fonds publics détournés, à rendre ces chiffres publics, à interpeler les Elus, à organiser des réunions publiques pour l’abrogation de la loi Debré, mère de toutes les lois antilaïques.

La loi NOTRe, loi antidémocratique et antilaïque,

aggrave encore la situation de l’Ecole publique !

 

Au 1er janvier 2017, dans tous les départements, vont être instituées de grandes, voire de très grandes intercommunalités en application de la loi NOTRe, par la fusion des intercommunalités actuelles. Ces nouvelles communautés de communes devront choisir, en plus de sept compétences obligatoires à terme (2020), trois compétences optionnelles dans une liste de neuf, parmi lesquelles « la construction, l’entretien et le fonctionnement d‘équipements culturels et sportifs et d’équipements de l’enseignement préélémentaire et élémentaire d’intérêt communautaire » (source : L’intercommunalité et la loi NOTRE, synthèse de la Caisse des dépôts-Mairie conseils).

Dans plusieurs départements où la marche forcée à la mise en œuvre anticipée de cette loi donne lieu à la naissance de grandes communes nouvelles, qui vont s’insérer dans de très grandes intercommunalités, on voit des Directions Académiques des Services de l'Education Nationale mettre à l’ordre du jour la « remise à plat des réseaux d’écoles » dans ces communes nouvelles.

 

Cette logique du regroupement des communes portée par la loi NOTRE obéit à l’impératif général de mutualiser les moyens dans le cadre de la restriction des budgets publics. On ne peut que redouter les effets de cette recherche de mutualisation quand on sait la place qu’occupe l’enseignement privé, essentiellement catholique, en concurrence directe avec l’Ecole publique dans les communes de certaines régions et son poids dans les budgets communaux.

 

De même, un amendement subrepticement introduit dans la loi NOTRe aggrave la loi Carle. Désormais, les maires des communes dont les écoles ne dispensent pas un enseignement de langue régionale sont obligés de financer la scolarisation d’enfants dans une école d’une autre commune dès lors qu’elle dispense cet enseignement.

POUR RESTER LAIQUE, l’ECOLE PUBLIQUE DOIT RESTER NATIONALE !

POUR RESTER LAIQUE, L’ECOLE PUBLIQUE DOIT ETRE PRESERVEE DE TOUTE INGERENCE DES GROUPES DE PRESSION DE TOUS ORDRES.

LE DESENGAGEMENT DE L’ETAT, L’AUTONOMIE DES ETABLISSEMENTS, LA NOUVELLE CARTE ADMINISTRATIVE DE LA FRANCE MENACENT L’ECOLE D’IMPLOSION.

NON AU RETOUR DES BARONNIES ET DES TYRANNIES LOCALES !

NON A LA PRIVATISATION !

ABROGATION DE LA LOI NOTRE !

Avec la loi Peillon, après les lois Debré et Jospin, la volonté d’unifier l’Enseignement public avec les écoles privées, sur la base du « caractère propre » est manifeste. A terme, il n’y aurait plus aucune différence juridique entre l’Enseignement public et l’enseignement privé sous ou sans contrat.

Ainsi, sur le site du ministère Eduscol, auquel les enseignants sont invités à se référer en matière pédagogique, on peut lire « dans le cadre de la connaissance de la République et de ses valeurs » la recommandation suivante : « à commencer par sa devise, la République s’inscrit dans les registres des valeurs et des principes qui prolongent sa visée rationnelle par une dimension spirituelle voire religieuse. Elle se définit ainsi par une constitution morale. »

 

Au motif des activités péri, para et post-scolaires, des fonds publics financent déjà des associations à caractère religieux.

Loi Peillon, Réforme du collège : le rejet

Vincent Peillon aura laissé derrière lui des textes et lois dont la prétention est de bouleverser complètement l’architecture de l’Ecole publique et laïque française pour y substituer des établissements scolaires gérés et financés par les collectivités territoriales. C’est cette mécanique qui a présidé à la mise en place de la « réforme » des rythmes scolaires, exemple s’il en est, de ce transfert de responsabilités de l’Etat aux mairies.

C’est encore cette mécanique qui a présidé cette année à la mise en place de la réforme du collège qui vise à instaurer des établissements scolaires autonomes, avec une définition des enseignements et activités de plus en plus dévolue aux conseils d’administration de chaque établissement dans lesquels les représentants des collectivités départementales et régionales ont un pouvoir renforcé.

Dans ce contexte, la Fédération nationale de la Libre Pensée viscéralement attachée à la « Laïque », a appuyé le combat contre ces « réformes » rejetées massivement par les personnels. Ainsi elle a apprécié et soutenu le rôle joué par nombre de syndicats et fédérations de l’enseignement qui ont su prendre la pleine mesure de la nocivité des textes découlant de la loi Peillon, notamment la « réforme » des rythmes scolaires et celle du Collège, pièces d’un puzzle plus général de démantèlement des services publics républicains et du Code du travail national.

Ce comportement a permis la définition de revendications claires de retrait puis d’abrogation de ces contre réformes. Les syndicats et fédérations enseignantes confédérés ont largement contribué à établir cette clarté qui a empêché la réalisation de tout consensus syndical autour des projets Peillon. Le rejet, largement majoritaire chez les enseignants, et l’absence de consensus syndical en faveur de ces contre réformes ont débouché sur de puissantes mobilisations contre les rythmes scolaires et la réforme du collège. Ce sont 15 organisations représentant 80% des personnels qui ont défendu l’exigence de l’abandon de la réforme du collège.

La Fédération nationale de la Libre Pensée réaffirme son exigence de l’abrogation des lois et décrets Peillon, Hamon, Bel Kacem de Refondation de l’Ecole et de « réforme » des rythmes scolaires et des collèges.

POUR RESTER LAIQUE, l’ECOLE PUBLIQUE DOIT RESTER

SEPAREE DE L’ENSEIGNEMENT PRIVE !

AUCUNE UNIFICATION ENTRE L’ECOLE PUBLIQUE

ET LES ECOLES DE L’EGLISE CATHOLIQUE !

LA LOI DE 1905, C’EST AUSSI LA SEPARATION DE LA SPHERE PUBLIQUE

ET DE LA SPHERE PRIVEE. EN CONSEQUENCE, C’EST AUSSI LA SEPARATION

DE L’ENSEIGNEMENT PUBLIC ET DE L’ENSEIGNEMENT PRIVE !

Depuis le 1er janvier 2016, avec la nouvelle carte administrative, la France est découpée en 13 nouvelles régions. Quelles conséquences dans l’Education Nationale ?

  • Un Recteur de « Région académique » est nommé dans chaque région.

Ce Recteur de région académique a un pouvoir nouveau : c’est l’unique interlocuteur de la Région et du préfet de Région.

  • La décentralisation s’accentue par le transfert des missions de l’Etat aux grandes Régions qui deviennent autonomes et génératrices de droit local.
  • Les missions de l’Education Nationale seront éclatées en 13 politiques éducatives régionales différentes.
  • Dans l’Enseignement secondaire, la loi de Refondation de l’Ecole a modifié la composition des conseils d’administration pour y introduire deux représentants du patronat. Avec la loi de Refondation et le décret Hamon modifiant les obligations de service des enseignants, le gouvernement veut instaurer l’autonomie et favoriser l’entrée des acteurs sociaux et économiques de l’environnement proche.
  • Dans l’Enseignement primaire, le pouvoir local est renforcé puisque, par exemple, à la demande d’un maire, la semaine de 24h d’enseignement pourrait être modifiée. Comme la loi "travail", la Refondation de l'Ecole inverse la hiérarchie des normes et fait prévaloir le "droit" local, arme de dénationalisation, de désintégration des programmes, des examens, des diplômes nationaux et des statuts des personnels.

La privatisation en marche de l’Ecole publique en Grande-Bretagne préfigure-t-elle celle des écoles en France ?

Le gouvernement britannique veut transformer les écoles publiques en « free schools », lesquelles dépendent d’acteurs privés subventionnés par le gouvernement. Les écoles seraient gérées par des ONG, des fonds spéculatifs, des sociétés, des Eglises.

TRANSMETTRE DES CONNAISSANCES
POUR FORMER DES CITOYENS INSTRUITS ET LIBRES,
C’EST ET CELA DOIT RESTER LA MISSION PREMIERE DE L’ECOLE !

LE ROLE DE l’ECOLE PUBLIQUE, CE N’EST PAS LE CONDITIONNEMENT "MORAL" (MEME S’IL EST BAPTISE "CITOYEN"),

NI LA CAPORALISATION DE LA JEUNESSE.

« L’école, c’est le lieu où l’on apprend ce que l’on ignore pour pouvoir le moment venu se passer du maître. » Jacques Muglioni (qui fut inspecteur général de philosophie).

Pour la Libre Pensée, les groupes de pression économiques, idéologiques, religieux, les militaires, les gendarmes ou les jeunes embauchés dans le "service civique" n’ont rien à faire dans l’Ecole.

Le Congrès national de la Libre Pensée considère que la mise en place de la « réserve citoyenne », qui part du refus de donner les moyens à l’Enseignement public en trouvant des palliatifs, n’est qu’une privatisation rampante supplémentaire de la mission d’Instruction publique. Elle ouvre l’Ecole laïque à toutes les ingérences extérieures au service public.

Pour le gouvernement, et singulièrement pour la ministre actuelle de l’Education Nationale, l’Ecole doit être impliquée dans la lutte contre la pollution, le réchauffement climatique, la violence, la haine, le racisme, l’antisémitisme, le terrorisme, la faim dans le monde, le SIDA… C’est ainsi que la liberté pédagogique des enseignants est profondément remise en cause. C’est au nom de ces "missions citoyennes" que les enseignements fondamentaux et disciplinaires sont réduits à la portion congrue. Au nom de "l’éducation à la citoyenneté", les programmes nationaux, donc les diplômes nationaux, sont remis en cause.

Les Libres Penseurs répondent : Non !

La ministre de l’Education Nationale vient de décider que l’Education Nationale proposera 10 000 missions Service Civique à la rentrée 2016 et autant en 2017. L’Education Nationale en emploie déjà 5 000. Ceci, à la grande satisfaction de François Chérèque, Haut-Commissaire à l’engagement civique, et du Président de la République qui prévoie 350 000 "emplois" service civique en 2018, soit la moitié d‘une classe d’âge (pour un budget de 300 millions à 1 milliard d’euros).

 

Ni enseignant, ni personnel administratif, quelle sera la "mission" de ces jeunes, payés… 573 euros par mois ? (Notons qu’actuellement 10% des volontaires n’ont aucune qualification et ne reçoivent aucune formation). Lever du drapeau, chant de la Marseillaise, port d’un uniforme, patriotisme, service civique pour tous… C’est un refrain connu. A l’évidence, ces mesures sont inspirées des régimes corporatistes, autoritaires et des principes des "chantiers de jeunesse" institués sous le régime de Vichy.

 

A l’inverse, les jeunes veulent une vraie instruction, une véritable formation professionnelle, un vrai travail, un vrai salaire et la liberté. Ils refusent le conditionnement, le formatage, l’embrigadement. La Libre Pensée aussi !

Oui à la liberté de conscience et aux libertés individuelles !

Non à l’embrigadement !

 

LE CONCORDAT D’ALSACE-MOSELLE N’EST PAS AMENDABLE

 

C’EST TOUT LE CONCORDAT NAPOLEONIEN DE 1801 ET LES LOIS D’EXCEPTION DE BISMARCK QUI DOIVENT ETRE ABROGES !

PUREMENT ET SIMPLEMENT !

LA LOI DE SEPARATION DES EGLISES ET DE L’ETAT

DOIT S’APPLIQUER SUR TOUT LE TERRITOIRE DE LA REPUBLIQUE !

Est-il possible de supprimer les aspects antilaïques les plus voyants, comme le délit de blasphème, ou de rendre facultatifs les cours de religion pour que le concordat et les lois allemandes d’exception deviennent acceptables ? Un concordat « allégé », qui intègrerait la religion musulmane, voire le culte évangélique, pour démontrer que le "vivre ensemble religieux" est possible, ne règlerait rien sur le fond, mais serait lourd du danger d’extension à tout le pays. L’Etat a déjà imposé, par exemple, le fichage des opinions religieuses des élèves et des familles en terre concordataire au mépris de la loi républicaine. Le statut scolaire clérical d’exception forme avec le concordat un tout cohérent. On ne peut demander d’améliorations dans le cadre de ces lois.

Les laïques, les républicains ne peuvent renoncer à exiger l’abrogation de la loi Falloux, des lois allemandes et du concordat. La Libre Pensée estime que l’organisation d’une campagne nationale pour le respect de la démocratie républicaine, foulée aux pieds en Alsace-Moselle, est pleinement d’actualité.

Dans la continuité de la déclaration d’Alain Tien Long au congrès de Creil, le congrès de la Libre pensée de Bourg lès Valence exige l’abrogation du décret royal de Charles X de 1828 comme le propose le projet de loi du sénateur Karam pour mettre fin à la rémunération des prêtres catholiques par le Conseil Départemental.

La loi de 1905 doit s’appliquer dans tous les départements !

Ni amendable, ni négociable, le statut clérical d’exception doit être abrogé !

La Libre Pensée n’a pas le monopole du combat laïque. Ni un parti, ni un syndicat, elle n’entend se substituer ni aux uns ni aux autres, mais elle invite tous les laïques, les républicains à se regrouper et à agir.

Le mur de l’ingérence religieuse, des dogmes, de l’obscurantisme et de l’ignorance doit tomber.

La Science, l’Intelligence humaine, la Raison doivent triompher !

Le Congrès invite tous les Libres Penseurs à s’investir pour le renforcement de notre association.

 

Adopté avec 1 contre et 9 abstentions

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 15:33
Rassemblement laique du 3 déc. à 10h - SETE

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 11:19

18ème Rassemblement

Pacifiste d'Aniane

Compte-rendu du 18e Rassemblement Pacifiste d'Aniane
Compte-rendu du 18e Rassemblement Pacifiste d'Aniane

Grande réussite du 18ème rassemblement pacifiste d’Aniane le 20 Novembre  pour la réhabilitation collective des 639 Fusillés pour l'exemple 1914-1918.Alain Visseq rendu hommage à nos camarades Lucie Debat- Christian Déméautis- Jacques Boyer et Jean-Pierre Peyrou disparu(e)s cette année.  Alain a rappelé que l'an dernier en accord avec le maire d’Aniane nous avons maintenu notre rassemblement 2 jours après le massacre au Bataclan et au-lendemain de la mise en place de l'état d’urgence.150 participants avec M. Philippe Salasc maire d’Aniane- Maurice Moréno Président de l association républicaine des anciens combattants (ARAC) 34 - Anita Alègre LP-Tarn- Bernard Brizon- Alain Visseq Président  du Groupe V. Hugo des LP-Hlt- l L'institut d'Histoire Sociale (IHS) CGT-34.Parmi les participants : Mme Nicole Morère Conseillère Départementale- Mme Fabienne Servel adjointe d’Aniane- plusieurs élu(e)s d’Aniane- Mme Catherine Tarbouriech  Président de la section ARAC de Sète- M. Le Néouannic secrétaire des DDEN-34- Mme Lucie Téna du collectif laïque de St Pargoire.Notre camarade Guillaume secrétaire adjoint du G. V. Hugo est excusé, nous avons lu son texte concernant la campagne pour la réhabilitation des  639 Fusillés pour l'exemple de la guerre 1914-1918 au niveau départemental et au niveau national avec les différents colloques de cette année  et la résolution du Congrès National de Fédération nationale de la libre pensée.   France 3 a fait un reportage sur le Monument pacifiste d’Aniane diffusé le 11 novembre au journal télévisé régional du 19/20. Thierry Dubourg, journaliste au Midi-Libre a participé au rassemblement devant le Monument d'Aniane et interviewé l’Alain dans la salle des fêtes sur le mémorial à ériger sur la ligne de front; que nous avons depuis 3 ans collecté 1 500 € et que nous avons appelé à verser encore avec des promesses de soutien financier.                                                    

Vue de la salle partielle

Vue de la salle partielle

Compte-rendu du 18e Rassemblement Pacifiste d'Aniane
Extrait du Midi Libre  du Samedi 12 Novembre 2016

Extrait du Midi Libre du Samedi 12 Novembre 2016

Extrait du du Midi Libre de l'Edition de Montpellier et sa région du Mercredi 23 Novembre 2016

Extrait du du Midi Libre de l'Edition de Montpellier et sa région du Mercredi 23 Novembre 2016

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 11:01
78 PRESENTS A LA CONFERENCE : « ISLAM ET LAICITE » DES LIBRES PENSEURS BITERROIS SAMEDI 19 NOVEMBRE 2016

Le Groupe des Libres Penseurs du Biterrois avait programmé une conférence sur le thème de « Islam et Laïcité » pour la raison suivante, comme l’a repris le journal « Midi Libre » :
« C’est une réponse que nous voulons apporter à la campagne incessante et odieuse visant la communauté maghrébine de notre ville.C’est, bien évidemment la laïcité qui est mise en cause, dans cette affaire. La laïcité qui fait partie du corpus constitutionnel permettant de vivre ensemble dans le respect des uns et des autres. »
Bien évidemment, cette programmation avait engendré bien des commentaires et même des menaces… Cela n’était pas pour nous étonner, nous avons donc tenu cette réunion. 
Nous avons constaté la présence, et nous les remercions, de libres penseurs du groupe de la Libre Pensée des Universités et des Citoyens de Montpellier et celui de Sète, ainsi que des militants de diverses associations laïques et maghrébines de Béziers, de DDEN de l’Education Nationale, de Partis politiques et de syndicalistes, enfin un message du sénateur honoraire, Gérard Delfau, Directeur de la collection Débats laïques a été également reçu.
En résumé plus de soixante-dix biterrois sont venus conforter notre démarche.
 L’orateur, Georges-André Morin de la Commission Administrative Nationale de la Libre Pensée, s’est attaché par une conférence dense et passionnante à démontrer que l’Islam était, en partie, une reprise d’une hérésie du christianisme : l’arianisme, du nom du prêtre Arius qui en 312 de l’ère moderne propose une thèse qui met en cause le dogme de la Sainte Trinité, ce qui entraîne que Jésus n’est pas un Dieu mais une créature naturelle et mortelle. Pour Arius, il n’y a qu’un seul Dieu. Ces affirmations se retrouvent dans la religion musulmane.
Le conférencier a ajouté qu’il n’avait trouvé aucun fondement dans les textes du Coran, pour affirmer que l’Islam n’était pas compatible avec la laïcité et la République. L’Islam n’est pas par nature moins compatible avec la laïcité que les autres religions.
L’actualité a été également saisie avec les décisions du Conseil d’Etat concernant l’installation de crèches chrétiennes dans les bâtiments publics et singulièrement à Béziers dans la Maison Commune. 
« Le Conseil d’Etat précise » que « dans les bâtiments publics, siège d’une collectivité publique ou d’un service public, une crèche de Noël ne peut pas être installée, sauf si des circonstances particulières montrent que cette installation présente un caractère culturel, artistique ou festif (…), mais non si elle exprime la reconnaissance d’un culte ou marque une préférence religieuse. »  
A l’issue d’un large débat avec 15 intervenants, la Libre Pensée a annoncée qu’elle porterait plainte si M. Ménard persistait dans sa volonté d’installer à nouveau une crèche chrétienne dans la maison commune de tous les Biterrois pour imposer le communautarisme
.

 

78 PRESENTS A LA CONFERENCE : « ISLAM ET LAICITE » DES LIBRES PENSEURS BITERROIS SAMEDI 19 NOVEMBRE 2016

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 22:16

La traduction française du Compte-rendu du Vème Congrès de l'AILP (Association Internationale de Libre Pensée) qui s'est déroulé à Montevideo (Uruguay du 18 au 20 septembre 2015 est disponible et consultable dans son intégralité sur le site calameo de la Fédération nationale.

En prenant le temps de le lire, vous verrez l’extraordinaire convergence des sujets de préoccupations des libres penseurs à travers les 5 continents et aussi le sens de leurs actions communes.

Nous vous invitons à faire circuler largement ce document.

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 10:53

Appel international

à M. Muhammad Shahbaz Sharif, Ministre en chef du Pendjab, Pakistan.

Copie à M. l’ambassadeur de la République islamique du Pakistan en France

Il faut sauver le Bradlaugh Hall !

L’Association Internationale de la Libre Pensée (AILP) et la Fédération nationale de la Libre Pensée (France) ont été alertées par la Charles Bradlaugh Society de Grande-Bretagne sur l’état inquiétant de délabrement du bâtiment historique qui porte le nom de ce grand avocat du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes à Lahore, Pakistan.

Charles Bradlaugh, né le 26 septembre 1833 à Londres et mort le 30 janvier 1891, fut un député radical à la Chambre des Communes pour la circonscription de Northampton, de 1880 à sa mort. Son souvenir est encore bien présent dans cette ville aux traditions rebelles, notamment par sa statue sur Abington square.

C’est Charles Bradlaugh qui fonda en 1866 la National Secular Society, la société nationale de Libre Pensée en Grande-Bretagne.Il fut la pierre angulaire de la fondation à Bruxelles, en 1880, du Premier congrès d’une Association Internationale de Libre Pensée au côté d’hommes comme Karl Liebknecht, César de Paepe, dirigeant du Parti Ouvrier belge, et Ferdinand Buisson, père fondateur de la loi de 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat en France.

Francophone et francophile, Charles Bradlaugh, partisan de la plus absolue liberté de conscience, reçu Franc-maçon, rejoignit les rangs du Grand Orient de France dans une Loge parisienne Union & Persévérance.

Il n’est pas inutile de rappeler ici la profondeur des liens du député libéral de Northampton, farouche partisan du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et de l’autonomie de l’Inde, avec le sous-continent indien. Le Bradlaugh Hall, bâtiment qui porte son nom en héritage, érigé en 1900 à Lahore par les militants du Parti du Congrès, et qui fut le cœur de la vie politique du Pendjab, par delà castes, religions et opinions, est aujourd’hui en grand danger.

L’AILP et la FNLP ont donc décidé de porter à la connaissance de toutes et de tous l’appel lancé par la Charles Bradlaugh Society :

«Le Bradlaugh Hall est une part importante de l’héritage du Pendjab. Après bien des années d’abandon, nous mesurons que ce haut lieu de l’activité politique et culturelle est dans un état de délabrement tel qu’une action urgente s’impose désormais pour sauver ce bâtiment historique.

Nous avons eu connaissance que ces dernières années, de nombreux citoyens de Lahore en ont appelé à la restauration et à la protection du bâtiment, hélas sans succès pour le moment. Nous sommes fiers de cette relation historique avec le sous-continent et particulièrement avec la grande cite de Lahore. La Charles Bradlaugh Society a été fondée à Northampton en 2002 pour commémorer ses engagements et ses relations avec les citoyens de Lahore à travers l’existence du bâtiment.

Nous vous demandons respectueusement d’engager l’action la plus prompte pour aider à sauver de la ruine le Bradlaugh Hall avant qu’il ne soit trop tard.»

La Fédération nationale de la Libre Pensée en appelle à l’opinion laïque et républicaine, à toutes les associations et institutions se réclamant de la laïcité, pour contresigner et faire connaitre cet appel urgent.

Pour sa part, elle demandera à être reçue par M. l’ambassadeur de la République islamique du Pakistan en France, 18, rue Lord Byron 75008 Paris.

ATTENTION, pour les non-résidents en Grande-Bretagne il convient d'entrer le code suivant NN1 4SN dans la fenêtre obligatoire Code postal (PostCode)

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 18:21
A tous les Sétois et Sétoises
A tous les Sétois et Sétoises

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 19:03
Compte-rendu de l' AG du G. V. Hugo des LP-Hlt le 8 octobre à Campagnan

17h : 63 LP présent(e)s

                    progression : 130 cartes LP 2016

                    succès de la Journée internationale de l'AILP

                    participation au 60ème anniversaire du Planning Familial-défense de l'IVG

              CR de mandat et résolutions du Congrès de Bourg-les-Valence

                                      - Laique

                                      - générale

                                      - antimilitariste : Gentioux le 11 Nov.

                                      - Jeunes                                     

 votes unanimes sur : - la CAD élargie à 15

                                         - l' élection du bureau départemental du G. V. Hugo des LP-Hlt

     cotisation LP 2017 : augmentation + 0,50 E pour l' IRELP et + 0,50 E pour les activités LP soit : 70 E avec l'abonnement à La Raison ou 59E sans l'abt

    A. Visseq demande à etre mandaté pour le Rassblement Pacifiste d' Aniane du 20 Nov. : unanimité de l'AG

    information sur le recours au TA cf St Pargoire et appel à la solidarité

    19h15 : apéritif fraternel

Compte-rendu de l' AG du G. V. Hugo des LP-Hlt le 8 octobre à Campagnan
Compte-rendu de l' AG du G. V. Hugo des LP-Hlt le 8 octobre à Campagnan
Compte-rendu de l' AG du G. V. Hugo des LP-Hlt le 8 octobre à Campagnan

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 07:32
Compte-Rendu de la Journée internationale de la LP ( AILP ) le 21/09 Pézenas

Pour la 4ème année le G. V. Hugo des LP-Hlt a organisé la Journée internationale de la LP décidée au Congrès de l'AILP à Montévidéo .

Après les rassemblements devant la Marianne de Marseillan en 2013, au pied de la stèle Casimir Péret de Béziers en 2014 et l'an dernier à Sète, la conférence de P. Yves Ruff sur " Ferdinand Buisson " s'est tenue dans le cadre de la Journée internationale de la LP ( AILP ) à Pézenas.

Belle réussite avec plus de 40 participants, Laiques et Libres Penseurs le 21 septembre dans la salle Bonafous de Pézenas . Pierre-Yves Ruff Libre Penseur et directeur des éditions Théolib a mis en lumière le role déterminant de Ferdinand Buisson comme organisateur de l'Ecole Publique Laique durant 20 années - Ecole de la République, laique, gratuite, une école de l'instruction publique formant des Citoyens-nes .

Le débat qui a suivi fut de qualité et après la séance de dédicace d'ouvrages par le conférencier, les nombreux participant(e)s se retrouvèrent autour du verre fraternel.

 

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 07:27

La Fédération nationale de la Libre Pensée n’a pas voulu s’exprimer dans la précipitation sur la fameuse affaire du Burkini sur les plages pour laisser le délire médiatico-politique aller jusqu’à son terme. Il faut parfois laisser du temps au temps. En matière d’inepties juridiques, de bêtise politique, de billevesées et de borborygmes en tout genre, l’été étant propice aux festivals, cela a été une véritable fête. On a même du mal à partager celui qui a tiré le Mickey du ridicule en cette occasion.

 

A la manière de Victor Hugo

 

Décernons toutefois une mention particulière à Eric Ciotti qui ne sait plus quoi faire pour se distinguer et marcher sur les terres du Front National. Selon la presse : « Seul Manuel Valls trouve grâce à ses yeux, pour le fait d'avoir salué la décision des maires ayant interdit le port du "burkini". Mais contrairement au Premier ministre, Éric Ciotti souhaite maintenant légiférer sur le sujet et ne pas s'en tenir là. "Aujourd'hui, voir sur une plage en plein soleil une femme prisonnière d'un tissu, ce n'est pas pour moi le signe de la liberté", juge-t-il. "La France est menacée par le communautarisme, par l'islamisme radical. Le burkini, c'est le drapeau du radicalisme. La République est testée", conclut-il.

Victor Hugo aurait pu dire, s’il l’avait connu : « Ciotti, diminutif de chiottard. Quand il parle, cela sent toujours mauvais pour la démocratie. » Si le Burkini est le drapeau du radicalisme, le string serait-il celui du socialisme ?

La Libre Pensée est aux côtés de la Ligue des Droits

de l’Homme pour la défense des libertés

 

Dès le début de cette sinistre farce, la Libre Pensée a été entièrement d‘accord avec les responsables de la LDH qui ont agi avec détermination et efficacité contre les arrêtés municipaux prohibant le droit de se vêtir comme on veut sur les plages. Fallait-il interdire le Burkini et rendre obligatoire le string et les seins nus sur les plages ? Voici où on en est arrivé dans la médiocrité du débat politique.

Un après l’autre, les arrêtés municipaux liberticides rejoindront la grande poubelle des incongruités juridiques. Il est piquant d’ailleurs de constater qu’à cette occasion, au mépris des principes les plus élémentaires de l’Etat de droit, les « Tenants de l’Ordre républicain » appellent à ne pas respecter la décision du juge des référés du Conseil d’Etat du 26 août 2016 ayant annulé celle du juge des référés du Tribunal administratif de Nice et ainsi suspendu l’arrêté du Maire de Villeneuve-Loubet interdisant le port de cette tenue.

A « gauche », la palme revient sans nul doute à Manuel Valls qui s’est, une fois de plus, montré comme un parfait totalitaire, doublé, comme Nicolas Sarkozy, d’un parfait clérical jésuite. Ils sont « laïques » quand il s‘agit de l’Islam. Ils s’abreuvent d’eau bénite quand il s’agit de l’Eglise catholique : l’un va s’agenouiller au Vatican pour la canonisation de deux papes et l’autre toujours en train de faire des signes de croix chrétienne compulsifs au Latran ou ailleurs. Ce sont des cléricaux.

Ils sont aussi totalitaires au fond d’eux-mêmes. Ils entendent régenter les corps et les consciences à leur profit et dicter leurs conduites aux citoyennes et citoyens. C’est sous le Concordat bonapartiste de 1801 qu’on a interdit aux femmes de porter le pantalon, c’est dans la Grèce des colonels qu’on a interdit la mini-jupe et les cheveux longs. Quand un gouvernement vous interdit de vous vêtir comme bon vous semble dans les rues ou sur les plages, la dictature n’est jamais bien loin.

 

Un régime en crise et aux abois

 

Il faut à tout prix tenter de cacher la profonde exaspération sociale qui s’est exprimée depuis des mois et qui a vu des millions de salariés manifester et se mettre en grève avec leurs syndicats unis jusqu’au bout. Le spectacle autour du Burkini ne vise qu’à brouiller les cartes pour tenter de cacher la formidable résistance à la tentative de mise en place d’un nouvel ordre corporatiste. Ordre qui a été mis en échec par la classe ouvrière unie avec ses organisations syndicales. On le verra encore prochainement.

 

Pendant ce temps-là, à l’université d’été du MEDEF, on disserte sur les moyens de soumettre les salariés aux CDD à vie. La « gauche » et la « droite » se retrouvent ensemble pour accéder aux désirs du patronat, de l’Union européenne et du FMI pour tenter d’exploiter encore plus les travailleurs et accroitre leurs profits.

La mise en scène de l’affaire du Burkini est, à la fois, une tentative d’enfumage médiatique et aussi la volonté d’opposer entre eux les citoyens sur des affaires religieuses, pour mieux escamoter les véritables problèmes sociaux. L’Histoire a toujours montré que rien ne valait une guerre des religions pour faire passer les plans et besoins des puissants et des gouvernants.

Dans cette course à l’échalote dans la xénophobie et la satisfaction des besoins du patronat, la représentation politique est en train d’exploser et cela ira de mal en pis, car la Résistance s’exprime à chaque pas. Toutes les tentatives de cléricaliser l’Islam par la mise en place d’une structure bonapartiste est vouée à l’échec, toutes tentatives de céder aux désirs de l’Eglise catholique de revenir sur le devant de la sphère publique et aux affaires se heurtera à la volonté du mouvement laïque de défendre la Séparation des Eglises et de l’Etat.

La force de la démocratie, héritière de 1789, la force du mouvement laïque, héritier de 1905 et du Serment de Vincennes, la force du mouvement social, héritier de 1871, 1917, 1936, 1945, ne se laisseront pas renverser comme cela. La Libre Pensée prendra toute sa place, rien que sa place dans ce mouvement de résistance.

 

Pour en savoir plus :

Commandez l’ouvrage « Islam et Laïcité »

Editions de la Libre Pensée – 294 pages

Prix : 15 € + 4 € de Frais de port = 19 €

à : Libre Pensée 10/12 rue des Fossés-saint-Jacques 75005 Paris

Chèque à l’ordre de : Libre Pensée

Affaire du Burkini :  Manipulations politico-médiatiques  pour un projet totalitaire
Affaire du Burkini :  Manipulations politico-médiatiques  pour un projet totalitaire
Affaire du Burkini :  Manipulations politico-médiatiques  pour un projet totalitaire

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 19:37
Un cas d’abus sexuel rejeté, malgré le fait que le cardinal ait admis des « erreurs »

L’un des plus importants cardinaux de France, l’archevêque de Lyon Philippe Barbarin, s’est vu signifié par le Procureur de la République qu’il ne serait pas poursuivi suite aux allégations de manquement à ses devoirs en ne rapportant pas auprès de la justice, comme l’exige la loi française, des cas d’abus sexuels commis par un prêtre qui était sous son contrôle.

Bernard Preynat, un prêtre de son diocèse, avait été accusé en janvier dernier, après avoir admis des agressions sexuelles sur quatre boy scouts entre 1986 et 1991 — crimes pour lesquels ses avocats ont déclaré qu’il ne pouvait plus être reconnu coupable. Et il y a sans doute eu beaucoup plus de victimes. Associated Press a rapporté que "les délais étaient dépassés et qu’il y avait prescription pour certaines de ces allégations" à l’encontre du cardinal et que les preuves pour les autres accusations n’étaient pas « suffisantes ».

En mai, alors que l’enquête du Procureur sur les actes du cardinal Barbarin était à son apogée, le Pape avait déclaré publiquement qu’il serait « insensé et imprudent » de chercher la démission de l’archevêque à cette étape, alors même que le Cardinal Barbarin avait admis le mois précédent des "erreurs dans la nomination de certains prêtres", tout en démentant avec force les avoir couvertes.

Peu de temps après les déclarations du Pape, le jour même d’une importante audience à la Cour sur cette affaire, le Pape accorda une audience à Barbarin. La Parole Libérée, un groupe français représentant les victimes, déclarait que les procédures légales « allaient désormais être éclipsées par cette rencontre ». Le groupe avait cherché auparavant à rencontrer le Pape mais avait essuyé un refus. "Nous aurions aimé être reçus plutôt que le cardinal, nous notons qu’une fois encore ce sont les victimes qui sont écartées."

Keith Porteous Wood, directeur exécutif de la National Secular Society du Royaume-Uni et porte-parole de l’Association Internationale de la Libre Pensée en charge de la campagne contre les crimes sexuels commis par des prêtres, a déclaré : « Dans la mesure où Barbarin a admis des erreurs dans la gestion des cas de prêtres ayant commis des abus, il a eu beaucoup de chance d’échapper aux poursuites alors qu’il a manqué à son devoir de rapporter ces cas de suspicion d’abus sexuels sur des enfants devant la justice. Nous espérons seulement que le procureur a traité ce cas de la même façon qu’il l’aurait fait pour quelqu’un qui n’aurait pas été un haut responsable de l’Eglise et qui n’aurait pas reçu le soutien du Pape. »

Keith Porteous Wood, 4 août 2016

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 21:12

C’est avec stupeur et effroi que la Libre Pensée a pris connaissance de l’assassinat d’un prêtre catholique et des blessures graves occasionnées à l’occasion d’une prise d’otages dans une église de Saint-Etienne du Rouvray, près de Rouen. La Libre Pensée ne peut que condamner ces actes odieux et faire part de sa solidarité humaine avec les victimes.

La Fédération nationale de la Libre Pensée condamne de la manière la plus ferme tous les attentats, assassinats, actes de guerre et de barbarie qui se nourrissent mutuellement pour tenter d’arriver à des guerres civiles alimentées sous des prétextes religieux. De tous côtés, on se prépare à la guerre des civilisations de triste mémoire.

La Libre Pensée appelle les responsables politiques au plus grand calme afin de ne pas en rajouter dans cette situation dramatique. Il semble de plus en plus évident que la perpétuation de l’état d’urgence, la militarisation croissante de la société et les opérations extérieures ne règlent en rien le problème des actes de barbarie.

Seul le respect des principes républicains, laïques et démocratiques peut contribuer à trouver les solutions nécessaires pour que ce pays, comme tous les pays, ne sombre pas dans une nouvelle guerre de religions qui cacherait mal d’autres intérêts inavouables.

Paris, le 26 juillet 2016

 

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 20:30

Loi El Khomri :

 

Liberticides et Laïcides

 

unis contre la démocratie et la laïcité !

 

Usant et abusant de l’article 49-3 de la Constitution gaulliste, bonapartiste et antidémocratique, le gouvernement Hollande/Valls/Berger/Gattaz a fait passer en force la loi El Khomri. L’autoritarisme n’a cessé d’être utilisé par les initiateurs de la loi abusivement appelée « Travail », alors qu’elle aurait dû s’appeler franchement « Loi du Capital ».

Méprisant les millions de salariés unis avec leurs syndicats CGT-FO, CGT, FSU, SOLIDAIRES et les organisations de jeunesse UNEF, FIDL, UNL, ce gouvernement a refusé toute discussion, y compris dans sa propre majorité parlementaire. Jamais un gouvernement n’aura paru aussi isolé, minoritaire et rejeté.

Mais le gouvernement n’a jamais réussi, malgré toutes ses manœuvres et celles de ses agents stipendiés, à casser la mobilisation unie syndicale et sociale. Rien n’est réglé, tout va se reposer avec encore plus de force. Le corporatisme a été mis en échec par le mouvement syndical.

Profitant de l’autoritarisme du gouvernement, des liberticides ont fait introduire dans la loi un nouvel article qui stipule ceci : « Après l’article L. 1321-2 du Code du travail, il est inséré un article L. 1321-2-1 ainsi rédigé : « Art. L. 1321-2-1. – Le règlement intérieur peut contenir des dispositions inscrivant le principe de neutralité et restreignant la manifestation des convictions des salariés si ces restrictions sont justifiées par l’exercice d’autres libertés et droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise et si elles sont proportionnées au but recherché. »

Pour la première fois depuis le Régime de Vichy dans notre pays, si cet article devait s’appliquer, les salariés du privé ne pourraient plus exprimer leurs convictions syndicales, politiques, religieuses ou philosophiques sur leur lieu de travail. C’est une atteinte sans précédent à la liberté de conscience, d’opinion et d’expression. C’est une violation flagrante de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 qui indique expressément que « Nul ne saurait être inquiété pour ses opinions…. »

En vertu de la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat, la laïcité « neutralité » ne peut s’appliquer que dans la sphère publique de l’administration et des services publics. Jusqu’à présent, les salariés du privé avaient leurs droits de citoyens totalement maintenus dans les entreprises privées.

Avec la loi El Khomri, les travailleurs ne seront plus des citoyens quand ils rentreront dans les entreprises privées. Ils seront dépouillés de leur droit le plus sacré : la liberté de conscience et le droit d’en user. Désormais, les liberticides et les laïcides veulent que les salariés, comme au temps de l’esclavage, appartiennent « corps et âmes » à leurs patrons. Ils seront devenus des « bien-meubles » comme dans le Code noir.

 

La mobilisation va faire échouer cette forfaiture antilaïque

 

Le scandale est tellement énorme que l’Observatoire de la Laïcité et la Commission nationale consultative des Droits de l’Homme ont, de manière totalement inédite, publié un communiqué commun exigeant le retrait de cet article de loi, s’inscrivant dans la même analyse que le communiqué de la Libre Pensée du 24 juin 2016. Nous nous y retrouvons donc pleinement. Il est à peu près certain aujourd’hui que le Conseil constitutionnel va censurer cet article comme totalement contraire aux principes de laïcité et de liberté d’expression, à l’occasion de sa saisine par les parlementaires, ou à l’occasion inévitable et prochaine d’une Question prioritaire de constitutionnalité (QPC) qui ne manquera pas d’être déposée si cet article s’applique, ou d’une intervention de la Cour européenne de Justice qui vient d’émettre un arrêt totalement contraire à ces dispositions de la loi El Khomri. Les jours de cet article liberticide sont déjà comptés !
 

La loi El Khomri est une loi mort-née qui va se briser sur les récifs de la mobilisation des salariés qui va continuer et augmenter inévitablement à la rentrée et aussi sur les brisants du Bloc de constitutionnalité. Le corporatisme a été mis en échec une première fois par la mobilisation syndicale unie, il sera mis à mal encore plus par tout ce qui va s’ensuivre désormais.

 

La « sainte-Trinité » contre la démocratie

et au service du patronat

 

C’est dans ce contexte stupéfiant à bien des égards que vient d’être publiée une « opinion » quelque peu extravagante de trois personnes qui ne représentent qu’elles-mêmes. On lit sous leurs plumes conjointes : «  Les responsables de l'Observatoire (de la laïcité) en sont-ils restés à une conception archaïque de l'entreprise qui ne serait qu'une juxtaposition d'individus dont il faudrait protéger les libertés individuelles, sans voir qu'elle est souvent devenue une communauté de destin où l'on peut élaborer des projets communs, construire du " commun" ? » C’est proprement ahurissant de débilité juridique, historique et politique.

 

Ainsi donc, l’entreprise privée devient l’équivalent de la Nation et pourquoi pas de la République pendant que l’on y est ? Cette formule de « communauté de destin » est celle, en effet, d’Ernest Renan définissant ce qu’est la Nation. Il est clair que les auteurs de cette invention farfelue sont largement inspirés par la Doctrine sociale de l’Eglise catholique qui parle de l’entreprise comme un « bien commun » entre les patrons et les travailleurs. C’est ce principe qui a été mis en œuvre dans les Régimes de Mussolini, Hitler, Franco, Salazar, Pétain et de tant d ‘autres dictateurs. Quels parrains !

 

On comprend alors pourquoi les « auteurs » écrivent les « laïcs » et non « laïques ». Les premiers sont des gens d’Eglise non-clercs, les seconds sont les militants de la laïcité. Voici de non-clercs qui ne sont pas très clairs ou trop, alors, quant à leurs véritables intentions. Il s’agit bien, par la loi El Khomri, d’enfermer les salariés dans leur entreprise « petite nation » pour les atomiser et les opposer aux autres salariés des autres entreprises « petites nations » elles-aussi et concurrentes. C’est pourquoi pour les tenants du Capital et de l’exploitation, il faut casser le Code du Travail et les Conventions collectives qui unifient les droits des salariés. Pauvres objectifs pour de bien tristes sires.

 

Mais la messe n’est pas encore dite !

Et ils boiront le calice d’amertume jusqu’à la lie !

 

Ce gouvernement devrait méditer ce qui est arrivé aux laudateurs du plan Juppé en 1995 contre la Sécurité sociale, quelques mois après qu’ils se furent vantés d’« avoir été droits dans leurs bottes », les électeurs les chassaient du pouvoir. .

 

Vive la Résistance sociale et syndicale !

Abrogation de la loi El Khomri !

 

 

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 20:10
il y avait plus de 100 Participants sous la banderole du Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs de L’Hérault

il y avait plus de 100 Participants sous la banderole du Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs de L’Hérault

La Fédération nationale de la Libre Pensée condamne le sauvage acte terroriste de Nice qui fait plus de 80 victimes et de nombreux blessés. Elle dénonce cette barbarie sans précèdent comme un acte odieux et assure les victimes de sa pleine et entière solidarité dans des circonstances dramatiques.

La Fédération nationale de la Libre Pensée a signé la déclaration publique d’une centaine d’associations qui s’oppose à la prolongation ad vitam de l’état d’urgence liberticide et antidémocratique.

 

Voici cet appel :

 

ET SIX MOIS DE PLUS !

Communiqué du collectif « 

NOUS NE CÉDERONS PAS ! »

 

Une nouvelle fois, la France vient d’être confrontée à l’horreur des attentats. Face au nombre de victimes, aux circonstances et au mode opératoire choisis, nous ne pouvons que ressentir colère et douleur.

 

La réponse gouvernementale, formulée au soir même de cet acte odieux, consiste à proroger une quatrième fois l’état d’urgence pour une durée d’au moins six mois. Après s’être livrés à une lamentable surenchère sécuritaire et démagogique, les parlementaires ont avalisé à une très large majorité cette prorogation d’un état d’urgence sans fin, aggravé par des dispositions qui accroissent encore les possibilités d’arbitraire ou qui valident des mesures sans rapport avec l’objet du texte.

Ainsi, les perquisitions administratives vont reprendre et même les enfants deviennent des suspects potentiels puisqu’ils pourront être retenus pendant quatre heures au cours d’une perquisition ! Ces dispositions viendront s’ajouter à celles prévues par la toute récente loi sur la réforme de la procédure pénale, mais aussi par toutes les lois sécuritaires votées depuis une vingtaine d’années.

Alors que le dernier rapport parlementaire sur l’état d’urgence a montré la portée limitée d’un régime qui se voulait d’exception, la France va donc s’installer de façon durable dans une situation qui marginalise chaque jour davantage le rôle du juge judiciaire, garant des libertés individuelles, au profit du seul pouvoir exécutif. Nous savons, aujourd’hui, que l’état d’urgence a été utilisé pour autre chose que la lutte contre les actes de terrorisme, notamment pour empêcher des manifestations et assigner à résidence des militants politiques sans que tout cela ait le moindre rapport avec la lutte contre les actes de terrorisme.

Plus que jamais, il convient de rappeler qu’il n’y a pas à choisir entre sécurité et liberté, sauf à entrer dans un marché de dupes qui, à terme, ne garantit ni l’une ni l’autre.

Depuis le mois de novembre 2015, nous refusons de céder à la peur parce que celle-ci génère amalgames, discriminations et fractures au sein même d’une société légitimement inquiète et traumatisée. Pour lutter efficacement contre le terrorisme, il convient d’abord de s’interroger sur ce qui, en amont, n’a pas marché. Le pays n’a pas besoin de nouvelles dispositions législatives ou d’une pérennisation de l’état d’urgence. Il doit au contraire se retrouver autour d’une mobilisation citoyenne qui renforce la solidarité, les libertés et les valeurs portées par la démocratie.

 

* * *

La Fédération nationale de la Libre Pensée partage aussi pleinement le communiqué de la Ligue des Droits de l’homme du 21 juillet 2016. Celui-ci indique :

 

 

UNE PROCÉDURE D’EXCEPTION POUR UNE LOI D’EXCEPTION

Communiqué LDH

 

Les assauts de démagogie qui ont présidé aux débats sur la prolongation de l’état d’urgence ne peuvent dissimuler que les mesures décidées par le Parlement à l’initiative du gouvernement restreignent nos libertés, sans pour autant être un gage d’efficacité dans la lutte contre les actes de terrorisme.

 

La loi prorogeant pour une quatrième fois l’état d’urgence, qui va être adoptée cet après-midi, n’est pas seulement inutile, elle est dangereuse. Elle est dangereuse parce qu’elle pérennise une situation d’exception, parce qu’elle laisse à la discrétion du gouvernement le droit de manifester et accroît les pouvoirs de la police au point de justifier de retenir un enfant pendant quatre heures et de saisir les données personnelles sans réel contrôle puisqu’une nouvelle fois, le juge judiciaire est écarté.

 

Mais cette loi est aussi une atteinte directe au processus démocratique. En y intégrant des modifications pérennes du Code pénal, les parlementaires et le gouvernement ont institué une nouvelle manière de légiférer, dans la précipitation et au mépris de toute règle démocratique. Bien entendu, comme on peut s’y attendre, cette négation des principes du débat parlementaire ne sera pas soumise à l’appréciation du Conseil constitutionnel.

 

La LDH condamne absolument une loi d’exception adoptée par une procédure d’exception.

Contre la barbarie  et pour la levée de l’état d’urgence !

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 21:16
Pourquoi la réhabilitation collective des 639 Fusillés pour l’exemple de la Première Guerre mondiale de 1914-1918?

Le Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs de L’Hérault milite depuis presque 20 ans en faveur de la réhabilitation collective des 639 Fusillés pour l’exemple de la Première Guerre mondiale de 1914-1918. Cette année, c’est le 19 ème rassemblement à Aniane pour la réhabilitation collective des 639 Fusillés.

Le terme « fusillés » s’applique à trois situations bien différentes que le Secrétariat d’Etat aux anciens combattants a eu le mérite de distinguer en établissant une catégorie « fusillés pour désobéissance militaire », autrement dit la catégorie « Fusillés pour l’exemple » dont la Libre Pensée demande la réhabilitation collective. Le Musée de l’Armée quant à lui maintient la confusion avec les deux autres situations (espionnage et droits communs) : confusion indispensable à la réaction politique militariste, vent debout contre la mesure de justice réparatrice des « Fusillés pour l’exemple » que nous demandons.

Ce sont des soldats français qui sont tombés sous les balles françaises, morts PAR la France.

La réhabilitation collective est la seule voie possible, près d’un siècle après ces tragiques événements. Il n’y a plus de témoins, plus d’accusés, 20% des dossiers ont été détruits. On ne peut donc ré-instruire les dossiers : C’est l’évidence même. La justice passe aujourd’hui par une déclaration solennelle des plus hautes autorités de la République pour rétablir ces hommes et leurs familles dans leur honneur et leur droit. La mobilisation de la conscience collective qui exige que Justice soit enfin rendue à ces victimes de la guerre a fait que : 29 Conseils généraux, 3 Conseils régionaux, et d’ores et déjà près de 2 000 conseils municipaux de la République ont exigé cette réhabilitation collective. Nous avons écrit en Février dernier à la nouvelle présidente de la région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée (Languedoc Roussillon Midi Pyrénées), en lui rappelant la nécessité de la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l’exemple de la Première Guerre Mondiale. Madame Delga a fait un courrier pour appuyer notre demande à Monsieur Francois Hollande .Le Conseil Général de l’Hérault a pris position à l’unanimité en décembre 2011, ainsi que 52 communes de notre département ; les communes de Villeneuve les Maguelonne, Teyran, Capestang, Brissac Gignac, Montpeyroux, Aniane, Pérols … .

Ces 52 conseils municipaux réclament haut et fort à la présidence de la république la réhabilitation collective des 639 Fusillés pour l’exemple de la Première Guerre mondiale de 1914-1918 !

En 2009 Monsieur François Hollande, président du Conseil Général de la Corrèze avait déjà pris une délibération en ce sens.

Parce que le peuple souverain, c’est la République en marche, parce que nous sommes aussi la République, au nom de l’Humanité nous proclamerons que les 639 Fusillés pour l’exemple (dont les 19 de la Somme) seront réhabilités collectivement, qu’ils n’ont ni fauté ni trahi. Ils étaient des hommes au Front sous les bombes, les obus et la mitraille. Ils étaient dans la boue, le sang et l’horreur des tranchées. Ils ont dit NON à la mort inutile. Ils ont dit NON à des ordres imbéciles, aboyés par une hiérarchie militaire qui se souciait comme d’une guigne de la vie humaine. La Fédération nationale de la Libre Pensée appelle tous ceux qui se reconnaissent dans cette démarche de justice à souscrire massivement pour l’érection d’un monument sur la ligne de Front en hommage aux 639 Fusillés pour l’exemple.

Concernant l’érection du monument aux Fusillés pour l’exemple, le Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs de L’Hérault a collecté la somme  près de 1600 euros.

Souscription

Je verse : ………………………€ pour l’érection du monument aux Fusillés pour l’exemple.

Nom : …………………………………………… Prénom :………………………………………..

Association : ………………………………………………………………………………………….

Qualités : ……………………………………………………………………………………………..

Adresse : ……………………………………………………………………………………………..

Chèque à l’ordre de : « A.E.M.H.F.E. » Association pour l’érection d’un monument en hommage aux Fusillés pour l’exemple

A envoyer à : Nicole Aurigny - AEMF - 49 rue Quentin Barré 02100 Saint-Quentin

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 18:57

Monsieur le Secrétaire d’Etat,

 

L’interdiction de la Chanson de Craonne, que vous avez décidée lors des cérémonies commémoratives de la bataille de la Somme le 1er juillet 2016, a scandalisé non seulement les libres penseurs pacifistes et internationalistes que nous sommes, mais, bien au-delà, elle a interrogé de très nombreux citoyens qui considèrent que ce chant appartient au patrimoine le plus populaire de notre pays et le plus digne de respect, parce qu’il est pour ainsi dire consubstantiel à la guerre de 1914-1918.

 

Faut-il rappeler que cette chanson a été en pleine guerre l’objet d’investigations policières, pour en découvrir alors le parolier et le châtier de façon à lui interdire la récidive, c’est-à-dire en vue de le traduire en Conseil de guerre et d’ obtenir si possible qu’il soit passé par les armes comme « Fusillé pour l’exemple ? »

 

Sommes-nous revenus au temps de la Guerre d’Algérie ?

 

Vous avez eu des prédécesseurs de triste renommée dans la censure sur le même sujet en pleine guerre d‘Algérie. Quand Stanley Kubrick réalisa son extraordinaire film Les Sentiers de la Gloire, il fut interdit en France pendant des décennies. Y aurait-il un lien inavouable entre l’amnistie des « généraux félons de l’OAS » et l’interdiction de la Chanson de Craonne ? Celui du refus que soit honoré le droit de dire NON à la boucherie ? Celui du refus de la réhabilitation collective des 639 Fusillés pour l’exemple de la Première Guerre mondiale ? Celui du refus de la guerre et des massacres ?

 

Faut-il rappeler que cette chanson a connu un immense succès dans les tranchées ? Cette chanson, vous le savez, n’a rien à voir avec une simple rengaine passée de mode et à laquelle nos contemporains seraient devenus indifférents. Non. Mille fois non. Tout au contraire. Il s’agit d’une chanson pleine d’un sens profond ayant su traduire l’état d’esprit des combattants de la Première guerre mondiale, tant elle est empreinte d’une nostalgie poignante et d’un esprit de révolte contre des ordres absurdes, dont la guerre de 1914-1918 n’a pas manqué, comme la majorité des historiens modernes s’accordent désormais à le dire .

 

Cette chanson a bravé le temps et l’oubli. Il n’est pas excessif de dire qu’elle a pris un caractère symbolique et qu’à elle seule, elle exprime l’immense désespoir et l’immense colère de ces centaines de milliers de jeunes hommes voués à sacrifier, qui leur vie, qui leur intégrité physique, qui leur santé mentale, pour des intérêts qui n’étaient pas les leurs.

 

La censure est toujours contre la vérité de l’Histoire

 

En conséquence, nous vous demandons si, lors des commémorations de la bataille du Chemin des dames, l’an prochain, vous oserez interdire que soit chantée cette Chanson de Craonne, dont le titre indique précisément un des lieux les plus mémorables de cette bataille calamiteuse, dite offensive Nivelle, moment effroyable où la chanson devint célèbre. Oserez-vous occulter la dimension la plus terrible de la condition humaine dans l’histoire de cette guerre atroce pour ne retenir que l’héroïsation de faits d’armes et d’assauts victorieux, loin de la réalité infiniment tragique et révoltante des tranchées où un gigantesque déploiement d’artillerie procédait à sa terrifiante  boucherie de part et d’autre de la ligne de front ?

La Chanson de Craonne est une chanson qui appartient à l’Histoire avec une majuscule. On lui doit respect, voire déférence. Elle a marqué à jamais la période et le front où elle fut fredonnée par les « bonshommes », réduits à n’être que de la « chair à canon ». « On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels » disait Anatole France, comme en écho à ces fortes paroles de la Chanson de Craonne : « Ceux qu’ont l’pognon ceux-là r’viendront /Car c’est pour eux qu’on crève… »

Telle est la voix de la vérité. Allez-vous l’étouffer une nouvelle fois ou, faisant droit à la raison et au respect de nos aînés, autoriser cette voix à s’exprimer l’an prochain au Chemin des Dames ?

Dans l’attente de votre réponse, nous vous assurons, Monsieur le Secrétaire d’Etat de notre attachement indéfectible à ce que toute la vérité soit dite sur 1914-1918 et à ce que, notamment lors des cérémonies commémoratives de la bataille du Chemin des Dames, soit entendue enfin la voix authentique des combattants, si présente dans la Chanson de Craonne.

 

Paris, le 9 juillet 2016

 

 

Christian Eyschen, vice-Président de la Fédération nationale de la Libre Pensée

Pierre Roy, Président de la Fédération nationale laïque des Associations des amis des monuments pacifistes

 

On peut écouter la Chanson de Craonne sur le site de la Libre Pensée : http://www.fnlp.fr (rubrique : Emissions de France Culture) dans une version spécialement faite pour la Libre Pensée en hommage à son combat pour la réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple.

 

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -