Présentation

  • : Le blog du Groupe Victor Hugo des libres penseurs de l'Hérault
  • : Site officiel du Groupe Victor Hugo des libres penseurs de l'Hérault. Le groupe Victor Hugo des libres penseurs de l'Hérault est adhérente a la Fédération Nationale de la Libre Pensée et Association Internationale de Libre Pensée (AILP) .
  • Contact

Liens

 LP-copie-1

Librairie de la Fédération Nationale de la Libre Pensée

      link

 

lp56-copie-1

       FEDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSEE

 

      link

 

siteon0-e5814.png

INSTITUT DE RECHERCHES ET D'ETUDES DE LA LIBRE PENSEE

link

 siteon0-110fb.jpg

Association Internationale de Libre Pensée

link

 

Lecture

  181111 153132 PEEL U8mhrk

  La revanche du parti noir, la lente mise à mort de l'école publique
Auteur : Michel Eliard, Michel Godicheau et Pierre Roy
Editeur : Abeille et Castor
Année : 2011
ISBN 13 : 972-2-917715-
Nb. de pages : 320
Préface de Henri Pena-Ruiz

l456

L'Eglise contre la Libre Pensée
Auteur : Christian Eyschen
Editeur : Fédération Nationale de la Libre Pensée
Année : 2011
ISBN 13 : 9782916801094
Nb. de pages : 314

couv_575.jpg

      S'ABONNER à la Raison (mensuel) pour la France 10 numéros 

pour 1 an : 25 euros 
S'abonner à "La Raison" - 2 ANS
pour 2 an : 45 euros 
1569
S'ABONNER à L'Idée Libre (trimestriel) pour la France
1 AN : 18 euros 
2 ans : 33 euros 

link
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
fnlp une
fnlp 4 couverture

Edité par la Fédération de la Libre Pensée de Haute-Garonne, en vente publique au prix de 15€.

Coordonnées de la féderation de la Libre Pensée de la Haute -Garonne :
Au Village
31450 LES VARENNES
Téléphone : 05 62 23 37 97
mail:librepensee31@gmail.com
------------------------------------------------------------------------------

 arton793-81aa8

Dans le cadre d’une nouvelle collection intitulée "Classiques de la Libre Pensée", la Fédération Nationale de la Libre Pensée publie un ouvrage collectif intitulé : "La Loi Debré contre l’Ecole Laïque".

L’adoption de la Loi Debré (1959), principale atteinte à la laïcité de ce pays, fut une tragédie. Tragédie pour l’école républicaine. Tragédie pour la République. Tragédie pour la laïcité. Elle permet le financement des écoles confessionnels. le curé vaut l’instituteur, Sarkozy n’a rien inventé. [...] la Libre Pensée adresse ce livre aux milliers et milliers de laïques, de toutes opinions et de toutes organisations, qui veulent reconquérir l’école laïque, qui veulent une République qui sauvera l’école républicaine.

(Extraits de la quatrième de couverture)

Vous pouvez d’ores et déjà commander cet ouvrage en remplissant et renvoyant le bon de commande.Le livre sera disponible à partir du 22 octobre 2012.

100 pages environ. format poche Prix de vente public : 7,5 euros  ; port gratuit à partir de 5 ex.
Nom, prénom : ……………………………………………………………………...
Adresse : ………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
Fédération :
Bon de commande à retourner à : Fédération Nationale de la Libre Pensée. 10-12 rue des Fossés Saint Jacques. 75005 Paris. Chèques à l’ordre de : fédération nationale de la Libre Pensée
link


Radio

affiche

 

link

5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 21:44
Micheline CLAES  intervenue au nom de JL ROMERO et au nom de l'ADMD à Evry
Micheline CLAES  intervenue au nom de JL ROMERO et au nom de l'ADMD à Evry

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 09:27

Dans le Midi Libre de l’édition de Montpellier du Mercredi 16 Aout 2017 page 3, il y a une photo, montrant le premier magistrat de ville de Montpellier portant l’écharpe tricolore  à l’occasion de la messe de saint Roch.  

En effet, vous ne pouvez méconnaitre la Loi de Séparation des Eglises et de l'Etat dont l'article 1 stipule :

" La République assure la Liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes "et l'article 2 précise : " La République ne reconnait, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ".

 Nous ne pouvons pas nous empêcher de penser qu'il s'agit d'une invitation à la messe de la " St Roch ". Ce qui enfreint la Loi laïque de 1905.  Par ailleurs, le site officiel (1) de la ville annonce votre participation comme Maire de la ville à la procession religieuse.

 Dans un article du journal La Croix (2) dit que « Et les subventions allouées à l’Association internationale Saint-Roch de Montpellier, organisatrice des fêtes, ont bondi cette année à 15 000 € contre 4 000 € en 2011. «  

L'association Internationale Saint-Roch de Montpellier organisatrice des messes et des processions religieuse a obtenu  une  subvention publique de ville de Montpellier à la hauteur de 12 000 € (3) dans le cadre du projet culturel de ville de Montpellier.

 Montpellier a une longue tradition humaniste depuis que les médecins et savants Juifs et Avéroésiens ont fondé l'Université de Montpellier dont le rayonnement a séduit le grand Rabelais. 

Le Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs de L’Hérault demande une nouvelle fois à Monsieur Saurel maire de Montpellier :

  1. l’annulation et le remboursement des subventions octroyées à l'association Internationale Saint-Roch de Montpellier
  2. et le respect strict  de loi de 1905 par les conseillers municipaux et par le premier magistrat de ville de Montpellier.

  1) Extrait du site de ville de Montpellier : http://www.montpellier.fr/4296-montpellier-fete-la-saint-roch.htm

2) Extrait du Journal La Croix du  09/08/2017 s’insultant «À Montpellier, la ville s’empare de Saint Roch »                                                                                                                                                                              http://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/A-Montpellier-ville-sempare-saint-Roch-2017-08-09-1200868692

3)      Conseil Municipal de la Ville de Montpellier de la séance du jeudi 30 mars 2017 :l’affaire 29. CULTURE ET PATRIMOINE s’intitulant « Attribution de subventions aux associations culturelles Exercice 2017 » voir des  pages 66 jusqu’à 69. http://www.montpellier.fr/include/viewFile.php?idtf=27778&path=23%2F27778_837_PV-CM-30-03-2017.pdf

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 21:15

Monsieur le Ministre,

 

Une brochure intitulée « Règles protocolaires des membres du corps préfectoral », éditée par le ministère de l’Intérieur, dont vous êtes aujourd’hui responsable, donne de nombreuses indications aux membres de ce corps, préfets et sous-préfets, en particulier quant au port de l’uniforme.

 

Après avoir énuméré les circonstances où le port de l’uniforme est obligatoire, ce texte indique : « Pour les autres circonstances, le port de l’uniforme est soumis à l’appréciation de chaque membre du corps préfectoral. Il convient d’opérer la conciliation nécessaire entre les usages locaux et le principe selon lequel l’uniforme sert à manifester solennellement votre fonction. Son port devra donc être réservé à des évènements et commémorations qui, sans avoir le caractère d’une cérémonie publique, peuvent revêtir un éclat particulier » (…).

 

Et, à la page suivante chapitre 1.2.4. « Tenue dans les lieux de culte » nous lisons : « Dans le cas de cérémonies publiques qui seraient précédées ou suivies d'une cérémonie religieuse (11 novembre, Sainte-Barbe, Sainte-Geneviève par exemple), ou pour tout événement qui vous amènerait à vous rendre dans un lieu de culte, il vous appartiendra de déterminer si votre présence en uniforme, qui peut être appréciée, est opportune, en prenant en compte les circonstances locales. Par exemple, vous devrez, en principe, être en civil si vous vous rendez à la messe célébrant la nomination d'un nouvel évêque, sauf en Alsace-Moselle où l'usage veut que les membres du corps préfectoral soient en tenue.

 

Le membre du corps préfectoral qui assiste à une cérémonie religieuse en tant que représentant de l'État, en uniforme comme en civil, devra, au cours de la cérémonie, se comporter de la manière la plus neutre possible et s'abstenir de participer de manière active au culte. » Suivent diverses recommandations selon que le membre du corps préfectoral se trouve dans une église, une synagogue, ou une mosquée… 

 

Ces Règles protocolaires dont nous avons relevé ci-dessus quelques passages ne sont pas sans susciter des interrogations quant à leur légitimité au regard de la laïcité de nos institutions, notamment de la loi du 9 décembre 1905.

 

Ainsi d'ailleurs, le site officiel du Ministère de l'intérieur dont vous avez en charge les directives et recommandations, stipule contradictoirement aux Règles protocolaires, mais à juste titre, que   : « La laïcité, lit-on sur le site officiel du ministère de l’Intérieur, suppose la séparation de l’État et des organisations religieuses. L’ordre politique est fondé sur la seule souveraineté du peuple des citoyens, et l’État —qui ne reconnaît et ne salarie aucun culte— ne régit pas le fonctionnement interne des organisations religieuses. De cette séparation se déduit la neutralité de l’État, des collectivités et des services publics, non de ses usagers. La République laïque assure ainsi l’égalité des citoyens face au service public, quelles que soient leurs convictions ou croyances. » (https://www.interieur.gouv.fr/Actualites/Dossiers/La-laicite)

 

En effet, la loi de Séparation des Églises et de l’État dispose que la République « ne reconnaît, ne subventionne ni ne salarie aucun culte ». Ce qui implique de la part de l’État une stricte neutralité vis-à-vis de toutes les religions, de leurs dignitaires, de leur hiérarchie. A l’inverse, cette brochure « À l’usage du corps préfectoral » indique que, pour votre ministère de l’Intérieur, il n’y aurait aucun obstacle à la participation ès qualités  de préfets et sous-préfets à des cérémonies religieuses et en uniforme… sauf pour « la nomination d’un nouvel évêque » !

 

Il s’agit là, sinon d’une incitation, au minimum d’un feu vert officiel, au mépris de la loi de Séparation, alors même, comme l’indique cette phrase de la brochure : « l’uniforme sert à manifester solennellement votre fonction ». C’est nous qui soulignons. La participation officielle de représentants de l’État, préfets ou sous-préfets (qui plus est en uniforme !), gendarmes en tenue, à des cérémonies religieuses est en contradiction évidente avec la loi de 1905. Elle donne un caractère officiel à ces cérémonies, alors que les rites religieux sont de la seule responsabilité des différents cultes.

 

Rappelons aussi que les gendarmes sont des militaires, aux termes de l'article L. 4121-2 du Code de défense leurs «…opinions et croyances, notamment philosophiques, religieuses ou politiques, sont libres. Elles ne peuvent cependant être exprimées qu'en dehors du service et avec la réserve exigée par l'état militaire. Cette règle s'applique à tous les moyens d'expression. » Ce guide est donc aussi en contradiction avec le Code de défense.

 

La place des représentants  es qualité de l’État, de la République, comme celle des Elus, si cérémonie religieuse il y a, n’est pas dans les cathédrales, les églises, les synagogues ni les mosquées, et les lois de la République ne peuvent varier, ni en fonction des opportunités, ni en fonction des circonstances locales.

 

Bien entendu, chaque citoyenne et chaque citoyen jouissant de sa liberté de conscience, les représentants de l’État, en civil, les Elus sans leurs écharpes tricolores, en dehors de l’exercice de leur fonction publique, peuvent participer à toute manifestation correspondant à leur conviction religieuse.

 

Nous souhaitons en conséquence, Monsieur le Ministre, le retrait de cette brochure et la confection d’une autre conforme aux principes de la loi de 1905, et connaître vos intentions pour permettre au corps préfectoral un strict respect de la laïcité et des lois de la République.

 

Veuillez recevoir, Monsieur le Ministre, nos respectueuses salutations laïques et républicaines.

 

Le Président de la Libre Pensée : Jean-Sébastien Pierre

 

Paris, le 3 juillet 2017

 

Quand La République était encore laïque

 

« Sur proposition de Georges Clémenceau, le Conseil des Ministres, interdit aux membres du Gouvernement, au Président de la République et aux Présidents des chambres, d’assister au « Te Deum » à Notre-Dame de Paris pour célébrer la victoire du 11 novembre 1918 et honorer les morts de la guerre. »

 

Cette interdiction, fondée sur le principe de « Séparation des Églises et de l’État » n’avait donné lieu à aucun commentaire et seules Mmes Poincaré et Deschanel, qui n’exerçaient aucune fonction publique, y avaient assisté.

Partager cet article

Repost 1
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 17:32
Hommage aux mutins français et russes, réfractaires, Fusillés pour l’exemple,

Maizy, Angers, Marseille, La Courtine, Béziers, Franchesse :

Hommage aux mutins français et russes, réfractaires, Fusillés pour l’exemple,

Les pacifistes internationalistes se rassemblent nombreux

La Libre Pensée contre les Guerres d’Hier et d’aujourd’hui !

A Maizy dans l’Aisne, le 13 mai 2017, en hommage aux les Fusillés pour l’exemple

 

 

En hommage aux mutins de 1917

 

De nombreux participants étaient présents au rassemblement pacifiste de Maizy dans l’Aisne, à quelques kilomètres du plateau du Chemin des Dames. Il s’agissait de rendre hommage aux 3 Fusillés pour l’exemple, Casimir Canel, Jean Lasplacettes et Alphonse Didier, exécutés  le 12 juin 1917 dans le cimetière où a eu lieu ce rassemblement. Ces trois poilus avaient participé aux refus de remonter au front à la fin mai 1917 après que, non content du tragique et meurtrier fiasco de son offensive du 16 avril 1917, le général Nivelle avait lancé une deuxième attaque destinée à effacer les conséquences funestes de la précédente. Et ce qui devait arriver arriva. L’obstination dans l’erreur de jugement produisit les conséquences prévisibles et plus de 100 000 soldats français perdirent la vie dans cette aventure militaire irresponsable.

C’est alors que les refus de poursuivre cette guerre se manifestèrent avec force. Des régiments se mutinèrent et, parmi les mutins, les hauts gradés désignèrent des coupables qui, après une procédure accélérée de justice, - si l’on peut dire -, furent Fusillés pour l’exemple.

Devant la plaque commémorative apposée par la municipalité, au nom de la Libre Pensée de l’Aisne, Nicole Aurigny a rappelé les circonstances de la mutinerie : « Je vous remercie d’être venus nombreux pour rendre hommage aux mutins, et je salue en particulier la présence des représentants de l’Union pacifiste de France, de l’Association Républicaine des Anciens Combattants,  du Mouvement de la Paix, de la C.G.T. et de la C.G.T-F.O., qui prendront la parole au cours de ce rassemblement. »Puis, Nicole Aurigny a détaillé un point des évènements : « Au cours des manifestations du 27 mai, Didier (un des Fusillés pour l’exemple) a dit qu’il « voulait aller à Paris faire comme les midinettes », autrement dit faire grève comme le faisaient les femmes parisiennes en ce mois de mai 1917.Au moment de son procès, il a déclaré  à l’aumônier qui a rapporté ses propos : « Le mouvement a été organisé par quelques-uns, avec lesquels nous étions en correspondance assidue. Le mot d’ordre a été donné pour une époque indéterminée, pour certains régiments ; ainsi, en même temps que le 18ème R.I., trois autres régiments devaient refuser de marcher ; cela aura lieu plus tard dans d’autres régiments… Cette organisation existe dans toutes les armées alliées et aussi dans l’armée boche par la social-démocratie…

Je vois trop d’iniquité autour de moi ; je ne comprends plus rien, j’ai été élevé dans des idées antimilitaristes et antipatriotiques et je vois maintenant ceux qui m’ont enseigné ces idées en soutenir d’autres toutes opposées, et moi, on me fusille. Il n’y a donc pas de justice dans ce monde ; il faut qu’il y en ait ailleurs ; c’est pour cela que j’ai voulu voir un prêtre, alors que j’ai abandonné depuis longtemps toute idée religieuse…

Vous écrirez à mon père et à ma femme que j’ai été fusillé pour mes idées ; vous pourrez dire que je serai mort bravement. Je tiens à dire que j’ai été fusillé, à ma femme, vous direz que j’ai vu un prêtre et que j’ai été avec joie à la mort… Nous avons été des poires ; l’affaire n’était pas mûre, moi, j’y ai été de plein cœur ; mais ce n’était pas prêt. Je sais qu’après moi, il y en a d’autres qui marcheront et feront marcher. Dites à mes copains que je meurs en brave, que je les engage à ne pas être des poires ; il vaut mieux faire son devoir…

Vous qui parlez aux chefs, il faut leur dire que les hommes en ont assez de cette boucherie ; on souffre trop ; on nous avait trop bourré le crâne avant de monter… On n’en veut pas aux chefs, le colonel est un brave homme, très crâne ; les officiers sont courageux mais sont parfois trop durs… Pourquoi j’ai giflé le lieutenant ? Parce que j’ai voulu montrer que les officiers n’étaient plus rien et que c’était nous qui étions les maîtres. »

Au moment de son exécution, il a refusé qu’on lui bande les yeux et il a dit à l’aumônier : « Quand vous irez à Paris, vous direz aux députés que c’est à cause d’eux que je meurs, pace que j’ai cru à leurs mensonges. » Rendons hommage à ce soldat qui ne craint pas d’affirmer, dans ces circonstances terribles, qu’il est antipatriotique, antimilitariste, internationaliste. »Maurice Montet, est intervenu au nom de l’Union Pacifiste ; Philippe Pesant a rappelé les positions de l’ARAC. Un message a été lu au nom du Mouvement de la Paix.  Un représentant de l’U.D. FO de l’Aisne a salué les participants et leur combat et il a fait part de la solidarité de l’U.D.-CGT. Tous les orateurs ont revendiqué avec force la réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple. Pierre Roy, pour la Fédération nationale de la Libre Pensée et de la Fédération nationale laïque des monuments pacifistes, a mis en lumière le lien entre ce combat pour la réhabilitation et l’action, aujourd’hui, contre la guerre, contre l’armement et son commerce international.Les participants ont conclu le rassemblement par la Chanson de Craonne et par le dépôt d’une gerbe de roses rouges au pied de la plaque commémorative. Tout le monde s’est retrouvé pour le pot de l’amitié dans la cour de l’ancienne école, derrière la mairie de Maizy.

 

* * *

 

Angers, 10 juin - 1917-2017 - NON A LA GUERRE

 

Angers -  Place de La Paix 10h30. Venus de sept départements des délégations de libres penseuses et libres penseurs, renforcés par des délégations du Mouvement de la Paix 49, de la Ligue des Droits de l’Homme 49 et des Appelés en Algérie et leurs Amis contre la Guerre . En tout près de 80 personnes, au soleil ou à l'ombre, ont célébré le combat des ouvrières qui en cette année 1917 ont fait grève, des soldats français et allemands, soldats anglais et italiens,  mutinés ou déserteurs, des mutins russes de la Courtine que la Libre Pensée a honorés d'un monument. Un hommage a été rendu au Général Bach, récemment décédé, tant par la présidente de la LDH 49 que par Jean-Sebastien Pierre, Président de la Fédération Nationale de la Libre Pensée, qui devait notamment déclarer : « Voilà ce que nous commémorons aujourd’hui. La révolte de soldats aguerris qui n’étaient pas des lâches, mais se voyaient, par la privation de tous leurs droits au nom de l’obéissance aveugle, envoyés au massacre pour les intérêts capitalistes de partage des marchés européens, pour des intérêts qui n’étaient pas les leur, dans le plus grand mépris de leur survie (...) Les célébrer c’est aussi refuser les guerres à venir, combattre les « opérations extérieures » de nos gouvernements au Mali, en Lybie, en Irak, en Syrie, où les interventions de nos armées n’ont fait et ne font qu’aggraver la décomposition politique et sociale largement entretenue par les soutiens à des régimes que l’on nous présente comme ennemis absolu après les avoir considéré comme grands alliés de la France. Lors de son intervention d’ouverture de ce rassemblement, mon camarade Michel Godicheau a fait le point des derniers développements de ces engagements impérialistes. Et je voudrais dire mon inquiétude en voyant le nouveau président de la République, Monsieur Macron, choisir de défiler, dès son investiture en command car militaire, entouré de généraux, sur les Champs Elysées. »

Un banquet républicain a poursuivi la journée, avec des interventions dans la tradition ouvrière de l'instruction mutuelle. La réponse est toujours, 100 ans après les mutineries et les grèves de 1917, à la jonction du combat pour la Paix et du combat social.

 

* * *

 

Le 17 juin, à Marseille en hommage aux soldats russes mutinés

 

Un homme dans la brèche

 

Il y avait une quarantaine d’auditeurs venus écouter la Pièce radiophonique « Un homme dans la brèche » de et avec la participation de Michel Sidoroff. Le samedi 17 juin à 16 h à Vitrolles (maison de quartier de la Frescoule). Cette écoute collective était organisée par la Fédération de la Libre Pensée et son groupe « Jean Jaurès » de Vitrolles.

Cette pièce met en scène un jeune instituteur français, récemment démobilisé parce que blessé en 1917 au front, qui rencontre les soldats russes enfermés au camp de La Courtine. Ces soldats s’étaient mutinés, parce qu’à l’appel de la Révolution qui a commencé en février 1917, ils s’étaient radicalisés contre la guerre. Ces soldats russes envoyés comme chair à canon, avaient été vendus en 1915 par le Tsar à la France en échange de vieux fusils. Rappelons que, quelques mois plus tôt, ces soldats étaient, pour le plus grand nombre, arrivés en France par le Port de Marseille où la population leur fit un accueil enthousiaste. Le récit commence au moment où ces mutins arrivent au camp de La Courtine en juillet. L’action est ramassée sur une heure. Le général Pétain qui est parfaitement au courant des affaires de mutinerie prévient le Général commandant du camp que ces soldats russes vont apporter la subversion.

 

Cet échange, inventé bien sûr, permet de situer l’action et de comprendre que le Pétain patriote de 1917, celui qui a réprimé les mutineries, en particulier celle des Ardennes à Craonne, c’est le même que celui de 1940. Et que, déjà, il rêve d’une révolution nationale. Le dénouement de la pièce est tout à fait conforme à la réalité historique et les mutins russes seront écrasés par l’artillerie d’une brigade de « russes blancs » avec l’appui de l’armée française.Écoutons Michel Sidoroff : « D’un point de vue dramaturgique, la perturbation apportée par les soldats russes, il me fallait la faire sentir sur le plan sonore. Et la perturbation, c’est la musique. Ils ont une fanfare et, avec leur fanfare, ils vont perturber complétement la vie du village et des généraux qui sont là. C’est l’occasion d’entendre, dans une réunion organisée par le général Comby, un des textes de Claudel, un auteur que « j’apprécie tout particulièrement » vous vous en doutez, qui était tout à fait collabo, qui a écrit l’ode au Maréchal Pétain et qui a écrit des textes terribles en 1915 en faveur de la guerre : Tant que vous voudrez mon général. C’est un titre formidable ! (…) Voilà, c’est cet aspect que j’aime dans la création dramatique en général qui consiste à essayer de gratter, de creuser et de révéler des choses souvent cachées. La dimension humoristique est très importante dans le texte. » C’est peu de dire que cette œuvre a passionné les auditeurs, tout autant que les échanges qui s’en sont suivis entre Michel Sidoroff et la salle. À un point tel, que les organisateurs ont dû rappeler à tous les participants que l’heure avait avancé et que le moment de rendre la salle approchait à grand pas. Cela n’empêchât pas les discussions de se poursuivre un bon moment autour du traditionnel pot de l’amitié qui conclut toujours les initiatives organisées par les Libres Penseurs.

 

* * *

 

Journée de commémoration à la Courtine le 24 juin 2017

 

Sous un soleil radieux,  mais redevenu clément, des très nombreux libres penseurs, pacifistes internationalistes et syndicalistes ouvriers se sont retrouvés ce samedi 24 juin 2017, à la Courtine,  pour une journée de commémoration du centenaire de l’arrivée, le 26 juin 1917, des 10 300 soldats Russes de la première brigade. Ces hommes refusant la poursuite des combats sur le front Français où ils avaient été expédiés en 2016 par le Tsar, en échange de fusils, furent internés dans le camp militaire de la Courtine durant tout l’été 1917, pour y être ramené à la raison ou matés militairement, ce qui fut fait en septembre. Cette journée, organisée par la Fédération nationale de la Libre Pensée et sa Fédération creusoise  débuta à 11 heures par un rassemblement autour du monument érigé dans le cimetière de la Courtine à l’initiative des libres Penseurs creusois. Il y avait là des représentants des Fédérations de la Libre Pensée de la Corrèze, de la Dordogne, de la Haute-Loire, du Rhône, du Puy de Dôme de la Charente et de la Lozère. En présence de monsieur le maire, une gerbe a été  déposée suivie  des prises de parole dont celle de David GOZLAN secrétaire général de la Fédération Nationale de la Libre Pensée. Deux messages de soutien, celui de l’UD  CGT-FO de la Creuse et celui du  Groupe Fred Zeller de la Dordogne furent lus.

A l’issue, une minute de silence fut observée avec une solennelle intensité.

 

Un  repas fraternel permis à chacun de se retrouver dans le cadre convivial du « Petit Breuil » autour de préparations maisons appréciées de tous, le tout agrémenté d’un accueil très chaleureux de la part de la maitresse des lieux.L’après-midi fut consacré à l’audition, au cinéma de la Courtine, de la pièce radiophonique « Un homme dans la brèche » écrite et réalisée par Michel Sodoroff. Il s’agit d’une fiction qui, retraçant les événements de 1917 à la Courtine, aborde la question de la place des hommes et des femmes dans l’écriture de l’histoire. Michel Sidoroff  présent dans la salle, répondit avec bienveillance et  non sans émotion aux questions qui lui furent posées.     

De l’avis de tous, ce fut une très belle journée. Remerciement à Bernard pour son expertise en matière de sonorisation.

 

* * *

A Franchesse, le 24 juin : plus de 70 présents

 

A 10 h un regroupement eut lieu autour de la plaque installée place Pierre Brizon et qui rend hommage au vote historique des trois députés Kienthaliens contre les crédits  le 24 juin 1916. Ce rassemblement  entendit les allocutions du Président de l'Association Laïque des Amis de Pierre Brizon et des monuments pacifistes de l'Allier, Olivier Mathieu, suivi de Pierre Roy, biographe de Brizon qui apporta le salut de la Fédération Nationale de la Libre Pensée dont il est Vice-Président d'honneur et de la Fédération  Nationale Laïque des associations des amis des monuments pacifistes, républicains et anticléricaux dont il est le Président national. Le camarade Jacques Lachaize apporta le salut de la Fédération de la Libre Pensée de l’Allier.L'Assemblée Générale de l'association Brizon qui suivit, dans la grande salle complétement rénovée de la mairie, fut marquée par le discours de bienvenue prononcée par le maire de Franchesse,  Gérard Vernis et par celui du député PCF , Jean-Paul Dufrègne , qui rappela son attachement à cette cérémonie et qui rappela aussi la prise de position du Conseil départemental de l'Allier en faveur de la réhabilitation collective des Fusillés pour l'exemple.Nouvellement réélu, le député tint à mentionner que sa première sortie "extérieure" était pour l’association Brizon. Sept élus municipaux de villages voisins étaient également présents. Le Président d'honneur de l'association, Bernard Brizon, petit-fils de Pierre, était des nôtres. L'action de l'association fut approuvée à l'unanimité et le bureau sortant reconduit de la même façon . L'après-midi fut consacrée à une évocation de la mémoire du général Bach, à l'évocation d'une lecture du livre de Jacques Pauwells analysant 1914-1918 comme La Grande Guerre de Classe. Occasion d'un riche  échange entre amis et  de revenir sur cette journée du 24 juin qui avait son équivalent au même moment à La Courtine dans la Creuse (répression du contingent russe incorporé dans le dispositif des Alliés et voulant rentrer dans leur pays en révolution et  ayant élu dans le camp de La Courtine un soviet de résistance à leurs bourreaux) et à Béziers, pour commémorer le refus du 17èmr RI de tirer sur la foule des viticulteurs révoltés en 1907. L'orchestre traditionnel La Chavannée interpréta  avec talent des chansons populaires de refus de la guerre dont le répertoire est très riche ; L'après-midi rassembla celles et ceux désireux d'échanger sur leurs lectures antimilitaristes, désireux aussi de rendre hommage à la mémoire du général Bach et à son apport au combat pour la cause des Fusillés  pour l'exemple .Ce fut aussi l'occasion  de rappeler le rôle déterminant de la Libre Pensée dans ces initiatives et l'activité de cette dernière dans la défense de la laïcité (le député Jean-Paul Dufrègne avait signé le matin même l'Appel des laïques) et dans la défense des libertés démocratiques menacées: état d'urgence et menace de la voir entrer dans le droit commun, destruction du Code du Travail avec introduction de discriminations religieuses au sein des entreprises, etc…

Une journée pour avancer encore plus pour nos causes communes, dont celle de la réalisation du monument aux Fusillés pour l'exemple de 1914-1918 constitue un objectif majeur.

 

 

Hommage aux mutins français et russes, réfractaires, Fusillés pour l’exemple,

A Béziers, pour les Piou-Piou, le 24 juin 2017

 

 

70 personnes étaient présentes ce samedi 24 juin au matin sur les allées Paul Riquet pour rendre hommage aux manifestations de vignerons de 1907, et au refus des soldats du 17ème RI de tirer sur ceux-ci. Une gerbe de fleurs a été accrochée sur la plaque commémorative. 

Se sont succédé :

 Patrice Sifflet, Président des Libres penseurs du biterrois, a ainsi relaté de manière vivante le déroulé des événements : la pauvreté du milieu paysan, la révolte, les manifestations de masses, la répression et enfin la mutinerie. Il a notamment relaté un épisode qui illustre bien que les grands de ce monde ne comprenne rien au monde qu’ils prétendent diriger : « Clemenceau ne prend pas l'affaire au sérieux, il répond à son ministre des finances, Caillaux : « Vous ne connaissez pas le Midi. Tout cela finira par un banquet ». En fait de banquets, il y aura 12 dimanches de manifestations avec une participation en constante augmentation : le 24 mars à Salles-d’Aude : 300 manifestants, le 31 mars à Bize 600, le 7 avril à Ouveillan 1000, le 14 avril à Coursan 5 000, le 21 avril à Capestang 10 000, le 28 avril à Lézignan 20 000, le 5 mai à Narbonne 80 000, le 12 mai à Béziers 120 000, le 19 mai à Perpignan 170 000, le 26 mai à Carcassonne 220 000, le 2 juin à Nîmes 250 000 et enfin, le 9 juin à Montpellier 800 000.  C'est tout un pays qui manifeste. » 

Alain Visseq, Président du groupe départemental Victor Hugo de la Libre Pensée a également rappelé : « Il y a 110 ans, les spéculateurs affament le prolétariat de la vigne. Les socialistes interpellent le gouvernement à l’Assemblée. « La cigale du Midi crie famine, dit le député de l’Aude Albert Sarraut,  je vous supplie de l’entendre ! »  En bas, la révolte s’étend et s’organise… Les vignerons italiens du Piémont envoient leur salut fraternel. Il y aura jusqu’à 800 000 manifestants le 9 juin 1907 à Montpellier. »

Alban Desoutter, qui a lu un message de Christian Eyschen, vice-président de la Fédération Nationale de la Libre Pensée, indiquant la place de la Fédération Nationale dans le combat présent : «Aujourd’hui, nous honorons les  Piou-Piou, les Fusillés pour l’exemple, les déserteurs, les insoumis, les révoltés, tous ceux pour qui l’Humanité ne peut se conjuguer avec la tuerie et la barbarie. Fidèle aux socialistes internationalistes allemands avec Karl Liebknecht, nous pleurons les morts et nous voulons sauver les vivants. C’est pourquoi, nous condamnons les guerres d’hier et d’aujourd’hui, menées pour des intérêts politiques, religieux, économiques, impérialistes et qui se cachent toujours derrière un Droit qui n’est que celui du plus fort : « Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage » disait le Grand Jaurès. La République réhabilitera les Fusillés pour l’exemple et tous les réfractaires à la guerre. »Un message de Jean-Paul Cros, Secrétaire de la Fédération de l’Hérault de la Libre Pensée qui rendra hommage à Joseph Fondecave, militant prolétarien incorruptible, qui a participé a la mutinerie : « avant de rentrer à la caserne Joseph Fondecave rencontre un ami de sa famille qui lui propose cinq louis de vingt francs – une fortune pour lui qui n’a que trois francs en poche – il n’accepte pas cette offre, lui disant : « je refuse, je ne veux pas qu’il soit dit que j’ai accepté de l’argent pour avoir fait ce que j’ai fait, j’ai agi suivant mes idées et non pour de l’argent.» . Joseph Fondecave reste du côté de la « misère du monde » et adhère en 1920 a la IIIème internationale. Il est mort en 1957 dans le village de Bélarga dans l’Hérault où il s’était marié en 1910. Ni député, ni ministre, ouvrier électricien d’une petite centrale sur l’Hérault. » 

 Guy Pages, au nom de l’Association laïque des amis des monuments pacifistes de l’Hérault Un message des viticulteurs syndiqués au MODEF et la Confédération paysanne,Christophe Benoit, qui a lu le message de soutien de la municipalité de Vendres ,Raymond Cubells, Président du Mouvement de la Paix,Puis la chanson « gloire au 17ème » a raisonné sur les allées Paul Riquet : « Vous avez jeté la première graine / Dans le sillon de l’Humanité /La récolte sera prochaine, /Et ce jour-là, vous serez tous fêté ». Enfin, le groupe Victor Hugo du bitterois a invité les participants à un verre de l'amitié au local "La Ruche" où avait été installée une exposition sur la laïcité. 

 

Gloire au 17ème !

 

Discours Alain Visseq, Président du Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs de L’Hérault

Discours Alain Visseq, Président du Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs de L’Hérault

Discours Alain Visseq, Président du Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs de L’Hérault

Discours Alain Visseq, Président du Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs de L’Hérault

Partager cet article

Repost 1
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 09:59

A peine élu, le huitième Président de la Cinquième République a revêtu à la hâte les habits de César, si plaisants à ses yeux, mais si lourds à porter. Elevé chez les jésuites et nourri de la Doctrine sociale de l’Eglise par son mentor, Henri Hermand, ancien éditorialiste de la revue La Quinzaine du groupe La Vie catholique, il considère que le catholicisme lui a permis d’acquérir « une discipline de l’esprit ». Cette affirmation explique sa présence passée au comité de rédaction de la revue Esprit comme son amour passionné de l’ordre. Il se repaît de sa qualité de chef des armées.

Il s’est également montré peu attaché à la liberté de la presse, comme l’a montré récemment la déclaration de 11 sociétés de journalistes. Enfin, lors du deuxième Conseil de défense, qui s’est tenu le 24 mai dernier, il a annoncé son intention de prolonger à nouveau, jusqu’en novembre 2017, l’état d’urgence. Institué par la loi d’exception du 3 avril 1955, durant la guerre d’indépendance de l’Algérie, celui-ci a pour objet de limiter les libertés publiques et individuelles, en l’absence de contrôle du juge judiciaire, « soit en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public, soit en cas d’évènements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique ». Parce que ces conditions ne sont plus réunies depuis longtemps, le Président de la République envisage de faire voter une nouvelle loi antiterroriste qui pérenniserait celle de 1955 en toutes ses dispositions.

Les projets du Président de la République risquent d’être contrariés. Dans une décision du 9 juin 2017 (CC, 9 juin 2017, n° 2017-635 QPC), saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité par le Conseil d’Etat, qui avait d’ailleurs publiquement indiqué que l’état d’urgence ne pouvait être indéfiniment reconduit, le Conseil constitutionnel vient de déclarer contraires à la Constitution du 4 octobre 1958 les dispositions du 3° de l’article 5 de la loi du 3 avril 1955 donnant au Préfet le pouvoir d’« interdire le séjour dans tout ou partie du département à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics ». Conformément aux moyens des requérants, une association et une personne ayant fait l’objet d’une assignation à résidence, il a estimé que le législateur, s’il est fondé à prévoir un état d’urgence, doit néanmoins « assurer la conciliation entre, d’une part, la prévention des atteintes à l’ordre public et, d’autre part, le respect des droits et libertés reconnus à tous ceux qui résident sur le territoire de la République » notamment « la liberté d’aller et venir, composante de la liberté personnelle protégée par les articles 2 et 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 » ainsi que « le droit de mener une vie familiale normale qui résulte du dixième alinéa du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 » repris par celle de 1958.

Or, en l’espèce, l’entrave à « l’action des pouvoirs publics », une notion excessivement large, ne saurait être assimilée à une « atteinte à l’ordre public », seule de nature à justifier, selon le Conseil constitutionnel, des mesures particulières. Celui-ci a donc déclaré contraires à la Constitution de 1958, les dispositions du 3° de l’article 5 de la loi du 3 avril 1955 et fixé au 15 juillet 2017 le terme du court délai imparti aux pouvoirs exécutif et législatif pour procéder à leur abrogation. Dans ces conditions, parmi les quelque quatre cents assignations à résidence prononcées depuis le 15 novembre 2015, celles l’ayant été pour ce motif devraient être levées.

Toutefois, les quatre mille perquisitions administratives, y compris de nuit, les 426 gardes à vue et les 430 interdictions de sorties du territoire recensées depuis le 15 novembre 2015 demeurent autant d’atteintes irrévocables aux libertés individuelles constituées par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789. La loi sur l’état d’urgence a également servi à empêcher la manifestation de rue de la Libre Pensée prévue le 5 décembre 2015 pour célébrer la loi concernant la Séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905 ou à tenter d’interdire un puissant défilé syndical contre la loi El Khomri au printemps 2016. La Libre Pensée a pu néanmoins imposer la réunion publique du gymnase Japy, qui fut un immense succès.

La Fédération nationale de la Libre Pensée exige, pour garantir notamment la totale liberté de conscience :

La levée immédiate de l’état d’urgence !

L'abrogation , sans délai, des lois d’exception !

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 19:01

L’annonce du décès du général Bach est une bien triste nouvelle. André Bach a été le grand défricheur en matière de réhabilitation concrète des Fusillés pour l’exemple. Plus que tout autre, il savait ce que représentait cette inqualifiable et déshonorante exécution de soldats pour « désobéissance militaire ». Il savait le prix de la vie des soldats et il n’admettait pas que l’on ait fait si peu de cas de l’honneur de Poilus, souvent cités par leur hiérarchie peu auparavant pour des faits de guerre où ils avaient preuve de détermination ou de dévouement.

La Libre Pensée lui doit beaucoup. Elle lui doit d’avoir réussi à imposer la cause de la réhabilitation des Fusillés pour l’exemple, comme une grande cause humaine. Il est resté fidèle à ce combat de justice jusqu’au bout. Ce n’est pas si courant. Avec d’autres partisans de cette action, la Libre Pensée lui doit d’avoir conféré un statut à cette cause, imposant le respect, car procédant d’une démarche rigoureuse. Son livre, Fusillés pour l’exemple -1914-1915, a été un livre pionnier, celui qui a donné l’impulsion pour quantité d’autres travaux allant dans le même sens.

Que ce soit lors de conférences, ou sur le terrain du Chemin des Dames, dans le vieux village abandonné de Craonne, au pied de la pente du plateau de Californie, ou dans les nombreux colloques auxquels il a participé, toujours disponible, toujours modeste, il a sans cesse traqué l’injustice. Ses ouvrages sont désormais des ouvrages de référence et ils témoignent de cet engagement auquel nous rendons hommage. On mesure le très grand mérite qui fut le sien à avoir contribué à faire la lumière dans ces dossiers militaires obscurs, où la hiérarchie est si souvent impliquée et si rarement dans un rôle à son avantage.

La Fédération Nationale de la Libre Pensée présente à sa famille ses plus sincères condoléances.

 

Paris, le 19 mai 2017

 

 

Les funérailles auront lieu à Andernos, Eglise St Eloi, le 23 Mai à 11h.

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 12:39
 Compte –rendu du JEUDI 27 Avril

Près de quarante participants à la rencontre laïque et pacifiste du jeudi 27 Avril à 18h à Espace Martin Luther King . Tout d’abord à l’occasion des commémorations du 16 Avril 2017 dite offensive Nivelle du nom d’un illustre « boucher » . François Hollande n’a pas voulue réhabiliter les 639 Fusillés pour l’exemple de la Première Guerre mondiale de 1914-1918 . Notre camarade Didier explique durant la première commémoration du 16 Avril 2017 . Pas de discours, la chorale entonne la chanson de Craonne. La tête de Hollande, celle du ministre de la Guerre, Le Drian quand résonnent les fameuse paroles de chanson de Craonne. : « C'est malheureux d'voir sur les grands boulevards ,Tous ces gros qui font la foire Si pour eux la vie est rose …Pour défendre les biens de ces messieurs-là » . La Vème République n’est une République sociale, elle est issue d’un pronunciamiento militaire, ne l’oublions pas. Un pronunciamiento militaire d’une armée coloniale où on envoyait les petits enfants des poilus de 1914 discipliner les populations autochtones d’Algérie ou d’ailleurs, au cas où elles auraient oublié qu’il fallait savoir mourir pour la France. Le code génétique de cette République, c’est défense du capitalisme, des colonies et le militarisme. Quand en 1998, le premier Ministre Lionel Jospin évoqua, au Chemin des Dames, la possibilité de la réhabilitation des fusillés pour l’exemple, des milliers de télégrammes de protestation affluèrent à l’Elysée en provenance des dirigeants d’association militaristes et de représentants des forces armées. Tous exigeaient l’abandon de toute forme de réhabilitation. Nous connaissons tous la fameuse phrase de Jaurès : « Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ». Ce n’est pas une remarque générale, c’est une réalité bien concrète .

Les armées françaises sont sur nombre « d’opérations extérieures » : en Afghanistan, en Irak, en Syrie, Mali et agissent au sein d’une coalition militaire internationale qui vient de reprendre un regain d’activité. Dans les lycées, est distribué un document du Ministère de la Défense, où on propose à la jeunesse un avenir : 15000 postes dans l’Armée !

En février 2017, le général De Villiers, chef d’état-major des Armées et coordonnateur des « opérations extérieures » a demandé et obtenu du président Hollande une rallonge budgétaire de 5 milliards d’€ .

Le première exposé de notre camarade Guillaume intitulant « Qui étaient les 639 Fusillés pour l’exemple de la Première Guerre mondiale de 1914-1918 ? « il explique que entre 1914 et 1918, durant la Première Guerre mondiale, il y a eu une vague de Conseils de guerre envers les soldats français accusés de lâcheté, de désertion, de manque de courage, d’endormissement dans les tranchées, de refus de sortir des tranchées sous les feux des mitrailleuses ou sous les obus de canons, et parfois, plus simplement, d’avoir eu le malheur d’être choisis au hasard pour faire un exemple .Les fusillades et les exécutions sommaires commencent. Elles ne s’arrêteront plus. Dès septembre 1914, la répression s’abat sur les troupes françaises pour les terroriser et les faire tenir. En 1916 . il y a la Conférence de Kiental ou (Kienthal) est une réunion socialiste contre la guerre qui s'est tenue en Suisse du 24 au 30 avril 1916, dans le village de Kiental en Suisse . Nous célébrons le cent-un anniversaire du refus de voter des crédits de guerre et réclameront l’arrêt des exécutions de soldats par les députés Pierre Brizon député de d’Allier, Alexandre Blanc député de Vaucluse et Jean-Pierre Raffins-Dugens député de l’Isère. Le petit-fils de Pierre Brizon était présent dans l’assistance . Guillaume nous explique le combat de la fédération national de Libre pensée au niveau national et le travail du Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs de l'Hérault au niveau départemental. Selon sondage IFOP paru le vendredi 8 novembre 2014 dans "L'Humanité" : 75% des Français sont « pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple ».Les Présidents de la Ve République Nicolas Sarkozy et François Hollande ont refusé de faire une déclaration politique de réhabilitation collective. En 2009, François Hollande, Président du Conseil Général de la Corrèze avait pris une délibération pour la réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple. Il y a le débat fut intéressant sur la question des fusillées pour l’exemple , avant d’abordé le deuxième exposé s’intitulant « Les mutineries de 1917 / l’historique de la chanson de Craonne ». Guillaume rappelle des éléments historiques et le contexte politique avant l’attaque du 16 Avril 1917 (offensive Nivelle) . L’ attaque recommence du 17 Avril 1917 jusqu’au 25 Avril 1917 . Après une relance de l'offensive des 4 mai et 5 mai 1917 avec l’objectif de la prise de l’ancien village Craonne (=plateau de Californie ) avec des pertes conséquentes .

Le constat du fiasco de l’échec du Général Nivelle est définitif le 8 Mai 1917 . Le Maréchal Philippe Pétain est nommé au poste de général en chef des armée française le 15 Mai 1917 en remplacement du général Nivelle . Nous célébrerons cette année, le centenaire des mutineries de 1917 et l’année, il y a eu plus de fusillés pour l’exemple tué. Les différentes mutineries de 1917 sont :

En février 1917 (L'armée russe se mutine, des soldats abandonnent leur poste pour rejoindre la manifestation des femmes du 23 février 1917 à Saint Petersburg contre la guerre. ), Des Mai 1917 mutineries éclatent au front ,à cause de l'offensive MEURTRIERE et militairement désastreuse du Général Robert Georges Nivelle sur le chemin des DAMES. (Ces mutineries commencèrent en mai 1917 jusqu’à en Juin 1917) et la mutinerie du camps de Courtine dans la Creuse. Il rappela qu’en 1916, Le général Alexeïev et le gouvernement français font un échange de la fourniture d’équipements militaires contres des soldats Russes et il rappela également que le 26 Juin 1917 : Le premier bataillon arrive dans le camp de Courtine (10300 Soldats et 136 officiers ). Le 16 septembre 1917, l’armée française attaque le camp russe de la Courtine.

il fait un rappel historique de la chansons de Craonne et il évoqué les différents périodes ou la chanson fut censurée .

Nous avons terminé notre rencontre en entonnant la chansons de Craonne et les discussions se sont poursuivie autour un apéritif fraternelle .

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 20:32
Compte-rendu du Banquet du  14 avril 2017

Excellente ambiance le 14 avril dernier au Banquet du Groupe V. Hugo à Pézenas pour le " vendredi-dit-saint " ou " mal-saint «. Rendez-vous des Libres Penseurs qui transgressent l'interdit religieux, nous y avons levé notre verre aux combats victorieux pour défendre la Laïcité de l'Etat et de l’Ecole. Notre amie Michelle a chanté des chants de la Libre Pensée et une chanson magnifique de Renaud; sur proposition de notre ami Gérard le banquet décida d'envoyer un message à François Hollande pour qu'il tienne sa promesse de réhabilitation des 639 " Fusillés pour l'exemple ". Paroles iconoclastes et chants émaillèrent les agapes dont " La religieuse " " Gloire au 17ème «. Le recueil de chants publiait aussi " Les Canuts " : " nous tisserons le linceul du vieux monde, et on entend déjà la colère qui gronde «. En conclusion du repas fort apprécié, la quarantaine de mécréants entonna l'Internationale avant de se séparer.

La Commission Administrative Départementale (C.A.D) s'était réunie avant le banquet pour finaliser l'ODJ de l'A.G. départementale du Groupe V. Hugo des LP-Hlt le 20 Mai à Aniane.

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 19:12

Le quinquennat de François Hollande s’achève comme il a commencé : dans la turpitude la plus complète. Il avait débuté par un reniement : celui de son engagement de candidat pour la réhabilitation collective des 639 Fusillés pour l’exemple de la Première Guerre mondiale. Il s’est poursuivi par la montée en puissance des opérations militaires extérieures qui ne sont que le masque hypocrite d’expéditions néocoloniales. Il s’est terminé par le honteux discours du 16 avril 2017 à l’occasion du centenaire des mutineries de 1917.

Constatons que, malgré tous ses efforts révisionnistes, la question des Fusillés pour l’exemple, les hommes qui ont dit Non ! et celle des mutineries n’ont pu être occultées. Les commentaires et reportages autour du centenaire du Chemin des Dames ont quasiment tous mis ces questions au centre de leur réalisation. La Libre Pensée avec toutes les associations et les citoyennes et citoyens qui agissent ensemble pour la réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple y sont pour beaucoup.

Un mauvais discours pour une mauvaise cause

François Hollande a notamment dit : « Il ne s’agit pas de juger ». Les généraux fusilleurs ne seront donc jamais jugés et ils ne rendront aucun compte devant l’Histoire. Les assassins peuvent dormir tranquilles. Il a rajouté : « il faut réunir toutes les mémoires de la guerre », celle des bourreaux et celle des victimes comme il l’a fait dans le Musée des armées aux Invalides, où les Fusillés côtoient les fusilleurs.

Peut-on faire la paix des mémoires sans rendre la Justice ?

Il a quand même été obligé de dire : « Les plus braves ont pu un instant vaciller ». François Hollande est allé encore moins loin que Nicolas Sarkozy. Il a essayé de se couvrir de la présence de Lionel Jospin pour tenter de donner un peu de lustre à sa politique. Ce n’est guère grandiose.

 

Jean-Marc Todeschini, Secrétaire d’État aux Anciens Combattants et à la Mémoire, a été interviewé par le Courrier Picard, le 14 avril 2017. Que dit-il en référence à la déclaration de Lionel Jospin de 1998 ? : « D’abord, il faut faire la différence entre Fusillés pour l’exemple et les mutins. Il ne s’agit pas de les réhabiliter aujourd’hui, mais de les réintégrer dans la mémoire collective, de les regarder avec humanité et de se dire, qu’est-ce qu’on aurait fait à leur place ? ».

 

Le 11 novembre 1998, Christian Eyschen, alors Secrétaire général de la Libre Pensée, dans son discours devant le monument pacifiste de Gentioux l’avait déjà clairement indiqué : « Il ne s’agit pas de réintégrer les Fusillés dans la mémoire collective, ils ne l’ont jamais quitté, il s’agit de leur rendre justice. »

C’est toujours la justice que les gouvernements

et tous leurs ministres, passés et présents,

refusent de rendre aux Fusillés pour l’exemple !

Honte à eux !

La Fédération nationale de la Libre Pensée, avec les associations qui luttent pour la réhabilitation collective, organise des rassemblements en hommage aux mutins et aux Fusillés pour l’exemple :

■ Le 13 mai 2017 à 16 h en hommage aux Mutins du Chemin des Dames dans le cimetière du village de Maizy où ont été fusillés 3 soldats. Pour s’y rendre : Maizy se trouve sur la rive gauche de l’Aisne, à 35 kms au nord-ouest de Reims, à 36 kms à l’est de Soissons.

■ Le samedi 24 juin 2017 à La Courtine dans la Creuse, la Fédération nationale de la Libre Pensée et sa Fédération de la Creuse organisent une journée de commémoration de la mutinerie des soldats Russes à la Courtine durant l'été 1917.

La journée débutera à onze heures par un dépôt de gerbe au pied du monument commémoratif de ces événements (érigé dans le cimetière de la Courtine, à l'initiative de la Fédération de la Creuse de la Libre Pensée) et les prises de paroles suivront. A l'issue, nous nous retrouverons au restaurant "le Petit Breuil" pour un banquet fraternel. L'après-midi, au cinéma de La Courtine, sera diffusée la pièce radiophonique "un homme dans la brèche" de Michel Sidoroff qui contribuera à l'animation du débat qui suivra.

■ Des rassemblements analogues en hommage aux Fusillés, aux mutins de 1917 et aux soldats russes de La Courtine auront lieu aussi au mois de juin 2017 à Angers (le 10 juin à 10h30, place de la Paix) et à Marseille.

Venez-y nombreux !

Par ailleurs, la réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple sera faite en 2018 par l’érection d’un monument sur la ligne de front en hommage aux 639 Fusillés pour l’exemple. Une collecte est en cours qui a déjà réussi à ramasser le quart de la somme nécessaire.

La République réhabilitera les Fusillés pour l’exemple et tous les réfractaires à la guerre. Nous sommes la République !

Nous réhabiliterons les Fusillés !

Nous vous appelons à verser massivement pour l’érection de ce monument en hommage à toutes les victimes des guerres.

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 12:58
Enorme succès  pour le 1er rassemblement de Paulhan, pour le 110 ème anniversaire de la révolte des vignerons du Midi et des " Piou-pious
Enorme succès  pour le 1er rassemblement de Paulhan, pour le 110 ème anniversaire de la révolte des vignerons du Midi et des " Piou-pious

Plus de 60 participants au 1er rassemblement pacifiste de Paulhan ce Samedi 1 Avril 2017 avec la participation de Monsieur Claude VALERO maire de Paulhan , avec la présence de 4 Conseillers municipaux et le Président « les Amis de Paulhan ».

Ce rassemblement était sous la présidence de notre camarade Alain Visseq.

Notre camarade José a fait un rappel historique de la solidarité de la population Paulhanaise en 1907 .Elle bloqua le convoi transportant la troupe envoyée de Lodève à Béziers, pour réprimer la manifestation des vignerons rassemblés sur les allées Paul Riquet. Ce rassemblement est une étape vers le 24 Juin 2017 à Béziers où nous célèbrerons la révolte des vignerons et le soulèvement des soldats du 17ème et nous saluerons cet acte de fraternisation des " Pious-Pious " qui, mettant la crosse en l'air s'élevaient contre la guerre.

Notre camarade Guillaume, a fait un rappel historique des mutineries de 1917. L’année 1917 fut celle où il y a eu le plus de fusillés pour l’exemple. Ensuite, il a fait un constat de notre combat au niveau national et au niveau départemental. La liste des 53 communes comprend des municipalités de droite et de gauche qui ont pris position en faveur de la réhabilitation collective des 639 Fusillés pour l’exemple. La plupart des 53 conseils municipaux réclament haut et fort à la présidence de la république la réhabilitation collective des 639 Fusillés pour l’exemple de 1914 -1918 !                                       

Notre camarade Guy a fait un rappel historique des différents éléments de la révolte viticole de 1907 . Le célèbre chant ‘’ Gloire au 17ème’’a été interprété par les laïques présents. Des discussions se sont poursuivies autour d’un apéritif fraternel.

EXTRAIT DU MIDI LIBRE DU 10 AVRIL 2017

EXTRAIT DU MIDI LIBRE DU 10 AVRIL 2017

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 14:13

Saisie sur le fondement de l’Article 267 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne par les Cours de cassation de Belgique et de la République française, aux fins d’énoncer des décisions préjudicielles, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rendu, le 14 mars 2017, deux arrêts (C-157/15 et C-188/15), par lesquels elle a notamment interprété les articles 2 et 4 de la directive 2000/78/CE du Conseil, du 27 novembre 2000, ayant respectivement trait au principe de l’égalité de traitement en matière d’emploi et de travail, entendu comme « l’absence de toute discrimination directe ou indirecte », et la notion d’« exigence professionnelle essentielle et déterminante, pour autant que l’objectif soit légitime et que l’exigence soit proportionnée », d’ailleurs inscrite comme telle, depuis 2008, à l’article 1133-1 du Code du Travail.

Comme pour les arrêts du Conseil d’Etat concernant la légalité de la présence des crèches dans les bâtiments publics, les amateurs de raisonnements simplistes en sont à nouveau pour leurs frais. Ces deux Arrêts ne changent pas la loi française, ne la modifie pas et laissent la situation en l’Etat.

Si la CJUE reconnaît que l’interdiction du port visible d’un signe politique, religieux ou philosophique résultant d’une règle interne à l’entreprise, ne constitue pas, par elle-même, une discrimination, pour autant elle considère qu’il importe de vérifier qu’elle n’est pas la source d’une discrimination indirecte. De même, la notion d’exigence professionnelle essentielle et déterminante ne peut être que strictement entendue.

 

La règle interne à l’entreprise

ne saurait constituer « une discrimination indirecte »

 

Dans la première affaire, une entreprise belge avait recruté, en février 2003, une réceptionniste, appelée à exercer des fonctions d’accueil auprès des clients de la société. A cette date, celle-ci avait énoncé la règle non-écrite selon laquelle ses salariés n’étaient pas autorisés à porter des signes visibles de leurs convictions philosophiques, politiques ou religieuses. La réceptionniste avait néanmoins délibérément porté un foulard sur son lieu de travail, si bien que l’employeur l’a licenciée, en juin 2006, pour ce motif. Pour mieux assurer juridiquement les restrictions à la liberté d’expression qu’il exigeait de ses salariés, celui-ci avait préalablement modifié le règlement intérieur de l’entreprise, le 29 mai 2006.

La CJUE conclut, certes, que « […] l’interdiction de porter un foulard islamique, qui découle d’une règle interne d’une entreprise privée interdisant le port visible de tout signe politique, philosophique ou religieux sur le lieu de travail, ne constitue pas une discrimination directe fondée sur la religion ou sur les convictions au sens de cette directive. » Néanmoins, elle ajoute qu’« une telle règle interne […] est susceptible de constituer une discrimination indirecte au sens de l’article 2, paragraphe 2, sous b), de la directive 2000/78 s’il est établi que l’obligation en apparence neutre qu’elle prévoit entraîne, en fait, un désavantage particulier pour les personnes adhérant à une religion ou à des convictions données, à moins qu’elle ne soit objectivement justifiée par un objectif légitime, tel que la poursuite par l’employeur, dans ses relations avec ses clients, d’une politique de neutralité politique, philosophique ainsi que religieuse, et que les moyens de réaliser cet objectif ne soient appropriés et nécessaires, ce qu’il appartient à la juridiction de renvoi de vérifier. » Bref, la légalité des termes du Règlement intérieur restreignant les libertés individuelles du salarié dans l’entreprise est acquise uniquement s’ils répondent à une nécessité, ne sont pas de nature à entraîner, en fait, des discriminations en son sein et sont proportionnées à l’objectif poursuivi.

 

Les désirs du client ne sauraient être regardés comme une « exigence professionnelle essentielle et déterminante »

 

Dans le second cas, en juin 2009, un client d’une entreprise française s’est plaint d’avoir eu affaire à une jeune femme portant un foulard. Ingénieur d’études, celle-ci en était revêtue au moment de son recrutement, intervenu, le 15 juillet 2008, à la suite d’un stage de plusieurs mois dans la société. Devant son refus de le retirer pour complaire au client, l’employeur l’a licenciée le 22 juin 2009.

 

La CJUE conclut que « l’article 4, paragraphe 1, de la directive 2000/78 doit être interprété en ce sens que la volonté d’un employeur de tenir compte des souhaits d’un client de ne plus voir les services dudit employeur assurés par une travailleuse portant un foulard islamique ne saurait être considérée comme une exigence professionnelle essentielle et déterminante au sens de cette disposition. » En clair, un employeur ne peut probablement pas se prévaloir du port du foulard pour justifier ce que le droit interne de la République française qualifie de licenciement pour cause réelle et sérieuse, au sens des articles 1232-1 et suivants du code du travail. Il appartiendra à la Cour de cassation de le juger.

 

La Libre Pensée exige l’abrogation

de l’article L. 1321-2-1 du Code du Travail

issu de la loi Travail (Loi El Khomri) du 8 août 2016

 

Pour la Fédération nationale de la Libre Pensée, les deux arrêts de la CJUE ne conduisent pas à infléchir l’interprétation du Droit interne français qui, en la matière, demeure régi, pour l’essentiel, par les dispositions des articles L. 1121-1 et L. 1321-3 du Code du Travail. Le premier prévoit que « Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché », le second que « Le règlement intérieur ne peut contenir : / 1° Des dispositions contraires aux lois et règlements ainsi qu'aux stipulations des conventions et accords collectifs de travail applicables dans l'entreprise ou l'établissement ; / 2° Des dispositions apportant aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives des restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché ; / 3° Des dispositions discriminant les salariés dans leur emploi ou leur travail, à capacité professionnelle égale, en raison de leur origine, de leur sexe, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle ou identité de genre, de leur âge, de leur situation de famille ou de leur grossesse, de leurs caractéristiques génétiques, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation ou une race, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales ou mutualistes, de leurs convictions religieuses, de leur apparence physique, de leur nom de famille ou en raison de leur état de santé ou de leur handicap. »

 

En revanche, en dépit des énonciations de l’arrêt C-157/15 du 14 mars 2017, elle demande l’abrogation de l’article L. 1321-2-1 du Code du Travail, issu de la loi du 8 août 2016, dite loi Travail. Antinomique avec le texte cité ci-dessus, il prévoit que « Le règlement intérieur peut contenir des dispositions inscrivant le principe de neutralité et restreignant la manifestation des convictions des salariés si ces restrictions sont justifiées par l'exercice d'autres libertés et droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l'entreprise et si elles sont proportionnées au but recherché. »

 

Comme la législation antérieure le prévoyait, ces restrictions doivent être adaptées à chaque situation individuelle et édictées uniquement à raison des tâches à accomplir par le salarié. En particulier, elles ne sauraient résulter du critère vague et trop général du « bon fonctionnement de l’entreprise ».

 

Le salarié dans l’entreprise reste un citoyen !

 

Toute mesure visant à restreindre les droits de citoyens des salariés au sein des entreprises privées, serait une violation de l’Article 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789 qui stipule : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi. » Rappelons que ce principe est rentré dans le Bloc constitutionnel.

Le Travailleur a conquis ses droits de citoyen au sein de l’entreprise. Nous ne sommes plus au XIXe Siècle où les travailleurs étaient taillables et corvéables à merci et à la botte du patronat. Ils avaient obligation « d’épouser les convictions du patron » en allant aux offices religieux.

 

Le salarié n’est plus un serf propriété du Capital !

La Libre Pensée ne saurait accepter aucun retour en arrière. C’est à cela qu’on juge réellement d’une démocratie authentique.

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 23:03

Entre 1914 et 1918, il y eut 2 500 condamnés à mort dans les Conseils de guerre et 639 furent fusillés sur le front des troupes. Choisis au hasard ou parfois désignés comme « meneurs » parce que militants, syndicalistes notamment, ils furent exécutés pour l’exemple avec des balles françaises par des soldats français.

L’opprobre s’est répandu sur les familles. Il a fallu pour elles vivre depuis avec ce déshonneur et cette infamie publique qui se sont ajoutés à la douleur de la perte d’un être cher. Un silence de plomb s’est abattu depuis près de 100 ans. Il a fallu, pour la plupart des descendants de ces malheureux, enfouir ce chagrin au plus profond de leur être. Ce qui a souvent empêché le travail de deuil nécessaire à de telles horreurs.

Les plus hautes autorités de la République reconnaissent désormais qu’ils n’étaient point des lâches, mais qu’ils étaient avant tout des victimes de la guerre.

Cette guerre horrible et barbare, avec des moyens de destructions massives, a fait des millions de morts, de blessés et de victimes civiles, dont ces 639 soldats et officiers tués PAR la France.

Comme le souligne la Déclaration internationale, signée par des associations originaires des différents pays belligérants de 1914-1918, qui exigent que l’honneur et la dignité soient rendus à tous les Fusillés pour l’exemple : ce chiffre de 639 exécutés « est sans compter les exécutions sommaires et les exécutés non recensés. Un seul Fusillé pour l’exemple est déjà un crime de guerre, des milliers sont des crimes contre l’Humanité.

Ces exécutions pour l’exemple conduiront, bien plus tard, à reconnaître le traumatisme des tranchées, plus connu sous le nom de Shell Shock. C’était la vengeance posthume des milliers de soldats passés par les armes pour lâcheté. »

Mais nous constatons que cette reconnaissance par les plus hautes autorités de la République, que ce sont les conditions horribles de la guerre qui ont conduit des membres de nos familles devant les pelotons d’exécution, ne les a pas conduites à casser les jugements iniques et à réhabiliter nos aïeux. Les Présidents de la République, l’Assemblée nationale, le Sénat s’y refusent toujours.

Ils n’étaient pas coupables, tout le monde le reconnaît. Alors, ils étaient innocents des crimes qu’on leur a attribués. Il faut les réhabiliter !

Depuis 1914-1918, nos familles attendent qu’on rende leur honneur aux nôtres et à leurs familles. C’est pourquoi nous soutenons l’initiative d’ériger un monument en leur honneur sur la ligne de Front.

Assez de douleurs, assez de pleurs, assez de honte, assez de souvenirs dévastateurs et destructeurs !

Notre honneur est notre droit, la justice nous est due.

Nous demandons solennellement

que la République réhabilite tous les Fusillés pour l’exemple

Membre d’une famille de Fusillé pour l’exemple de la Guerre de 1914-1918,

je m’associe à cet appel

Nom : Prénom : Signature :

Famille du Fusillé pour l’exemple :

Condamné à mort et fusillé en :

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 20:49
Compte-rendu du rassemblement laïque  du Samedi 3 Décembre 2016

Grande réussite de notre Rassemblement laïque unitaire le Samedi 3 Décembre 2016 devant l'ancien Collège V. Hugo de Sète avec la présence de 100 laïques. Nous en sommes donc à près de 2 000 signataires exigeant " Non à l'attribution de l'ex-Collège V. Hugo à l'école St Joseph ! Ce grand Rassemblement et les 2 000 signatures attestent que la " subvention " voulue par la municipalité de Sète ne passe pas dans la population qui reste attachée à la Loi du 9 décembre 1905.

Compte-rendu du rassemblement laïque  du Samedi 3 Décembre 2016

Nous continuons à nous référer à V. Hugo " l'Etat chez lui, l'église chez elle ", à Jean Jaurès artisan de la Loi de Séparation de l'Etat et des églises, nous restons fidèles au mot d'ordre démocratique " Fonds publics à Ecole publique- A écoles privées fonds privés !
Nous avons réitéré dans une lettre unitaire notre demande d'audience au Préfet pour qu'il fasse respecter la Loi de 1905. Le groupe Victor Hugo LP Sète-Environs, initiateur de la rencontre laïque du 13 février tient à souligner l'unité qui s'est réalisée avec les Syndicats SNES- FERC-CGT - SNUDI-FO-34 et les élu(e)s municipaux d’opposition. Nous tenons aussi à remercier les journalistes qui ont couvert l’évènement. 

Compte-rendu du rassemblement laïque  du Samedi 3 Décembre 2016

Forts de cette unité nous allons poursuivre et amplifier la campagne de pétitions appuyée sur le mouvement laïque, convaincus de notre bon droit, nous ne cèderons pas.
Nous n'acceptons pas la réponse de M. Mertz maire-adjoint à notre délégation : " c'est une subvention ! "
Dans l’article 2 de la Loi de 1905 stipule : " La République ne reconnait ne salarie ni ne subventionne aucun culte. « Nous demandons à être reçus par M. le Préfet.

Compte-rendu du rassemblement laïque  du Samedi 3 Décembre 2016
Extrait de La Marseillaise du Lundi 5 décembre 2016 de la page 5

Extrait de La Marseillaise du Lundi 5 décembre 2016 de la page 5

 Extrait du Midi Libre de l’Edition de Sète du Dimanche 4 décembre 2016 de la page 2

Extrait du Midi Libre de l’Edition de Sète du Dimanche 4 décembre 2016 de la page 2

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 15:15

A l’occasion du 9 décembre 2016, jour anniversaire de la promulgation de la loi de 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat

Pour le respect de la laïcité

C’est peu de dire que la laïcité va mal : malmenée, manipulée, vilipendée, on n’ose plus s’affirmer laïque par peur des amalgames et des contresens. Principe de paix, elle serait devenue sujet de discorde. Principe d’unité par-delà les différences, on lui assigne des fins identitaires.

L’extrême-droite, de tradition pourtant anti-laïque depuis toujours, veut s’approprier le mot pour mieux distiller son venin xénophobe. Hier les juifs, les arabes, aujourd’hui les musulmans. On ne peut se réclamer de la laïcité, quand on condamne les prières de rue, quand elles se font aux abords des mosquées, mais qu’on les soutient quand il s’agit de l’église Sainte Rita. On n’est pas laïque, quand on se fait le porte-parole des discours les plus réactionnaires du Vatican en appelant à la suppression du Planning familial.

Non, l’Islam ne serait pas par nature plus hermétique aujourd’hui à la laïcité que ne l’était le culte catholique en 1905. La laïcité n’a pas à s’adapter à une religion, de même qu’aucun croyant ne peut réclamer de droits particuliers. La République est séparée des religions, elle n’a pas à organiser les cultes.

Nous, militants laïques, par-delà parfois des divergences d’analyse, en appelons à la constitution d’un front commun autour des fondements de la laïcité républicaine, telle que définie par la loi de 1905. Être laïque, c’est reconnaître que l’État assure en même temps la liberté de conscience - croyant et non croyant - et le libre exercice des cultes. Être laïque, c’est affirmer que l’État ne doit reconnaître, salarier ou subventionner aucun culte. Par conséquent la République ne tranche pas parmi les cultes plus ou moins respectables : elle demeure indifférente dans la seule limite du respect de l’ordre public et des lois communes.

Ses Elus et représentants doivent conserver cette neutralité dans leurs fonctions. La République ne juge personne selon ses croyances ou appartenances présumées. Elle accorde à l’Ecole publique la noble mission d’instruire les enfants : c’est par conséquent à elle que l’État doit accorder les fonds nécessaires aux défis que porte l’Ecole aujourd’hui. 

Nous, militants de la cause laïque, appelons à la plus grande vigilance contre toute tentative de détourner la laïcité de ses objectifs. En cette date anniversaire de la loi de 1905, nous en appelons au respect plein et entier  de ses principes fondateurs. La laïcité organise l’espace public et donne sens à la citoyenneté républicaine qui garantit la démocratie. Ce n’est ni une police de la pensée, ni une option philosophique parmi d’autres valeurs particulières.

La loi de 1905 est une loi de liberté qui permet toutes les autres libertés. Elle doit donc être préservée.

Premiers signataires : Guiseppe Aviges (vice-Président de l’Union Nationale Lycéenne – UNL), Quentin Baillon (président de l'association le poing commun),  Jean Baubérot (ancien titulaire de la chaire Histoire et sociologie de la laïcité à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes), Alain Barbier (Secrétaire général de l'UFR de la FERC-CGT), Hervé Basire (Secrétaire général de la FERC- CGT), Thierry Baudet (Président de la MGEN), Christian Beauvais (Délégué Général de la Fédération du Pas de Calais et de l’Union Régionale des Hauts de France de  la Ligue de l’enseignement), Nadia Bellaoui (Secrétaire générale de la Ligue de l’enseignement),  Hassan Benhsain (Président de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne – FIDL),Daniel Bénichou (Président de l’Association Le Chevalier de la Barre), Roland Berthilier (président de l’ESPER, L’Economie Sociale Partenaire de l’Ecole de la République), Roland Biache (Délégué général de Solidarité Laïque), Jean-Marie Bonnemayre (Président du CNAFAL, Edith Boulanger (Commission « Laïcité » du Mouvement de la Paix), Edouard Brézin (Président de l'Union Rationaliste, Ancien Président de l'Académie des Sciences), Marcel Caballero (Président d'honneur de l'Institut de Coopération Sociale Internationale (ICOSI) - vice-Président du Centre international de recherche et d'information sur l'économie publique, sociale et coopérative (CIRIEC), Monique Cabotte-Carillon (Présidente du CEDEC : Chrétiens pour une Eglise Dégagée de l'Ecole Confessionnelle), Jean-Luc Cazaillon (Directeur général des CEMEA),   Philippe Corcuff  (maître de conférences de science politique à l'IEP de Lyon), Daniel Callewaert (Président fondateur du Cercle  Laïque Maria et Gustave Dron – Tourcoing), Jacques Calvier (militant laïque), Jean-Yves Cerfontaine (Président du Cercle Laïque Jean Macé et ancien Secrétaire National de la FEN),  Guy Cirla (Président de la Ligue de l’Enseignement de l’Ariège), Charles Conte (Chargé de mission laïcité à la Ligue de l’enseignement), Guy  Coq  ( administrateur  de   Confrontation et Membre  de  l' OFC),   Dominique Dattola (Auteur réalisateur humaniste, citoyen du monde),  Claude Dejean (Présidente du Cercle Condorcet de l'Ariège, Vice- présidente de la Ligue de l'Enseignement Fédération de l'Ariège),  Abdoulaye Diarra (membre du Bureau national de l’Union Nationale des Etudiants de France – UNEF), Jean-Michel Ducomte (Président de la Ligue de l’Enseignement), Françoise Dumont (Présidente de la Ligue des Droits de l’Homme), Michel Eliard (Docteur ès-lettres, professeur émérite des universités), Christian Eyschen  (vice-Président de la Libre Pensée), Philippe Forget (essayiste), Judith Fouillard (Secrétaire nationale de la FSU), Anne-Marie Franchi (ancienne Vice-présidente de la Ligue de l’Enseignement et  ancienne Secrétaire générale des DDEN), Jean-Claude Frey (Président d'un groupement de mutuelles interprofessionnelles), Mireille Fridman  ( militante laïque de Toulouse), Gabriel Gaudy (Secrétaire général de l’Union régionale Ile-de-France de FO,  libre penseur), Yves-Jean Gallas (Président du Comité francilien du Mouvement de la Paix), Maurice Gelbard  (chercheur), Jacques Gelly (Président de l'Union Régionale des Fédérations des Œuvres Laïques Auvergne Rhône-Alpes de la Ligue de l'enseignement), David Gozlan (Secrétaire général de la Libre Pensée), Anne-Marie Harster (vice-Président de Solidarité laïque),  Pascal Joly (Secrétaire général de l’Union régionale Ile-de-France de la CGT), Dadou Khel ( Président du groupe "diversité/laïcité" de la Ligue de l'enseignement), Annie Lacroix-Riz ( professeur émérite d’histoire contemporaine, université Paris 7), Pascal-Eric Lalmy (Conseiller municipal d'Osny (95), Hélène Langevin-Joliot (Présidente 2004-2012 de l'Union rationaliste), Lilâ Le Bas (Présidente de l’Union Nationale des Etudiants de France – UNEF),  Jo Le Lameur (Président de la Fédération Française de Crémation), Polo Lemonnier (Secrétaire national de la FSU), Jacky Lesueur (syndicaliste), Jean-Claude Mailly (syndicaliste), Michel Miaille ( professeur honoraire à l'Université de Montpellier, Président de la Ligue de l'Enseignement de l'Hérault), Paul Markidès (Vice-Président de l’Association Républicaine des Anciens Combattants), Roger Martelli (codirecteur du magazine Regards), Philippe Martinez (Secrétaire général de la CGT), Jean-Luc Mélenchon (Eurodéputé), Maurice Montet (militant pacifiste), Pascal Nakache (Avocat, membre du Comité Central de la Ligue des Droits de l’Homme), Michel Naud (ingénieur, chef d'entreprise, rationaliste scientifique), Gauthier Ngumbu (Président de la Ligue de l’Enseignement de Haute-Garonne), Françoise Olivier-Utard (militante laïque), Rémy Pech (professeur émérite et Président honoraire de l'Université de Toulouse - Jean Jaurès),  Jean-Claude Pecker (Membre de l’Institut, Professeur au Collège de France),  Catherine Picard (ancienne Députée), Jean Louis Petriat (President d’Honneur du Groupe GMF et de la FNAC), Jean-Sébastien Pierre (Président de la Libre Pensée), Bernard Quelquejeu ( membre de l'Observatoire Chrétien de la Laïcité, co-fondateur du Groupe International, Interculturel, Interconvictionnel (G3i), Jean-Michel Quillardet (l’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires), Jean-Robert Ragache (Historien et  Ancien Grand Maître du Grand Orient De France), Hubert Raguin (syndicaliste), Jean-Marc Raynaud (responsable des Editions libertaires), Caroline Rebhi  (co-présidente du Mouvement Français pour le Planning Familial),   Liliane Rehby (Secrétaire Nationale de l'ARAC),  Jean Riedinger (Secrétaire  de l'Observatoire Chrétien de la Laïcité), Johannés Robyn (Président de l’Union des Athées - France), Patrice Rolland, (professeur de droit public), Joël Roman (Président de Islam et laïcité),    Jean-Luc Romero (Président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité), Pierre Roy (Président de la Fédération nationale laïque des Associations des Amis des Monuments Pacifistes, Républicains et Anticléricaux), Frank Sammeth ( Président de la société d'histoire du radicalisme), Jean-Marc Schiappa (Président de l’Institut de Recherche et d’Etudes de la Libre Pensée), Benoit  Schneckenburger (Philosophe), Véronique Sehier (co-présidente du Mouvement Français pour le Planning Familial), André Sirota (Président de l’Association nationale des CEMEA), Patrick Staat (Secrétaire général de l’ARAC), Benjamin Stora (Historien), Michèle Talfer (Bureau de l’Union rationaliste), Dominique Thys (Président de Solidarité laïque), Bernard Toulemonde ( Inspecteur général honoraire de l'Education nationale), Pierre Tournemire (vice-Président de la Ligue de l’Enseignement), Michel Tubiana (Président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme), Michel Vovelle (Historien), Raphaël Vahé (Président de l’ARAC), Valentine Zuber (Historienne ou Directrice études à l’Ecole pratique des hautes études)

Pour soutenir cet Appel des Laïques,

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 14:32

RESOLUTION LAÏQUE 

19 juin 1960 : LE SERMENT DE VINCENNES

 

« Nous, délégués des pétitionnaires des communes de France représentant 10.813.697 français et françaises de toutes origines et de toutes opinions, ayant signé la protestation solennelle contre la loi scolaire de division du 31/12/1959 faisons le serment solennel :

  • de manifester en toutes circonstances et en tous lieux notre irréductible opposition à cette loi contraire à l’évolution historique de la Nation.
  • de lutter sans trêve et sans défaillance jusqu’à son abrogation.
  • et d’obtenir que l’effort scolaire de la République soit uniquement réservé à l’école de la Nation, espoir de notre jeunesse. »

Pour la Libre Pensée, ce serment est toujours d’actualité.

 

OUI ! ENCORE ET TOUJOURS ! ABROGATION DE LA LOI DEBRE !

FONDS PUBLICS A L’ECOLE PUBLIQUE,

FONDS PRIVES A L’ECOLE PRIVEE

IL N’Y A QU’UNE SEULE ECOLE DE LA REPUBLIQUE : L’ECOLE PUBLIQUE GRATUITE OUVERTE A TOUS LES ENFANTS SANS AUCUNE DISTINCTION !

Le Congrès National 2016 de la Libre Pensée se félicite du rassemblement du 5 décembre 2015 pour l’abrogation de la loi Debré et la défense de la loi de 1905. Malgré l’état d’urgence et l’interdiction de la manifestation de rue, le rassemblement a pu s’organiser dans l’enceinte du gymnase Japy.

Succès quantitatif incontestable ! Succès qualitatif, par la qualité des échanges et la participation de la Ligue de l’Enseignement, la Ligue des Droits de l’Homme, la Confédération Force Ouvrière, la FERC-CGT, l’Union Rationaliste, l’ADMD (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité), Laïcité-Liberté, qui ont développé leur point de vue et expliqué les raisons qui les ont amenés à s’associer à l’initiative de la Libre Pensée. Ce rassemblement du 5 décembre est une étape importante du combat permanent de la Libre Pensée pour l’abrogation de la loi Debré et de toutes les lois anti-laïques, pour le respect du principe républicain :

 

Fonds publics à l’Ecole publique ! EXCLUSIVEMENT !

LA LIBRE PENSEE DENONCE LE 57ème BUDGET ANTI-LAIQUE

POUR L’ANNEE 2016 (depuis l’avènement de la Vème République en 1958).

En 2016, l’Etat va verser plus de 8,5 milliards à l’enseignement privé à 97% catholique !

L’Etat va verser 7 milliards 295 millions 523 mille 578 euros pour financer l’enseignement confessionnel des 1er et 2nd degrés. En 2015, il avait versé 7 milliards 174 millions 423 mille 975 euros. Pas de restriction pour l’enseignement privé confessionnel, mais un budget en hausse pour les 4 828 écoles et 2919 établissements du 2nd degré sous contrat, institutions de l’Eglise catholique, concurrentes de l’Ecole de la République.

En hausse également de 20,7 % en 2016, les crédits consacrés à la formation des personnels du privé. Ce montant inclut une dotation supplémentaire pour le financement du plan de formation au numérique.

2016 : 660 millions 807 mille 586 euros pour le fonctionnement des lycées et collèges privés (forfait d’externat, dépenses pédagogiques, action culturelle…)

L’Etat subventionne les dépenses pour la rémunération des personnels non-enseignants pour l’externat des collèges et lycées privés sous contrat. En hausse de 9,8 millions d’euros par rapport à 2015 pour la partie personnels du forfait d’externat, soit au total 637 millions d’euros. Le coût moyen d’un élève du privé est revalorisé par rapport à la loi de finance 2015. A cela s’ajoutent 15,3 millions d’euros pour le renouvellement des manuels dans les collèges privés sous contrat.

 

MINISTERE DE L’AGRICULTURE :

574 millions 291 mille 502 euros détournés pour le financement de l’enseignement agricole privé.

 

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE :

78 millions 895 mille 852 euros détournés pour l’enseignement supérieur privé (dit associatif) qui accueille 77 000 étudiants dans 59 établissements organisés principalement au sein de 4 associations catholiques :

  • FESIG – Réseau de 28 grandes écoles d’ingénieurs et management
  • UGEI – Union des grandes écoles indépendantes
  • UDESCA – avec notamment les 5 facultés catholiques de France (Angers, Lille, Lyon, Paris, Toulouse)
  • UNFL – Union des nouvelles facultés libres

A tous ces chiffres s’ajoutent les sommes allouées par les collectivités locales.

PLUS DE 10 MILLIARDS DE FONDS PUBLICS DETOURNES CHAQUE ANNEE

AU PROFIT DE L’ECOLE PRIVEE A 97% CATHOLIQUE

Il y a aussi la taxe d’apprentissage !

C’est un impôt national créé en 1925, versé par les entreprises employant des salariés exerçant une activité commerciale, industrielle ou artisanale. Environ 2 milliards d’euros par an !

Les établissements privés qui ont des sections technologiques se battent avec acharnement en direction des préfectures pour percevoir cette taxe. 114 centres de formation par apprentissage sous l’égide du secrétariat général de l’enseignement catholique sont sur les rangs comme d’autres établissements privés hors contrat qui veulent aussi des fonds publics.

 

Le Congrès National invite les Fédérations à établir l’inventaire des fonds publics détournés, à rendre ces chiffres publics, à interpeler les Elus, à organiser des réunions publiques pour l’abrogation de la loi Debré, mère de toutes les lois antilaïques.

La loi NOTRe, loi antidémocratique et antilaïque,

aggrave encore la situation de l’Ecole publique !

 

Au 1er janvier 2017, dans tous les départements, vont être instituées de grandes, voire de très grandes intercommunalités en application de la loi NOTRe, par la fusion des intercommunalités actuelles. Ces nouvelles communautés de communes devront choisir, en plus de sept compétences obligatoires à terme (2020), trois compétences optionnelles dans une liste de neuf, parmi lesquelles « la construction, l’entretien et le fonctionnement d‘équipements culturels et sportifs et d’équipements de l’enseignement préélémentaire et élémentaire d’intérêt communautaire » (source : L’intercommunalité et la loi NOTRE, synthèse de la Caisse des dépôts-Mairie conseils).

Dans plusieurs départements où la marche forcée à la mise en œuvre anticipée de cette loi donne lieu à la naissance de grandes communes nouvelles, qui vont s’insérer dans de très grandes intercommunalités, on voit des Directions Académiques des Services de l'Education Nationale mettre à l’ordre du jour la « remise à plat des réseaux d’écoles » dans ces communes nouvelles.

 

Cette logique du regroupement des communes portée par la loi NOTRE obéit à l’impératif général de mutualiser les moyens dans le cadre de la restriction des budgets publics. On ne peut que redouter les effets de cette recherche de mutualisation quand on sait la place qu’occupe l’enseignement privé, essentiellement catholique, en concurrence directe avec l’Ecole publique dans les communes de certaines régions et son poids dans les budgets communaux.

 

De même, un amendement subrepticement introduit dans la loi NOTRe aggrave la loi Carle. Désormais, les maires des communes dont les écoles ne dispensent pas un enseignement de langue régionale sont obligés de financer la scolarisation d’enfants dans une école d’une autre commune dès lors qu’elle dispense cet enseignement.

POUR RESTER LAIQUE, l’ECOLE PUBLIQUE DOIT RESTER NATIONALE !

POUR RESTER LAIQUE, L’ECOLE PUBLIQUE DOIT ETRE PRESERVEE DE TOUTE INGERENCE DES GROUPES DE PRESSION DE TOUS ORDRES.

LE DESENGAGEMENT DE L’ETAT, L’AUTONOMIE DES ETABLISSEMENTS, LA NOUVELLE CARTE ADMINISTRATIVE DE LA FRANCE MENACENT L’ECOLE D’IMPLOSION.

NON AU RETOUR DES BARONNIES ET DES TYRANNIES LOCALES !

NON A LA PRIVATISATION !

ABROGATION DE LA LOI NOTRE !

Avec la loi Peillon, après les lois Debré et Jospin, la volonté d’unifier l’Enseignement public avec les écoles privées, sur la base du « caractère propre » est manifeste. A terme, il n’y aurait plus aucune différence juridique entre l’Enseignement public et l’enseignement privé sous ou sans contrat.

Ainsi, sur le site du ministère Eduscol, auquel les enseignants sont invités à se référer en matière pédagogique, on peut lire « dans le cadre de la connaissance de la République et de ses valeurs » la recommandation suivante : « à commencer par sa devise, la République s’inscrit dans les registres des valeurs et des principes qui prolongent sa visée rationnelle par une dimension spirituelle voire religieuse. Elle se définit ainsi par une constitution morale. »

 

Au motif des activités péri, para et post-scolaires, des fonds publics financent déjà des associations à caractère religieux.

Loi Peillon, Réforme du collège : le rejet

Vincent Peillon aura laissé derrière lui des textes et lois dont la prétention est de bouleverser complètement l’architecture de l’Ecole publique et laïque française pour y substituer des établissements scolaires gérés et financés par les collectivités territoriales. C’est cette mécanique qui a présidé à la mise en place de la « réforme » des rythmes scolaires, exemple s’il en est, de ce transfert de responsabilités de l’Etat aux mairies.

C’est encore cette mécanique qui a présidé cette année à la mise en place de la réforme du collège qui vise à instaurer des établissements scolaires autonomes, avec une définition des enseignements et activités de plus en plus dévolue aux conseils d’administration de chaque établissement dans lesquels les représentants des collectivités départementales et régionales ont un pouvoir renforcé.

Dans ce contexte, la Fédération nationale de la Libre Pensée viscéralement attachée à la « Laïque », a appuyé le combat contre ces « réformes » rejetées massivement par les personnels. Ainsi elle a apprécié et soutenu le rôle joué par nombre de syndicats et fédérations de l’enseignement qui ont su prendre la pleine mesure de la nocivité des textes découlant de la loi Peillon, notamment la « réforme » des rythmes scolaires et celle du Collège, pièces d’un puzzle plus général de démantèlement des services publics républicains et du Code du travail national.

Ce comportement a permis la définition de revendications claires de retrait puis d’abrogation de ces contre réformes. Les syndicats et fédérations enseignantes confédérés ont largement contribué à établir cette clarté qui a empêché la réalisation de tout consensus syndical autour des projets Peillon. Le rejet, largement majoritaire chez les enseignants, et l’absence de consensus syndical en faveur de ces contre réformes ont débouché sur de puissantes mobilisations contre les rythmes scolaires et la réforme du collège. Ce sont 15 organisations représentant 80% des personnels qui ont défendu l’exigence de l’abandon de la réforme du collège.

La Fédération nationale de la Libre Pensée réaffirme son exigence de l’abrogation des lois et décrets Peillon, Hamon, Bel Kacem de Refondation de l’Ecole et de « réforme » des rythmes scolaires et des collèges.

POUR RESTER LAIQUE, l’ECOLE PUBLIQUE DOIT RESTER

SEPAREE DE L’ENSEIGNEMENT PRIVE !

AUCUNE UNIFICATION ENTRE L’ECOLE PUBLIQUE

ET LES ECOLES DE L’EGLISE CATHOLIQUE !

LA LOI DE 1905, C’EST AUSSI LA SEPARATION DE LA SPHERE PUBLIQUE

ET DE LA SPHERE PRIVEE. EN CONSEQUENCE, C’EST AUSSI LA SEPARATION

DE L’ENSEIGNEMENT PUBLIC ET DE L’ENSEIGNEMENT PRIVE !

Depuis le 1er janvier 2016, avec la nouvelle carte administrative, la France est découpée en 13 nouvelles régions. Quelles conséquences dans l’Education Nationale ?

  • Un Recteur de « Région académique » est nommé dans chaque région.

Ce Recteur de région académique a un pouvoir nouveau : c’est l’unique interlocuteur de la Région et du préfet de Région.

  • La décentralisation s’accentue par le transfert des missions de l’Etat aux grandes Régions qui deviennent autonomes et génératrices de droit local.
  • Les missions de l’Education Nationale seront éclatées en 13 politiques éducatives régionales différentes.
  • Dans l’Enseignement secondaire, la loi de Refondation de l’Ecole a modifié la composition des conseils d’administration pour y introduire deux représentants du patronat. Avec la loi de Refondation et le décret Hamon modifiant les obligations de service des enseignants, le gouvernement veut instaurer l’autonomie et favoriser l’entrée des acteurs sociaux et économiques de l’environnement proche.
  • Dans l’Enseignement primaire, le pouvoir local est renforcé puisque, par exemple, à la demande d’un maire, la semaine de 24h d’enseignement pourrait être modifiée. Comme la loi "travail", la Refondation de l'Ecole inverse la hiérarchie des normes et fait prévaloir le "droit" local, arme de dénationalisation, de désintégration des programmes, des examens, des diplômes nationaux et des statuts des personnels.

La privatisation en marche de l’Ecole publique en Grande-Bretagne préfigure-t-elle celle des écoles en France ?

Le gouvernement britannique veut transformer les écoles publiques en « free schools », lesquelles dépendent d’acteurs privés subventionnés par le gouvernement. Les écoles seraient gérées par des ONG, des fonds spéculatifs, des sociétés, des Eglises.

TRANSMETTRE DES CONNAISSANCES
POUR FORMER DES CITOYENS INSTRUITS ET LIBRES,
C’EST ET CELA DOIT RESTER LA MISSION PREMIERE DE L’ECOLE !

LE ROLE DE l’ECOLE PUBLIQUE, CE N’EST PAS LE CONDITIONNEMENT "MORAL" (MEME S’IL EST BAPTISE "CITOYEN"),

NI LA CAPORALISATION DE LA JEUNESSE.

« L’école, c’est le lieu où l’on apprend ce que l’on ignore pour pouvoir le moment venu se passer du maître. » Jacques Muglioni (qui fut inspecteur général de philosophie).

Pour la Libre Pensée, les groupes de pression économiques, idéologiques, religieux, les militaires, les gendarmes ou les jeunes embauchés dans le "service civique" n’ont rien à faire dans l’Ecole.

Le Congrès national de la Libre Pensée considère que la mise en place de la « réserve citoyenne », qui part du refus de donner les moyens à l’Enseignement public en trouvant des palliatifs, n’est qu’une privatisation rampante supplémentaire de la mission d’Instruction publique. Elle ouvre l’Ecole laïque à toutes les ingérences extérieures au service public.

Pour le gouvernement, et singulièrement pour la ministre actuelle de l’Education Nationale, l’Ecole doit être impliquée dans la lutte contre la pollution, le réchauffement climatique, la violence, la haine, le racisme, l’antisémitisme, le terrorisme, la faim dans le monde, le SIDA… C’est ainsi que la liberté pédagogique des enseignants est profondément remise en cause. C’est au nom de ces "missions citoyennes" que les enseignements fondamentaux et disciplinaires sont réduits à la portion congrue. Au nom de "l’éducation à la citoyenneté", les programmes nationaux, donc les diplômes nationaux, sont remis en cause.

Les Libres Penseurs répondent : Non !

La ministre de l’Education Nationale vient de décider que l’Education Nationale proposera 10 000 missions Service Civique à la rentrée 2016 et autant en 2017. L’Education Nationale en emploie déjà 5 000. Ceci, à la grande satisfaction de François Chérèque, Haut-Commissaire à l’engagement civique, et du Président de la République qui prévoie 350 000 "emplois" service civique en 2018, soit la moitié d‘une classe d’âge (pour un budget de 300 millions à 1 milliard d’euros).

 

Ni enseignant, ni personnel administratif, quelle sera la "mission" de ces jeunes, payés… 573 euros par mois ? (Notons qu’actuellement 10% des volontaires n’ont aucune qualification et ne reçoivent aucune formation). Lever du drapeau, chant de la Marseillaise, port d’un uniforme, patriotisme, service civique pour tous… C’est un refrain connu. A l’évidence, ces mesures sont inspirées des régimes corporatistes, autoritaires et des principes des "chantiers de jeunesse" institués sous le régime de Vichy.

 

A l’inverse, les jeunes veulent une vraie instruction, une véritable formation professionnelle, un vrai travail, un vrai salaire et la liberté. Ils refusent le conditionnement, le formatage, l’embrigadement. La Libre Pensée aussi !

Oui à la liberté de conscience et aux libertés individuelles !

Non à l’embrigadement !

 

LE CONCORDAT D’ALSACE-MOSELLE N’EST PAS AMENDABLE

 

C’EST TOUT LE CONCORDAT NAPOLEONIEN DE 1801 ET LES LOIS D’EXCEPTION DE BISMARCK QUI DOIVENT ETRE ABROGES !

PUREMENT ET SIMPLEMENT !

LA LOI DE SEPARATION DES EGLISES ET DE L’ETAT

DOIT S’APPLIQUER SUR TOUT LE TERRITOIRE DE LA REPUBLIQUE !

Est-il possible de supprimer les aspects antilaïques les plus voyants, comme le délit de blasphème, ou de rendre facultatifs les cours de religion pour que le concordat et les lois allemandes d’exception deviennent acceptables ? Un concordat « allégé », qui intègrerait la religion musulmane, voire le culte évangélique, pour démontrer que le "vivre ensemble religieux" est possible, ne règlerait rien sur le fond, mais serait lourd du danger d’extension à tout le pays. L’Etat a déjà imposé, par exemple, le fichage des opinions religieuses des élèves et des familles en terre concordataire au mépris de la loi républicaine. Le statut scolaire clérical d’exception forme avec le concordat un tout cohérent. On ne peut demander d’améliorations dans le cadre de ces lois.

Les laïques, les républicains ne peuvent renoncer à exiger l’abrogation de la loi Falloux, des lois allemandes et du concordat. La Libre Pensée estime que l’organisation d’une campagne nationale pour le respect de la démocratie républicaine, foulée aux pieds en Alsace-Moselle, est pleinement d’actualité.

Dans la continuité de la déclaration d’Alain Tien Long au congrès de Creil, le congrès de la Libre pensée de Bourg lès Valence exige l’abrogation du décret royal de Charles X de 1828 comme le propose le projet de loi du sénateur Karam pour mettre fin à la rémunération des prêtres catholiques par le Conseil Départemental.

La loi de 1905 doit s’appliquer dans tous les départements !

Ni amendable, ni négociable, le statut clérical d’exception doit être abrogé !

La Libre Pensée n’a pas le monopole du combat laïque. Ni un parti, ni un syndicat, elle n’entend se substituer ni aux uns ni aux autres, mais elle invite tous les laïques, les républicains à se regrouper et à agir.

Le mur de l’ingérence religieuse, des dogmes, de l’obscurantisme et de l’ignorance doit tomber.

La Science, l’Intelligence humaine, la Raison doivent triompher !

Le Congrès invite tous les Libres Penseurs à s’investir pour le renforcement de notre association.

 

Adopté avec 1 contre et 9 abstentions

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 15:33
Rassemblement laique du 3 déc. à 10h - SETE

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 11:19

18ème Rassemblement

Pacifiste d'Aniane

Compte-rendu du 18e Rassemblement Pacifiste d'Aniane
Compte-rendu du 18e Rassemblement Pacifiste d'Aniane

Grande réussite du 18ème rassemblement pacifiste d’Aniane le 20 Novembre  pour la réhabilitation collective des 639 Fusillés pour l'exemple 1914-1918.Alain Visseq rendu hommage à nos camarades Lucie Debat- Christian Déméautis- Jacques Boyer et Jean-Pierre Peyrou disparu(e)s cette année.  Alain a rappelé que l'an dernier en accord avec le maire d’Aniane nous avons maintenu notre rassemblement 2 jours après le massacre au Bataclan et au-lendemain de la mise en place de l'état d’urgence.150 participants avec M. Philippe Salasc maire d’Aniane- Maurice Moréno Président de l association républicaine des anciens combattants (ARAC) 34 - Anita Alègre LP-Tarn- Bernard Brizon- Alain Visseq Président  du Groupe V. Hugo des LP-Hlt- l L'institut d'Histoire Sociale (IHS) CGT-34.Parmi les participants : Mme Nicole Morère Conseillère Départementale- Mme Fabienne Servel adjointe d’Aniane- plusieurs élu(e)s d’Aniane- Mme Catherine Tarbouriech  Président de la section ARAC de Sète- M. Le Néouannic secrétaire des DDEN-34- Mme Lucie Téna du collectif laïque de St Pargoire.Notre camarade Guillaume secrétaire adjoint du G. V. Hugo est excusé, nous avons lu son texte concernant la campagne pour la réhabilitation des  639 Fusillés pour l'exemple de la guerre 1914-1918 au niveau départemental et au niveau national avec les différents colloques de cette année  et la résolution du Congrès National de Fédération nationale de la libre pensée.   France 3 a fait un reportage sur le Monument pacifiste d’Aniane diffusé le 11 novembre au journal télévisé régional du 19/20. Thierry Dubourg, journaliste au Midi-Libre a participé au rassemblement devant le Monument d'Aniane et interviewé l’Alain dans la salle des fêtes sur le mémorial à ériger sur la ligne de front; que nous avons depuis 3 ans collecté 1 500 € et que nous avons appelé à verser encore avec des promesses de soutien financier.                                                    

Vue de la salle partielle

Vue de la salle partielle

Compte-rendu du 18e Rassemblement Pacifiste d'Aniane
Extrait du Midi Libre  du Samedi 12 Novembre 2016

Extrait du Midi Libre du Samedi 12 Novembre 2016

Extrait du du Midi Libre de l'Edition de Montpellier et sa région du Mercredi 23 Novembre 2016

Extrait du du Midi Libre de l'Edition de Montpellier et sa région du Mercredi 23 Novembre 2016

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 11:01
78 PRESENTS A LA CONFERENCE : « ISLAM ET LAICITE » DES LIBRES PENSEURS BITERROIS SAMEDI 19 NOVEMBRE 2016

Le Groupe des Libres Penseurs du Biterrois avait programmé une conférence sur le thème de « Islam et Laïcité » pour la raison suivante, comme l’a repris le journal « Midi Libre » :
« C’est une réponse que nous voulons apporter à la campagne incessante et odieuse visant la communauté maghrébine de notre ville.C’est, bien évidemment la laïcité qui est mise en cause, dans cette affaire. La laïcité qui fait partie du corpus constitutionnel permettant de vivre ensemble dans le respect des uns et des autres. »
Bien évidemment, cette programmation avait engendré bien des commentaires et même des menaces… Cela n’était pas pour nous étonner, nous avons donc tenu cette réunion. 
Nous avons constaté la présence, et nous les remercions, de libres penseurs du groupe de la Libre Pensée des Universités et des Citoyens de Montpellier et celui de Sète, ainsi que des militants de diverses associations laïques et maghrébines de Béziers, de DDEN de l’Education Nationale, de Partis politiques et de syndicalistes, enfin un message du sénateur honoraire, Gérard Delfau, Directeur de la collection Débats laïques a été également reçu.
En résumé plus de soixante-dix biterrois sont venus conforter notre démarche.
 L’orateur, Georges-André Morin de la Commission Administrative Nationale de la Libre Pensée, s’est attaché par une conférence dense et passionnante à démontrer que l’Islam était, en partie, une reprise d’une hérésie du christianisme : l’arianisme, du nom du prêtre Arius qui en 312 de l’ère moderne propose une thèse qui met en cause le dogme de la Sainte Trinité, ce qui entraîne que Jésus n’est pas un Dieu mais une créature naturelle et mortelle. Pour Arius, il n’y a qu’un seul Dieu. Ces affirmations se retrouvent dans la religion musulmane.
Le conférencier a ajouté qu’il n’avait trouvé aucun fondement dans les textes du Coran, pour affirmer que l’Islam n’était pas compatible avec la laïcité et la République. L’Islam n’est pas par nature moins compatible avec la laïcité que les autres religions.
L’actualité a été également saisie avec les décisions du Conseil d’Etat concernant l’installation de crèches chrétiennes dans les bâtiments publics et singulièrement à Béziers dans la Maison Commune. 
« Le Conseil d’Etat précise » que « dans les bâtiments publics, siège d’une collectivité publique ou d’un service public, une crèche de Noël ne peut pas être installée, sauf si des circonstances particulières montrent que cette installation présente un caractère culturel, artistique ou festif (…), mais non si elle exprime la reconnaissance d’un culte ou marque une préférence religieuse. »  
A l’issue d’un large débat avec 15 intervenants, la Libre Pensée a annoncée qu’elle porterait plainte si M. Ménard persistait dans sa volonté d’installer à nouveau une crèche chrétienne dans la maison commune de tous les Biterrois pour imposer le communautarisme
.

 

78 PRESENTS A LA CONFERENCE : « ISLAM ET LAICITE » DES LIBRES PENSEURS BITERROIS SAMEDI 19 NOVEMBRE 2016

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 22:16

La traduction française du Compte-rendu du Vème Congrès de l'AILP (Association Internationale de Libre Pensée) qui s'est déroulé à Montevideo (Uruguay du 18 au 20 septembre 2015 est disponible et consultable dans son intégralité sur le site calameo de la Fédération nationale.

En prenant le temps de le lire, vous verrez l’extraordinaire convergence des sujets de préoccupations des libres penseurs à travers les 5 continents et aussi le sens de leurs actions communes.

Nous vous invitons à faire circuler largement ce document.

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 10:53

Appel international

à M. Muhammad Shahbaz Sharif, Ministre en chef du Pendjab, Pakistan.

Copie à M. l’ambassadeur de la République islamique du Pakistan en France

Il faut sauver le Bradlaugh Hall !

L’Association Internationale de la Libre Pensée (AILP) et la Fédération nationale de la Libre Pensée (France) ont été alertées par la Charles Bradlaugh Society de Grande-Bretagne sur l’état inquiétant de délabrement du bâtiment historique qui porte le nom de ce grand avocat du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes à Lahore, Pakistan.

Charles Bradlaugh, né le 26 septembre 1833 à Londres et mort le 30 janvier 1891, fut un député radical à la Chambre des Communes pour la circonscription de Northampton, de 1880 à sa mort. Son souvenir est encore bien présent dans cette ville aux traditions rebelles, notamment par sa statue sur Abington square.

C’est Charles Bradlaugh qui fonda en 1866 la National Secular Society, la société nationale de Libre Pensée en Grande-Bretagne.Il fut la pierre angulaire de la fondation à Bruxelles, en 1880, du Premier congrès d’une Association Internationale de Libre Pensée au côté d’hommes comme Karl Liebknecht, César de Paepe, dirigeant du Parti Ouvrier belge, et Ferdinand Buisson, père fondateur de la loi de 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat en France.

Francophone et francophile, Charles Bradlaugh, partisan de la plus absolue liberté de conscience, reçu Franc-maçon, rejoignit les rangs du Grand Orient de France dans une Loge parisienne Union & Persévérance.

Il n’est pas inutile de rappeler ici la profondeur des liens du député libéral de Northampton, farouche partisan du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et de l’autonomie de l’Inde, avec le sous-continent indien. Le Bradlaugh Hall, bâtiment qui porte son nom en héritage, érigé en 1900 à Lahore par les militants du Parti du Congrès, et qui fut le cœur de la vie politique du Pendjab, par delà castes, religions et opinions, est aujourd’hui en grand danger.

L’AILP et la FNLP ont donc décidé de porter à la connaissance de toutes et de tous l’appel lancé par la Charles Bradlaugh Society :

«Le Bradlaugh Hall est une part importante de l’héritage du Pendjab. Après bien des années d’abandon, nous mesurons que ce haut lieu de l’activité politique et culturelle est dans un état de délabrement tel qu’une action urgente s’impose désormais pour sauver ce bâtiment historique.

Nous avons eu connaissance que ces dernières années, de nombreux citoyens de Lahore en ont appelé à la restauration et à la protection du bâtiment, hélas sans succès pour le moment. Nous sommes fiers de cette relation historique avec le sous-continent et particulièrement avec la grande cite de Lahore. La Charles Bradlaugh Society a été fondée à Northampton en 2002 pour commémorer ses engagements et ses relations avec les citoyens de Lahore à travers l’existence du bâtiment.

Nous vous demandons respectueusement d’engager l’action la plus prompte pour aider à sauver de la ruine le Bradlaugh Hall avant qu’il ne soit trop tard.»

La Fédération nationale de la Libre Pensée en appelle à l’opinion laïque et républicaine, à toutes les associations et institutions se réclamant de la laïcité, pour contresigner et faire connaitre cet appel urgent.

Pour sa part, elle demandera à être reçue par M. l’ambassadeur de la République islamique du Pakistan en France, 18, rue Lord Byron 75008 Paris.

ATTENTION, pour les non-résidents en Grande-Bretagne il convient d'entrer le code suivant NN1 4SN dans la fenêtre obligatoire Code postal (PostCode)

Partager cet article

Repost 0
Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -