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       FEDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSEE

 

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INSTITUT DE RECHERCHES ET D'ETUDES DE LA LIBRE PENSEE

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Association Internationale de Libre Pensée

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Lecture

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  La revanche du parti noir, la lente mise à mort de l'école publique
Auteur : Michel Eliard, Michel Godicheau et Pierre Roy
Editeur : Abeille et Castor
Année : 2011
ISBN 13 : 972-2-917715-
Nb. de pages : 320
Préface de Henri Pena-Ruiz

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L'Eglise contre la Libre Pensée
Auteur : Christian Eyschen
Editeur : Fédération Nationale de la Libre Pensée
Année : 2011
ISBN 13 : 9782916801094
Nb. de pages : 314

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      S'ABONNER à la Raison (mensuel) pour la France 10 numéros 

pour 1 an : 25 euros 
S'abonner à "La Raison" - 2 ANS
pour 2 an : 45 euros 
1569
S'ABONNER à L'Idée Libre (trimestriel) pour la France
1 AN : 18 euros 
2 ans : 33 euros 

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fnlp une
fnlp 4 couverture

Edité par la Fédération de la Libre Pensée de Haute-Garonne, en vente publique au prix de 15€.

Coordonnées de la féderation de la Libre Pensée de la Haute -Garonne :
Au Village
31450 LES VARENNES
Téléphone : 05 62 23 37 97
mail:librepensee31@gmail.com
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Dans le cadre d’une nouvelle collection intitulée "Classiques de la Libre Pensée", la Fédération Nationale de la Libre Pensée publie un ouvrage collectif intitulé : "La Loi Debré contre l’Ecole Laïque".

L’adoption de la Loi Debré (1959), principale atteinte à la laïcité de ce pays, fut une tragédie. Tragédie pour l’école républicaine. Tragédie pour la République. Tragédie pour la laïcité. Elle permet le financement des écoles confessionnels. le curé vaut l’instituteur, Sarkozy n’a rien inventé. [...] la Libre Pensée adresse ce livre aux milliers et milliers de laïques, de toutes opinions et de toutes organisations, qui veulent reconquérir l’école laïque, qui veulent une République qui sauvera l’école républicaine.

(Extraits de la quatrième de couverture)

Vous pouvez d’ores et déjà commander cet ouvrage en remplissant et renvoyant le bon de commande.Le livre sera disponible à partir du 22 octobre 2012.

100 pages environ. format poche Prix de vente public : 7,5 euros  ; port gratuit à partir de 5 ex.
Nom, prénom : ……………………………………………………………………...
Adresse : ………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
Fédération :
Bon de commande à retourner à : Fédération Nationale de la Libre Pensée. 10-12 rue des Fossés Saint Jacques. 75005 Paris. Chèques à l’ordre de : fédération nationale de la Libre Pensée
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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 07:32
Compte-Rendu de la Journée internationale de la LP ( AILP ) le 21/09 Pézenas

Pour la 4ème année le G. V. Hugo des LP-Hlt a organisé la Journée internationale de la LP décidée au Congrès de l'AILP à Montévidéo .

Après les rassemblements devant la Marianne de Marseillan en 2013, au pied de la stèle Casimir Péret de Béziers en 2014 et l'an dernier à Sète, la conférence de P. Yves Ruff sur " Ferdinand Buisson " s'est tenue dans le cadre de la Journée internationale de la LP ( AILP ) à Pézenas.

Belle réussite avec plus de 40 participants, Laiques et Libres Penseurs le 21 septembre dans la salle Bonafous de Pézenas . Pierre-Yves Ruff Libre Penseur et directeur des éditions Théolib a mis en lumière le role déterminant de Ferdinand Buisson comme organisateur de l'Ecole Publique Laique durant 20 années - Ecole de la République, laique, gratuite, une école de l'instruction publique formant des Citoyens-nes .

Le débat qui a suivi fut de qualité et après la séance de dédicace d'ouvrages par le conférencier, les nombreux participant(e)s se retrouvèrent autour du verre fraternel.

 

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Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 07:27

La Fédération nationale de la Libre Pensée n’a pas voulu s’exprimer dans la précipitation sur la fameuse affaire du Burkini sur les plages pour laisser le délire médiatico-politique aller jusqu’à son terme. Il faut parfois laisser du temps au temps. En matière d’inepties juridiques, de bêtise politique, de billevesées et de borborygmes en tout genre, l’été étant propice aux festivals, cela a été une véritable fête. On a même du mal à partager celui qui a tiré le Mickey du ridicule en cette occasion.

 

A la manière de Victor Hugo

 

Décernons toutefois une mention particulière à Eric Ciotti qui ne sait plus quoi faire pour se distinguer et marcher sur les terres du Front National. Selon la presse : « Seul Manuel Valls trouve grâce à ses yeux, pour le fait d'avoir salué la décision des maires ayant interdit le port du "burkini". Mais contrairement au Premier ministre, Éric Ciotti souhaite maintenant légiférer sur le sujet et ne pas s'en tenir là. "Aujourd'hui, voir sur une plage en plein soleil une femme prisonnière d'un tissu, ce n'est pas pour moi le signe de la liberté", juge-t-il. "La France est menacée par le communautarisme, par l'islamisme radical. Le burkini, c'est le drapeau du radicalisme. La République est testée", conclut-il.

Victor Hugo aurait pu dire, s’il l’avait connu : « Ciotti, diminutif de chiottard. Quand il parle, cela sent toujours mauvais pour la démocratie. » Si le Burkini est le drapeau du radicalisme, le string serait-il celui du socialisme ?

La Libre Pensée est aux côtés de la Ligue des Droits

de l’Homme pour la défense des libertés

 

Dès le début de cette sinistre farce, la Libre Pensée a été entièrement d‘accord avec les responsables de la LDH qui ont agi avec détermination et efficacité contre les arrêtés municipaux prohibant le droit de se vêtir comme on veut sur les plages. Fallait-il interdire le Burkini et rendre obligatoire le string et les seins nus sur les plages ? Voici où on en est arrivé dans la médiocrité du débat politique.

Un après l’autre, les arrêtés municipaux liberticides rejoindront la grande poubelle des incongruités juridiques. Il est piquant d’ailleurs de constater qu’à cette occasion, au mépris des principes les plus élémentaires de l’Etat de droit, les « Tenants de l’Ordre républicain » appellent à ne pas respecter la décision du juge des référés du Conseil d’Etat du 26 août 2016 ayant annulé celle du juge des référés du Tribunal administratif de Nice et ainsi suspendu l’arrêté du Maire de Villeneuve-Loubet interdisant le port de cette tenue.

A « gauche », la palme revient sans nul doute à Manuel Valls qui s’est, une fois de plus, montré comme un parfait totalitaire, doublé, comme Nicolas Sarkozy, d’un parfait clérical jésuite. Ils sont « laïques » quand il s‘agit de l’Islam. Ils s’abreuvent d’eau bénite quand il s’agit de l’Eglise catholique : l’un va s’agenouiller au Vatican pour la canonisation de deux papes et l’autre toujours en train de faire des signes de croix chrétienne compulsifs au Latran ou ailleurs. Ce sont des cléricaux.

Ils sont aussi totalitaires au fond d’eux-mêmes. Ils entendent régenter les corps et les consciences à leur profit et dicter leurs conduites aux citoyennes et citoyens. C’est sous le Concordat bonapartiste de 1801 qu’on a interdit aux femmes de porter le pantalon, c’est dans la Grèce des colonels qu’on a interdit la mini-jupe et les cheveux longs. Quand un gouvernement vous interdit de vous vêtir comme bon vous semble dans les rues ou sur les plages, la dictature n’est jamais bien loin.

 

Un régime en crise et aux abois

 

Il faut à tout prix tenter de cacher la profonde exaspération sociale qui s’est exprimée depuis des mois et qui a vu des millions de salariés manifester et se mettre en grève avec leurs syndicats unis jusqu’au bout. Le spectacle autour du Burkini ne vise qu’à brouiller les cartes pour tenter de cacher la formidable résistance à la tentative de mise en place d’un nouvel ordre corporatiste. Ordre qui a été mis en échec par la classe ouvrière unie avec ses organisations syndicales. On le verra encore prochainement.

 

Pendant ce temps-là, à l’université d’été du MEDEF, on disserte sur les moyens de soumettre les salariés aux CDD à vie. La « gauche » et la « droite » se retrouvent ensemble pour accéder aux désirs du patronat, de l’Union européenne et du FMI pour tenter d’exploiter encore plus les travailleurs et accroitre leurs profits.

La mise en scène de l’affaire du Burkini est, à la fois, une tentative d’enfumage médiatique et aussi la volonté d’opposer entre eux les citoyens sur des affaires religieuses, pour mieux escamoter les véritables problèmes sociaux. L’Histoire a toujours montré que rien ne valait une guerre des religions pour faire passer les plans et besoins des puissants et des gouvernants.

Dans cette course à l’échalote dans la xénophobie et la satisfaction des besoins du patronat, la représentation politique est en train d’exploser et cela ira de mal en pis, car la Résistance s’exprime à chaque pas. Toutes les tentatives de cléricaliser l’Islam par la mise en place d’une structure bonapartiste est vouée à l’échec, toutes tentatives de céder aux désirs de l’Eglise catholique de revenir sur le devant de la sphère publique et aux affaires se heurtera à la volonté du mouvement laïque de défendre la Séparation des Eglises et de l’Etat.

La force de la démocratie, héritière de 1789, la force du mouvement laïque, héritier de 1905 et du Serment de Vincennes, la force du mouvement social, héritier de 1871, 1917, 1936, 1945, ne se laisseront pas renverser comme cela. La Libre Pensée prendra toute sa place, rien que sa place dans ce mouvement de résistance.

 

Pour en savoir plus :

Commandez l’ouvrage « Islam et Laïcité »

Editions de la Libre Pensée – 294 pages

Prix : 15 € + 4 € de Frais de port = 19 €

à : Libre Pensée 10/12 rue des Fossés-saint-Jacques 75005 Paris

Chèque à l’ordre de : Libre Pensée

Affaire du Burkini :  Manipulations politico-médiatiques  pour un projet totalitaire
Affaire du Burkini :  Manipulations politico-médiatiques  pour un projet totalitaire
Affaire du Burkini :  Manipulations politico-médiatiques  pour un projet totalitaire

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Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 19:37
Un cas d’abus sexuel rejeté, malgré le fait que le cardinal ait admis des « erreurs »

L’un des plus importants cardinaux de France, l’archevêque de Lyon Philippe Barbarin, s’est vu signifié par le Procureur de la République qu’il ne serait pas poursuivi suite aux allégations de manquement à ses devoirs en ne rapportant pas auprès de la justice, comme l’exige la loi française, des cas d’abus sexuels commis par un prêtre qui était sous son contrôle.

Bernard Preynat, un prêtre de son diocèse, avait été accusé en janvier dernier, après avoir admis des agressions sexuelles sur quatre boy scouts entre 1986 et 1991 — crimes pour lesquels ses avocats ont déclaré qu’il ne pouvait plus être reconnu coupable. Et il y a sans doute eu beaucoup plus de victimes. Associated Press a rapporté que "les délais étaient dépassés et qu’il y avait prescription pour certaines de ces allégations" à l’encontre du cardinal et que les preuves pour les autres accusations n’étaient pas « suffisantes ».

En mai, alors que l’enquête du Procureur sur les actes du cardinal Barbarin était à son apogée, le Pape avait déclaré publiquement qu’il serait « insensé et imprudent » de chercher la démission de l’archevêque à cette étape, alors même que le Cardinal Barbarin avait admis le mois précédent des "erreurs dans la nomination de certains prêtres", tout en démentant avec force les avoir couvertes.

Peu de temps après les déclarations du Pape, le jour même d’une importante audience à la Cour sur cette affaire, le Pape accorda une audience à Barbarin. La Parole Libérée, un groupe français représentant les victimes, déclarait que les procédures légales « allaient désormais être éclipsées par cette rencontre ». Le groupe avait cherché auparavant à rencontrer le Pape mais avait essuyé un refus. "Nous aurions aimé être reçus plutôt que le cardinal, nous notons qu’une fois encore ce sont les victimes qui sont écartées."

Keith Porteous Wood, directeur exécutif de la National Secular Society du Royaume-Uni et porte-parole de l’Association Internationale de la Libre Pensée en charge de la campagne contre les crimes sexuels commis par des prêtres, a déclaré : « Dans la mesure où Barbarin a admis des erreurs dans la gestion des cas de prêtres ayant commis des abus, il a eu beaucoup de chance d’échapper aux poursuites alors qu’il a manqué à son devoir de rapporter ces cas de suspicion d’abus sexuels sur des enfants devant la justice. Nous espérons seulement que le procureur a traité ce cas de la même façon qu’il l’aurait fait pour quelqu’un qui n’aurait pas été un haut responsable de l’Eglise et qui n’aurait pas reçu le soutien du Pape. »

Keith Porteous Wood, 4 août 2016

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Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 21:12

C’est avec stupeur et effroi que la Libre Pensée a pris connaissance de l’assassinat d’un prêtre catholique et des blessures graves occasionnées à l’occasion d’une prise d’otages dans une église de Saint-Etienne du Rouvray, près de Rouen. La Libre Pensée ne peut que condamner ces actes odieux et faire part de sa solidarité humaine avec les victimes.

La Fédération nationale de la Libre Pensée condamne de la manière la plus ferme tous les attentats, assassinats, actes de guerre et de barbarie qui se nourrissent mutuellement pour tenter d’arriver à des guerres civiles alimentées sous des prétextes religieux. De tous côtés, on se prépare à la guerre des civilisations de triste mémoire.

La Libre Pensée appelle les responsables politiques au plus grand calme afin de ne pas en rajouter dans cette situation dramatique. Il semble de plus en plus évident que la perpétuation de l’état d’urgence, la militarisation croissante de la société et les opérations extérieures ne règlent en rien le problème des actes de barbarie.

Seul le respect des principes républicains, laïques et démocratiques peut contribuer à trouver les solutions nécessaires pour que ce pays, comme tous les pays, ne sombre pas dans une nouvelle guerre de religions qui cacherait mal d’autres intérêts inavouables.

Paris, le 26 juillet 2016

 

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Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 20:30

Loi El Khomri :

 

Liberticides et Laïcides

 

unis contre la démocratie et la laïcité !

 

Usant et abusant de l’article 49-3 de la Constitution gaulliste, bonapartiste et antidémocratique, le gouvernement Hollande/Valls/Berger/Gattaz a fait passer en force la loi El Khomri. L’autoritarisme n’a cessé d’être utilisé par les initiateurs de la loi abusivement appelée « Travail », alors qu’elle aurait dû s’appeler franchement « Loi du Capital ».

Méprisant les millions de salariés unis avec leurs syndicats CGT-FO, CGT, FSU, SOLIDAIRES et les organisations de jeunesse UNEF, FIDL, UNL, ce gouvernement a refusé toute discussion, y compris dans sa propre majorité parlementaire. Jamais un gouvernement n’aura paru aussi isolé, minoritaire et rejeté.

Mais le gouvernement n’a jamais réussi, malgré toutes ses manœuvres et celles de ses agents stipendiés, à casser la mobilisation unie syndicale et sociale. Rien n’est réglé, tout va se reposer avec encore plus de force. Le corporatisme a été mis en échec par le mouvement syndical.

Profitant de l’autoritarisme du gouvernement, des liberticides ont fait introduire dans la loi un nouvel article qui stipule ceci : « Après l’article L. 1321-2 du Code du travail, il est inséré un article L. 1321-2-1 ainsi rédigé : « Art. L. 1321-2-1. – Le règlement intérieur peut contenir des dispositions inscrivant le principe de neutralité et restreignant la manifestation des convictions des salariés si ces restrictions sont justifiées par l’exercice d’autres libertés et droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise et si elles sont proportionnées au but recherché. »

Pour la première fois depuis le Régime de Vichy dans notre pays, si cet article devait s’appliquer, les salariés du privé ne pourraient plus exprimer leurs convictions syndicales, politiques, religieuses ou philosophiques sur leur lieu de travail. C’est une atteinte sans précédent à la liberté de conscience, d’opinion et d’expression. C’est une violation flagrante de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 qui indique expressément que « Nul ne saurait être inquiété pour ses opinions…. »

En vertu de la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat, la laïcité « neutralité » ne peut s’appliquer que dans la sphère publique de l’administration et des services publics. Jusqu’à présent, les salariés du privé avaient leurs droits de citoyens totalement maintenus dans les entreprises privées.

Avec la loi El Khomri, les travailleurs ne seront plus des citoyens quand ils rentreront dans les entreprises privées. Ils seront dépouillés de leur droit le plus sacré : la liberté de conscience et le droit d’en user. Désormais, les liberticides et les laïcides veulent que les salariés, comme au temps de l’esclavage, appartiennent « corps et âmes » à leurs patrons. Ils seront devenus des « bien-meubles » comme dans le Code noir.

 

La mobilisation va faire échouer cette forfaiture antilaïque

 

Le scandale est tellement énorme que l’Observatoire de la Laïcité et la Commission nationale consultative des Droits de l’Homme ont, de manière totalement inédite, publié un communiqué commun exigeant le retrait de cet article de loi, s’inscrivant dans la même analyse que le communiqué de la Libre Pensée du 24 juin 2016. Nous nous y retrouvons donc pleinement. Il est à peu près certain aujourd’hui que le Conseil constitutionnel va censurer cet article comme totalement contraire aux principes de laïcité et de liberté d’expression, à l’occasion de sa saisine par les parlementaires, ou à l’occasion inévitable et prochaine d’une Question prioritaire de constitutionnalité (QPC) qui ne manquera pas d’être déposée si cet article s’applique, ou d’une intervention de la Cour européenne de Justice qui vient d’émettre un arrêt totalement contraire à ces dispositions de la loi El Khomri. Les jours de cet article liberticide sont déjà comptés !
 

La loi El Khomri est une loi mort-née qui va se briser sur les récifs de la mobilisation des salariés qui va continuer et augmenter inévitablement à la rentrée et aussi sur les brisants du Bloc de constitutionnalité. Le corporatisme a été mis en échec une première fois par la mobilisation syndicale unie, il sera mis à mal encore plus par tout ce qui va s’ensuivre désormais.

 

La « sainte-Trinité » contre la démocratie

et au service du patronat

 

C’est dans ce contexte stupéfiant à bien des égards que vient d’être publiée une « opinion » quelque peu extravagante de trois personnes qui ne représentent qu’elles-mêmes. On lit sous leurs plumes conjointes : «  Les responsables de l'Observatoire (de la laïcité) en sont-ils restés à une conception archaïque de l'entreprise qui ne serait qu'une juxtaposition d'individus dont il faudrait protéger les libertés individuelles, sans voir qu'elle est souvent devenue une communauté de destin où l'on peut élaborer des projets communs, construire du " commun" ? » C’est proprement ahurissant de débilité juridique, historique et politique.

 

Ainsi donc, l’entreprise privée devient l’équivalent de la Nation et pourquoi pas de la République pendant que l’on y est ? Cette formule de « communauté de destin » est celle, en effet, d’Ernest Renan définissant ce qu’est la Nation. Il est clair que les auteurs de cette invention farfelue sont largement inspirés par la Doctrine sociale de l’Eglise catholique qui parle de l’entreprise comme un « bien commun » entre les patrons et les travailleurs. C’est ce principe qui a été mis en œuvre dans les Régimes de Mussolini, Hitler, Franco, Salazar, Pétain et de tant d ‘autres dictateurs. Quels parrains !

 

On comprend alors pourquoi les « auteurs » écrivent les « laïcs » et non « laïques ». Les premiers sont des gens d’Eglise non-clercs, les seconds sont les militants de la laïcité. Voici de non-clercs qui ne sont pas très clairs ou trop, alors, quant à leurs véritables intentions. Il s’agit bien, par la loi El Khomri, d’enfermer les salariés dans leur entreprise « petite nation » pour les atomiser et les opposer aux autres salariés des autres entreprises « petites nations » elles-aussi et concurrentes. C’est pourquoi pour les tenants du Capital et de l’exploitation, il faut casser le Code du Travail et les Conventions collectives qui unifient les droits des salariés. Pauvres objectifs pour de bien tristes sires.

 

Mais la messe n’est pas encore dite !

Et ils boiront le calice d’amertume jusqu’à la lie !

 

Ce gouvernement devrait méditer ce qui est arrivé aux laudateurs du plan Juppé en 1995 contre la Sécurité sociale, quelques mois après qu’ils se furent vantés d’« avoir été droits dans leurs bottes », les électeurs les chassaient du pouvoir. .

 

Vive la Résistance sociale et syndicale !

Abrogation de la loi El Khomri !

 

 

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Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 20:10
il y avait plus de 100 Participants sous la banderole du Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs de L’Hérault

il y avait plus de 100 Participants sous la banderole du Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs de L’Hérault

La Fédération nationale de la Libre Pensée condamne le sauvage acte terroriste de Nice qui fait plus de 80 victimes et de nombreux blessés. Elle dénonce cette barbarie sans précèdent comme un acte odieux et assure les victimes de sa pleine et entière solidarité dans des circonstances dramatiques.

La Fédération nationale de la Libre Pensée a signé la déclaration publique d’une centaine d’associations qui s’oppose à la prolongation ad vitam de l’état d’urgence liberticide et antidémocratique.

 

Voici cet appel :

 

ET SIX MOIS DE PLUS !

Communiqué du collectif « 

NOUS NE CÉDERONS PAS ! »

 

Une nouvelle fois, la France vient d’être confrontée à l’horreur des attentats. Face au nombre de victimes, aux circonstances et au mode opératoire choisis, nous ne pouvons que ressentir colère et douleur.

 

La réponse gouvernementale, formulée au soir même de cet acte odieux, consiste à proroger une quatrième fois l’état d’urgence pour une durée d’au moins six mois. Après s’être livrés à une lamentable surenchère sécuritaire et démagogique, les parlementaires ont avalisé à une très large majorité cette prorogation d’un état d’urgence sans fin, aggravé par des dispositions qui accroissent encore les possibilités d’arbitraire ou qui valident des mesures sans rapport avec l’objet du texte.

Ainsi, les perquisitions administratives vont reprendre et même les enfants deviennent des suspects potentiels puisqu’ils pourront être retenus pendant quatre heures au cours d’une perquisition ! Ces dispositions viendront s’ajouter à celles prévues par la toute récente loi sur la réforme de la procédure pénale, mais aussi par toutes les lois sécuritaires votées depuis une vingtaine d’années.

Alors que le dernier rapport parlementaire sur l’état d’urgence a montré la portée limitée d’un régime qui se voulait d’exception, la France va donc s’installer de façon durable dans une situation qui marginalise chaque jour davantage le rôle du juge judiciaire, garant des libertés individuelles, au profit du seul pouvoir exécutif. Nous savons, aujourd’hui, que l’état d’urgence a été utilisé pour autre chose que la lutte contre les actes de terrorisme, notamment pour empêcher des manifestations et assigner à résidence des militants politiques sans que tout cela ait le moindre rapport avec la lutte contre les actes de terrorisme.

Plus que jamais, il convient de rappeler qu’il n’y a pas à choisir entre sécurité et liberté, sauf à entrer dans un marché de dupes qui, à terme, ne garantit ni l’une ni l’autre.

Depuis le mois de novembre 2015, nous refusons de céder à la peur parce que celle-ci génère amalgames, discriminations et fractures au sein même d’une société légitimement inquiète et traumatisée. Pour lutter efficacement contre le terrorisme, il convient d’abord de s’interroger sur ce qui, en amont, n’a pas marché. Le pays n’a pas besoin de nouvelles dispositions législatives ou d’une pérennisation de l’état d’urgence. Il doit au contraire se retrouver autour d’une mobilisation citoyenne qui renforce la solidarité, les libertés et les valeurs portées par la démocratie.

 

* * *

La Fédération nationale de la Libre Pensée partage aussi pleinement le communiqué de la Ligue des Droits de l’homme du 21 juillet 2016. Celui-ci indique :

 

 

UNE PROCÉDURE D’EXCEPTION POUR UNE LOI D’EXCEPTION

Communiqué LDH

 

Les assauts de démagogie qui ont présidé aux débats sur la prolongation de l’état d’urgence ne peuvent dissimuler que les mesures décidées par le Parlement à l’initiative du gouvernement restreignent nos libertés, sans pour autant être un gage d’efficacité dans la lutte contre les actes de terrorisme.

 

La loi prorogeant pour une quatrième fois l’état d’urgence, qui va être adoptée cet après-midi, n’est pas seulement inutile, elle est dangereuse. Elle est dangereuse parce qu’elle pérennise une situation d’exception, parce qu’elle laisse à la discrétion du gouvernement le droit de manifester et accroît les pouvoirs de la police au point de justifier de retenir un enfant pendant quatre heures et de saisir les données personnelles sans réel contrôle puisqu’une nouvelle fois, le juge judiciaire est écarté.

 

Mais cette loi est aussi une atteinte directe au processus démocratique. En y intégrant des modifications pérennes du Code pénal, les parlementaires et le gouvernement ont institué une nouvelle manière de légiférer, dans la précipitation et au mépris de toute règle démocratique. Bien entendu, comme on peut s’y attendre, cette négation des principes du débat parlementaire ne sera pas soumise à l’appréciation du Conseil constitutionnel.

 

La LDH condamne absolument une loi d’exception adoptée par une procédure d’exception.

Contre la barbarie  et pour la levée de l’état d’urgence !

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Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 21:16
Pourquoi la réhabilitation collective des 639 Fusillés pour l’exemple de la Première Guerre mondiale de 1914-1918?

Le Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs de L’Hérault milite depuis presque 20 ans en faveur de la réhabilitation collective des 639 Fusillés pour l’exemple de la Première Guerre mondiale de 1914-1918. Cette année, c’est le 19 ème rassemblement à Aniane pour la réhabilitation collective des 639 Fusillés.

Le terme « fusillés » s’applique à trois situations bien différentes que le Secrétariat d’Etat aux anciens combattants a eu le mérite de distinguer en établissant une catégorie « fusillés pour désobéissance militaire », autrement dit la catégorie « Fusillés pour l’exemple » dont la Libre Pensée demande la réhabilitation collective. Le Musée de l’Armée quant à lui maintient la confusion avec les deux autres situations (espionnage et droits communs) : confusion indispensable à la réaction politique militariste, vent debout contre la mesure de justice réparatrice des « Fusillés pour l’exemple » que nous demandons.

Ce sont des soldats français qui sont tombés sous les balles françaises, morts PAR la France.

La réhabilitation collective est la seule voie possible, près d’un siècle après ces tragiques événements. Il n’y a plus de témoins, plus d’accusés, 20% des dossiers ont été détruits. On ne peut donc ré-instruire les dossiers : C’est l’évidence même. La justice passe aujourd’hui par une déclaration solennelle des plus hautes autorités de la République pour rétablir ces hommes et leurs familles dans leur honneur et leur droit. La mobilisation de la conscience collective qui exige que Justice soit enfin rendue à ces victimes de la guerre a fait que : 29 Conseils généraux, 3 Conseils régionaux, et d’ores et déjà près de 2 000 conseils municipaux de la République ont exigé cette réhabilitation collective. Nous avons écrit en Février dernier à la nouvelle présidente de la région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée (Languedoc Roussillon Midi Pyrénées), en lui rappelant la nécessité de la réhabilitation collective des 639 fusillés pour l’exemple de la Première Guerre Mondiale. Madame Delga a fait un courrier pour appuyer notre demande à Monsieur Francois Hollande .Le Conseil Général de l’Hérault a pris position à l’unanimité en décembre 2011, ainsi que 52 communes de notre département ; les communes de Villeneuve les Maguelonne, Teyran, Capestang, Brissac Gignac, Montpeyroux, Aniane, Pérols … .

Ces 52 conseils municipaux réclament haut et fort à la présidence de la république la réhabilitation collective des 639 Fusillés pour l’exemple de la Première Guerre mondiale de 1914-1918 !

En 2009 Monsieur François Hollande, président du Conseil Général de la Corrèze avait déjà pris une délibération en ce sens.

Parce que le peuple souverain, c’est la République en marche, parce que nous sommes aussi la République, au nom de l’Humanité nous proclamerons que les 639 Fusillés pour l’exemple (dont les 19 de la Somme) seront réhabilités collectivement, qu’ils n’ont ni fauté ni trahi. Ils étaient des hommes au Front sous les bombes, les obus et la mitraille. Ils étaient dans la boue, le sang et l’horreur des tranchées. Ils ont dit NON à la mort inutile. Ils ont dit NON à des ordres imbéciles, aboyés par une hiérarchie militaire qui se souciait comme d’une guigne de la vie humaine. La Fédération nationale de la Libre Pensée appelle tous ceux qui se reconnaissent dans cette démarche de justice à souscrire massivement pour l’érection d’un monument sur la ligne de Front en hommage aux 639 Fusillés pour l’exemple.

Concernant l’érection du monument aux Fusillés pour l’exemple, le Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs de L’Hérault a collecté la somme  près de 1600 euros.

Souscription

Je verse : ………………………€ pour l’érection du monument aux Fusillés pour l’exemple.

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Chèque à l’ordre de : « A.E.M.H.F.E. » Association pour l’érection d’un monument en hommage aux Fusillés pour l’exemple

A envoyer à : Nicole Aurigny - AEMF - 49 rue Quentin Barré 02100 Saint-Quentin

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Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 18:57

Monsieur le Secrétaire d’Etat,

 

L’interdiction de la Chanson de Craonne, que vous avez décidée lors des cérémonies commémoratives de la bataille de la Somme le 1er juillet 2016, a scandalisé non seulement les libres penseurs pacifistes et internationalistes que nous sommes, mais, bien au-delà, elle a interrogé de très nombreux citoyens qui considèrent que ce chant appartient au patrimoine le plus populaire de notre pays et le plus digne de respect, parce qu’il est pour ainsi dire consubstantiel à la guerre de 1914-1918.

 

Faut-il rappeler que cette chanson a été en pleine guerre l’objet d’investigations policières, pour en découvrir alors le parolier et le châtier de façon à lui interdire la récidive, c’est-à-dire en vue de le traduire en Conseil de guerre et d’ obtenir si possible qu’il soit passé par les armes comme « Fusillé pour l’exemple ? »

 

Sommes-nous revenus au temps de la Guerre d’Algérie ?

 

Vous avez eu des prédécesseurs de triste renommée dans la censure sur le même sujet en pleine guerre d‘Algérie. Quand Stanley Kubrick réalisa son extraordinaire film Les Sentiers de la Gloire, il fut interdit en France pendant des décennies. Y aurait-il un lien inavouable entre l’amnistie des « généraux félons de l’OAS » et l’interdiction de la Chanson de Craonne ? Celui du refus que soit honoré le droit de dire NON à la boucherie ? Celui du refus de la réhabilitation collective des 639 Fusillés pour l’exemple de la Première Guerre mondiale ? Celui du refus de la guerre et des massacres ?

 

Faut-il rappeler que cette chanson a connu un immense succès dans les tranchées ? Cette chanson, vous le savez, n’a rien à voir avec une simple rengaine passée de mode et à laquelle nos contemporains seraient devenus indifférents. Non. Mille fois non. Tout au contraire. Il s’agit d’une chanson pleine d’un sens profond ayant su traduire l’état d’esprit des combattants de la Première guerre mondiale, tant elle est empreinte d’une nostalgie poignante et d’un esprit de révolte contre des ordres absurdes, dont la guerre de 1914-1918 n’a pas manqué, comme la majorité des historiens modernes s’accordent désormais à le dire .

 

Cette chanson a bravé le temps et l’oubli. Il n’est pas excessif de dire qu’elle a pris un caractère symbolique et qu’à elle seule, elle exprime l’immense désespoir et l’immense colère de ces centaines de milliers de jeunes hommes voués à sacrifier, qui leur vie, qui leur intégrité physique, qui leur santé mentale, pour des intérêts qui n’étaient pas les leurs.

 

La censure est toujours contre la vérité de l’Histoire

 

En conséquence, nous vous demandons si, lors des commémorations de la bataille du Chemin des dames, l’an prochain, vous oserez interdire que soit chantée cette Chanson de Craonne, dont le titre indique précisément un des lieux les plus mémorables de cette bataille calamiteuse, dite offensive Nivelle, moment effroyable où la chanson devint célèbre. Oserez-vous occulter la dimension la plus terrible de la condition humaine dans l’histoire de cette guerre atroce pour ne retenir que l’héroïsation de faits d’armes et d’assauts victorieux, loin de la réalité infiniment tragique et révoltante des tranchées où un gigantesque déploiement d’artillerie procédait à sa terrifiante  boucherie de part et d’autre de la ligne de front ?

La Chanson de Craonne est une chanson qui appartient à l’Histoire avec une majuscule. On lui doit respect, voire déférence. Elle a marqué à jamais la période et le front où elle fut fredonnée par les « bonshommes », réduits à n’être que de la « chair à canon ». « On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels » disait Anatole France, comme en écho à ces fortes paroles de la Chanson de Craonne : « Ceux qu’ont l’pognon ceux-là r’viendront /Car c’est pour eux qu’on crève… »

Telle est la voix de la vérité. Allez-vous l’étouffer une nouvelle fois ou, faisant droit à la raison et au respect de nos aînés, autoriser cette voix à s’exprimer l’an prochain au Chemin des Dames ?

Dans l’attente de votre réponse, nous vous assurons, Monsieur le Secrétaire d’Etat de notre attachement indéfectible à ce que toute la vérité soit dite sur 1914-1918 et à ce que, notamment lors des cérémonies commémoratives de la bataille du Chemin des Dames, soit entendue enfin la voix authentique des combattants, si présente dans la Chanson de Craonne.

 

Paris, le 9 juillet 2016

 

 

Christian Eyschen, vice-Président de la Fédération nationale de la Libre Pensée

Pierre Roy, Président de la Fédération nationale laïque des Associations des amis des monuments pacifistes

 

On peut écouter la Chanson de Craonne sur le site de la Libre Pensée : http://www.fnlp.fr (rubrique : Emissions de France Culture) dans une version spécialement faite pour la Libre Pensée en hommage à son combat pour la réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple.

 

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Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 20:17

Une nouvelle fois, après l’anniversaire de la Bataille de Verdun, le fossoyeur de la Justice pour les Fusillés pour l’exemple de la Guerre de 1914-1918 a commis son forfait de silence pour le 100éme anniversaire du déclenchement de la Bataille de la Somme. Messieurs Hollande, Valls et leur gouvernement se sont faits derechef les complices des assassins.

Chaque cérémonie apporte un peu plus dans l’ignoble. Voici ce que rapporte le Courrier Picard du 3 juillet 2016 : « Couac à Fricourt ce vendredi 1er juillet. Si les 600 à 700 participants retiendront une belle cérémonie hommage aux Allemands, en coulisses les rouages étaient grippés. Le secrétaire d’État Jean-Marc Todeschini a refusé que soit entonnée la Chanson de Craonne, appel à la grève des soldats contre « Tous ces gros qui font la foire (…) feraient mieux de monter aux tranchées pour défendre leur bien, car nous n’avons rien ».

Il est sûr que chanter cette chanson qui dit à la fin :

« Ceux qu'ont l'pognon, ceux-là r'viendront,
Car c'est pour eux qu'on crève.
Mais c'est fini, car les trouffions
Vont tous se mettre en grève.
Ce s'ra votre tour, messieurs les gros,
De monter sur l'plateau,
Car si vous voulez la guerre,
Payez-la de votre peau ! »

Cela ferait un peu désordre pour ceux qui envoie la troupe dans les expéditions néocoloniales dit « opex » et qui militarise à outrance la société. Hier, comme aujourd’hui, c’est « silence dans les rangs, et je ne veux voir qu’une tête ». Mais jusqu’où ira ce gouvernement dans l’ignominie ?

La bataille de la Somme a débuté le 1er juillet 1916 et s’est terminée le 18 novembre 1916. Bilan : aucun gain territorial, aucune avancée militaire décisive ; mais plus de 443 070 victimes (Britanniques : 206 282, Français : 66 688, Allemands : 170 100). Bref, aucun vainqueur, tous vaincus.

Il faut ajouter à cela les blessés : 267 221 Allemands, 213 372 Britanniques, 135 879 Français, soit 616 473 « gueules cassées », soldats amputés, invalides pour toujours pour la plupart. Autant de vies brisées, de familles meurtries, de drames humains. La guerre, c’est toujours la boucherie la plus ignoble, la barbarie la plus folle. La bataille de la Somme en est une illustration des plus épouvantables.

Afin de forcer l’obéissance au commandement des brutes galonnées, lors de cette bataille, il y eut 79 soldats de l’Empire britanniques Fusillés pour l’exemple et 19 soldats de l’Empire français Fusillés pour l’exemple par des balles françaises.

Et si la France s’inspirait de l’exemple anglais ?

 

Recevant onctueusement les représentants distingués de la monarchie anglaise, le Président de la République française aurait pu s’inspirer de la « loi de pardon » qui fut décidée au Royaume-Uni en hommage aux

 

  • 256 Fusillés pour le Royaume-Uni

  • 23 pour le Canada

  • 26 pour l’Irlande

  • 5 pour la Nouvelle-Zélande

  • L’Angleterre n’est pas un aussi mauvais exemple en ce moment, même si nous demandons la réhabilitation collective et non le pardon, car la République ne « pardonne pas », elle rend la Justice, car la République n’est pas une monarchie de droit divin.

 

Hier comme aujourd’hui, les assassins ne seront pas jugés ;

Les victimes ne seront pas réhabilitées !

 

Hier comme aujourd’hui, il fallait taire la responsabilité des généraux et de l’Etat-major. Hier comme aujourd’hui, le gouvernement jette le manteau de Noé sur les crimes de guerre. Responsables et coupables, vous ne serez jamais inquiétés par le pouvoir à la botte du militarisme, qui est, hier comme aujourd’hui, à la tête des opérations coloniales et impérialistes, dite « opérations extérieures ».

 

La Libre Pensée n’accepte pas !

 

Parce que le peuple souverain, c’est la République en marche, parce que nous sommes aussi la République, au nom de l’Humanité nous proclamerons que les 639 Fusillés pour l’exemple (dont les 19 de la Somme) seront réhabilités collectivement, qu’ils n’ont ni fauté ni trahi. Ils étaient des hommes au Front sous les bombes, les obus et la mitraille.

 

Ils étaient dans la boue, le sang et l’horreur des tranchées. Ils ont dit NON à la mort inutile. Ils ont dit NON à des ordres imbéciles aboyés par une hiérarchie militaire qui se souciait comme d’une guigne de la vie humaine.

 

La Fédération nationale de la Libre Pensée appelle tous ceux qui se reconnaissent dans cette démarche de justice à souscrire massivement pour l’érection d’un monument sur la ligne de Front en hommage aux 639 Fusillés pour l’exemple.

Nous sommes aussi la République !

Nous réhabiliterons les 639 Fusillés pour l’exemple !

 

Souscription

 

Je verse : ………………………€ pour l’érection du monument aux Fusillés pour l’exemple.

 

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Association : ………………………………………………………………………………………….

 

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Chèque à l’ordre de : « A.E.M.H.F.E. » Association pour l’érection d’un monument en hommage aux Fusillés pour l’exemple

A envoyer à : Nicole Aurigny - AEMF - 49 rue Quentin Barré 02100 Saint-Quentin

Colloque 1914- 1918 de la Libre Pensée

 

La guerre contre les nations, la guerre entre

les nations

 

 

Samedi 26 novembre 2016 de 14h à 17h

Dimanche 27 novembre 2016 de 9h à 13h

Université Toulouse-Jean Jaurès

5, Allée Antonio Machado - 31000 Toulouse

(Métro Mirail Université - ligne A)

 

Présidence : Pierre Gueguen

 

Samedi 26  Novembre :

Ouverture du Colloque

  • Les mensonges de guerre (Nicole Aurigny)
  • Qu'est-ce qu'une nation ? (David Gozlan)
  • La question nationale dans les Balkans (Jean-Marc Schiappa)
  • L'Alsace-Moselle (José Arias)
  • L'Irlande dans la guerre (Philippe Besson)
  • L'Afrique au cœur des enjeux de la guerre impérialiste (Gauthier Ngumbu)
  • Interventions des associations amies et des élus
  • 17h15 : pot républicain
  • 19h00 : Rassemblement devant la demeure de Jean Jaurès, premier Fusillé pour l'exemple,
  • place Roger Salengro

 

 

Dimanche 27 Novembre :

  • La Russie impériale et son impérialisme contre les peuples (Pierre Gueguen)
  • La question polonaise (Nina Sankari)
  • Lutter pour la paix : Jaurès (Rémy Pech)
  • L'attitude de l'Allemagne impériale et de ses composantes dans la guerre (René Hartmann de l'IBKA)
  • L'Empire austro-hongrois contre le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes (Pierre Roy)
  • La Chine, les traités inégaux  (Georges-André Morin)
  • Point d’information sur la campagne pour la réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple et pour l’érection du monument en hommage.
  • Clôture des travaux

 

 

Souscrivez et faites souscrire !

Nous en appelons à votre solidarité financière pour assurer le succès de ce colloque

 

Je soutiens financièrement le colloque des 26 et 27 novembre 2016

Nom : ……………………………………………….. Prénom : ……………………………………………..

Adresse : ……………………………………………………………………………………………………….

Association : …………………………………………………………………………………………………..

Je verse : ……………………………………………….€   Chèque à l’Ordre de la Libre Pensée

A retourner à : Libre Pensée – Colloque de Toulouse – 10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 750005 Paris

 

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Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 20:13

43 participant(e)s

Tribune :

Dominique Bouetté-Laurence Duverger-Yves Gasco- Jean-Pierre Francone- Georges Brun- Guillaume et d' Alain Visseq

Hommage à nos 5 ami(e)s disparu(e)s : Jacques Lardot- Claude Bourse- Jacques Boyer- Lucie Debat- Jean-Pierre Peyrou

 

  • Adoption de l'ODJ

  • Motion de solidarité avec les dirigeants des confédérations ouvrières des syndicats et organisations de jeunesse mobilisé(e)s pour le RETRAIT de la loi El Khomri et la défense du code du Travail (unanimité - 3 abstentions)

 

  • Présentation du rapport d'activités départemental par A. Visseq Pt du GVH-LP-34 et Guillaume secrétaire adjoint chargé de la communication et la réhabilitation collective des 639 Fusillés pour l’exemple .

  • Discussion : 23 camarades sont intervenu(e)s dans le débat

  • Vote sur le rapport départemental : unanimité

 

Délégation au congrès national LP :

  • Dominique Bouetté se présente déléguée suppléante

  • Laurence Duverger se présente déléguée adjointe

  • Geneviève Coindoz ( absente excusée ) : a demandé à faire partie de la délégation

  • Patrice Sifflet ( absent excusé ) a demandé à etre délégué adjoint

  • Alain Visseq présente sa candidature comme délégué titulaire au congrès national LP

  • vote unanime sur l'élection de la délégation

  • vote unanime sur la candidature d'Alain Visseq élu délégué titulaire

 

Demande pour qu'un camarade du " groupe LP Montpellier-Universités " soit membre de la CAD en l'absence du camarade nommé et de la prise en compte des statuts, il n'est possible à ce stade que d'enregistrer cette candidature .

 

  • Motion de l'AG des Libres Penseurs de l'Hérault (25 juin 2016) discussion : 9 intervenants (e)s vote : motion adoptée avec 27 pour 10 contre 6 abstentions

 

  • Dominique Bouetté présente le rapport moral national discussion : 6 intervenants (e)s

Vote : 25 pour 10 contre 8 abstentions

 

  • Dominique Bouetté présente le rapport d'activité national

Discussion : 5 intervenants (e)s

Vote : 22 pour 10 contre 11 abstentions

 

  • Rapport administratif : Pour unanimité

  • Rapport financier : quitus

  • Rapport Entr'aide et solidarité : Pour unanimité

  • Rapport La RAISON : 29 pour 0 contre 6 abstentions

  • Rapport l'Idée Libre : Pour unanimité

  • Le site internet : Pour unanimité

 

  • Votes sur les candidatures à la CAN - candidatures à la commission de conciliation - candidatures à la commission de contrôle

  • Votes aux instances d' Entr'aide et solidarité

 

  • en pièces jointes : la motion de solidarité syndicale

la motion de l'AG du groupe V. Hugo des Libres Penseurs de l'Hérault ( 25 juin 2016 )

 

 

 

 

 

Compte-rendu de l’AG du Groupe V. Hugo des Libres Penseurs de L'Hérault  Le 25 Juin 2016 à PAULHAN
Compte-rendu de l’AG du Groupe V. Hugo des Libres Penseurs de L'Hérault  Le 25 Juin 2016 à PAULHAN

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Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 18:04

Nouvel avatar de la loi El Khomri, le Sénat à majorité de droite, a réintroduit une disposition initiale sur l’extension de la « laïcité » dans les entreprises privées, avec l’accord du gouvernement. L’amendement suivant a été adopté : « Le nouvel article du Code du travail est ainsi rédigé : ‘Art. L. 1321-2-... Le règlement intérieur peut, par accord d'entreprise, contenir des dispositions inscrivant le principe de neutralité et restreignant la manifestation des convictions des salariés si ces restrictions sont justifiées par l'exercice d'autres libertés et droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l'entreprise et si elles sont proportionnées au but recherché.’’ »

Une mesure liberticide

Rappelons que la laïcité (neutralité des fonctionnaires et des agents du service public) est une disposition qui ne peut s’appliquer qu’à ceux des salariés qui, mettant en œuvre une mission de service public, sont en charge de l’intérêt général. Il est donc logique que ces agents puissent être privés temporairement d’une partie de leurs droits de citoyens (liberté d‘opinion et d’expression) le temps et dans le cadre de leurs missions de service public. En dehors de cela, ils recouvrent la plénitude de leurs droits de citoyens.Mais pour le reste des salariés du privé, la loi indique expressément qu’ils peuvent manifester leurs opinions, en vertu d’un droit fondamental qui date de 1789, formulé par l’Article 10 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen qui stipule : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. »

L’amendement laïcide voté tend à interdire toute expression d’une conviction (religieuse, syndicale, politique ou autre) pour « le bon fonctionnement de l’entreprise ». En clair, le salarié n’est plus un citoyen quand il rentre dans l’entreprise.

Le travailleur doit rester un citoyen en toute circonstance

« Vous forgez une chaîne et vous l’appelez liberté « disait Victor Hugo à propos de la loi Falloux en 1850. Si le travailleur dans l’entreprise privée est privé de l’expression de ses convictions, selon le bon vouloir du patronat qui est seul à pouvoir déterminer ce qu’est le bon fonctionnement de l’entreprise puisqu’elle lui appartient, alors il est un « mineur social et civique ». Il appartient « corps et âme » à son patron, comme au XIXe siècle. La loi El Khomri, c’est la réaction sur toute la ligne.Rappelons que, jusqu’à présent, la loi a bordé les restrictions éventuelles à l’expression des convictions des salariés, notamment pour des raisons d’hygiène, de sécurité et de commerce. Par cet amendement, le champ d’interdiction pourra être étendu à l’infini, vu le caractère immensément vague des raisons pouvant y conduire.

 

C’est un amendement d’enfermement communautariste

La conception qui prévaut par cet amendement à la loi El Khomri ne pourra conduire qu’à la constitution « d’entreprises de tendance », c’est-à-dire à l’enfermement communautariste, car cela deviendra le seul moyen de pouvoir exercer ses convictions.. Chacun voudra vivre comme le prescrit sa religion, sa conviction, etc… C’est le modèle de la pilarisation des Pays-Bas et de la Belgique qui s‘appliquera dès lors en France.La laïcité sera ramenée, comme en Belgique, à une « conviction » et non à un système institutionnel de Séparation des Eglises et de l’Etat. La laïcité, selon l’expression de l’excellente formule, n’est pas une opinion, mais la possibilité d’en avoir une, donc de l’exprimer.

La loi El Khomri est une machine de guerre contre les acquis des salariés, contre le Code du Travail, contre la démocratie, contre la laïcité.

Une seule solution :

Retrait de la loi El Khomri, ni amendable, ni négociable !

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Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 20:02

Isolé, battu, rejeté, méprisé, le pouvoir est à l’agonie. Son projet de loi « Travail » le mal-nommé - il devrait s’appeler « Le Capital » tant il est au service du patronat et de la Finance - est rejeté par les organisations syndicales ouvrières et par l’immense majorité de la population.

Depuis plusieurs mois, le bloc inébranlable de la CGT, de la CGT-FO, de la FSU, de Solidaires, de l’UNEF, de la FIDL, de l’UNLrassemble des millions de manifestants et de grévistes contre cette tentative de destruction duCode du Travail.

Quelle impudence et impudeur d’oser se réclamer de 1936 pour messieurs Hollande, Valls, Berger. Voici ce que disait Edouard Daladier (l’homme qui voulait en finir avec « la semaine des deux dimanches (les 40 Heures) » dans son discours du 21 août 1938 : « Il faut que, sans formalités inutiles, ni discussions interminables, toute entreprise qui en a le besoin puisse disposer des heures nécessaires à son activité et non à un taux prohibitif. » C’est-à-dire le contenu exact de la loi El Khomri. Quoiqu’on puisse penser de lui, Léon Blum n’a rien à faire dans cette galère.

C’est Edouard Daladier, l’homme de Munich, de toutes les trahisons, de tous les reniements, de la remise en cause des acquis sociaux de la grève générale de 1936, qui est le véritable mentor de messieurs Hollande, Valls, Berger. Sous Daladier perçait déjà le régime de Vichy du Maréchal Pétain. On a les parrains qu’on mérite.

Allant encore plus loin dans l’ignominie, Messieurs Hollande et Valls prétendent interdire aux organisations syndicales de manifester. Coup de menton, déclarations martiales, le gouvernement emprunte à l’arsenal répressif et antidémocratique des régimes les plus autoritaires des menaces attentatoires à la démocratie. Ce gouvernement est à la dérive.

Avec l’état d’urgence, sans cesse renouvelé, le droit de manifester a été refusé à la Libre Pensée le 5 décembre 2015. Le gouvernement s’enfonce dans la répression. Il ne contrôle plus rien, sa seule réponse est l’autoritarisme arbitraire. Jusqu’où ira-t-il ?

Il faut stopper ce gouvernement dans sa dérive autoritaire !

Il s’agit de la défense de nos libertés démocratiques !

Le droit d’expression, de réunion, d’association, de manifestation sont des droits fondamentaux dans une démocratie. Les remettre en cause qualifie à eux- seuls la véritable nature du régime qui agonise un peu plus chaque jour.

La Fédération nationale de la Libre Pensée appelle à l’union la plus large pour défendre les libertés démocratiques.

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Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 15:41
Énorme succès de la conférence du Professeur John De Vos

Après la 1 ère conférence du Professeur John de Vos en octobre 2015.Plus de 40 participants à la  deuxième conférence du Professeur John de Vos ce jeudi 19 Mai.Le thème de la conférence  intitulé : «Correction des maladies génétiques de l'embryon humain: une ambition médicale légitime ou une brèche vers la modification de l'espèce humaine? »Le Professeur John de Vos  a abordé dans la première partie la question de la modification des génomes humains en parlant du Une révolution technologique récente, appelée CRISPR/Cas9 , dans la seconde partie de la conférence aborde prévenir la naissance d'un enfant gravement malade et abordé en troisième partie  que  peux-on faire un enfant parfait ?  ou  peux-on augmenté la vie des humains ?  . 

Il  y a eu  beaucoup de questions des participants pour le conférencier.

Après la conférence, les participantes ont pu échanger avec le conférencier autour d'un apéritif fraternel.

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Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 21:49
Extrait de l'Hérault du jour du Mecredi 26 Avril 2016

Extrait de l'Hérault du jour du Mecredi 26 Avril 2016

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Publié par Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs 34
26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 22:00

L’actualité est marquée par les affaires d’ecclésiastiques coupables d’actes pédophiles. La Libre Pensée entend exprimer publiquement sa position sur les affaires en cours.

Rappelons tout d’abord quelques évidences :

  • La pédophilie est une maladie qu’il faut soigner

  • La pédophilie est un drame qui touche profondément et durablement les victimes.

  • La pédophilie est un crime pour celles et ceux qui commettent des agressions sexuelles sur des mineurs.

En ce qui concerne la maladie, l’Eglise catholique, comme institution, n’a évidemment aucune espèce de responsabilité en la matière. Cette maladie n’est pas l’apanage des prêtres et des hommes d’Eglise. Elle touche toutes les couches de la population. Par contre, pour la Libre Pensée, la responsabilité de l’Eglise catholique existe dans deux autres domaines au moins.

La question des vœux religieux

En imposant au clergé séculier, le vœu de célibat, l’Eglise catholique contribue à créer la misère sentimentale et sexuelle pour son encadrement. Tous les prêtres ne sont heureusement pas pédophiles, mais le contexte des vœux religieux ne peut que conduire certains prêtres atteints de cette maladie à la développer.

En exigeant du clergé régulier, outre l’obligation du célibat, l’abstinence sexuelle, comment ne pas mettre les religieux dans une situation à la fois d’instabilité et aussi de tentation ? D’autant qu’ils sont souvent dans une situation d ‘autorité sur leurs potentielles victimes.

Institution morale supérieure ?

La deuxième responsabilité de l’Eglise catholique, comme institution, est celle de la « couverture » des crimes et des criminels, par notamment, la non-dénonciation de ceux qui les commettent. Rappelons aussi que s’abriter derrière le « secret de la confession » est une tartufferie juridique. Ainsi l’Evêque de Limoges justifie à Radio-France-Bleu-Creuse le 14 avril 2016, le respect du « secret de la confession » dans tous les cas, y compris de pédophilie. Or, comme l’indique la note juridique ci-dessous, ce « secret » n’interdit nullement la dénonciation de crimes commis.

L’Eglise catholique ne peut s’extirper d’une question fondamentale : elle se présente comme une autorité morale supérieure et elle couvre du manteau de Noé les crimes et les criminels. Elle estime, en effet sur le fond, que ces affaires sont des questions internes et qu’elle n’a pas à en rendre compte à la société et à ses représentants.

Elle se place d’elle-même en marge de la société et elle prétend aussi dicter à la même société les règles morales que celle-ci doit respecter. L’adage populaire ne parle-t-il pas de balayer devant sa porte ?

 

C’est uniquement sur ces questions que la Libre Pensée entend donner son point de vue. Elle n’entend pas utiliser ces drames humains pour régler des vieux comptes avec sa vieille ennemie. Elle reste sur le socle de ce que disait Aristide Briand, au moment du vote de la loi de 1905 : « Pour nous, républicains, la Séparation c’est la disparition de la religion officielle, c’est la République rendue au sentiment de sa dignité et au respect de ses principes fondamentaux. Ils lui commandent de reprendre sa liberté, mais ils n’exigent pas que ce soit par un geste de persécution. Ce que veulent les Libres Penseurs, c’est que vous arrachiez à l’Eglise, le bouclier officiel derrière lequel elle peut s’abriter contre les efforts de la Pensée Libre ; ce qu’ils ont seulement le droit d’exiger, c’est que l’Etat les mette face à face avec l’Eglise pour lutter à armes égales pour pouvoir opposer enfin en combat loyal, la force de la Raison aux brutalités du dogme. Je termine, si vous voulez que la Raison Libre ait un abri, construisez-le lui ; mais n’essayez pas de la faire coucher dans le lit de l’Eglise. Il n’a pas été fait pour elle ».

La Libre Pensée se refuse à taper sous la soutane, conformément aux règles établies par le Baron de Queensberry pour le noble sport, à savoir la boxe anglaise.

 

La Libre Pensée française inscrit totalement son action dans le cadre de la campagne de l’Association internationale de la Libre Pensée pour que justice soit rendue aux victimes des Eglises. C’est ce qui a conduit l’AILP à demander une entrevue au Pape François (demande sans réponse à ce jour) sur l’affaire du Couvent de Tuam en Irlande, dont on pense qu’il concerne près de 800 enfants disparus. Toute la vérité doit être faite, la transparence doit être totale.

C’est ce qui conduit à agir Keith Porteous Wood, Porte-parole de l’AILP et représentant de l’IHEU à l’ONU, auteur de nombreux rapports sur les agissements des prêtres, pour défendre toutes les victimes des crimes ecclésiastiques et pour que le Vatican rende des comptes.

Justice pour toutes les victimes des Eglises !

Toute la vérité doit être faite sur les crimes ecclésiastiques !

Paris, le 25 avril 2016

 

Note juridique sur « le secret de la confession »

Avant l’entrée en vigueur de la loi du 9 décembre 1905 concernant la Séparation des Eglises et de l’Etat, comme le rappelle la circulaire du 11 août 2004 adressée par le directeur des affaires civiles et des grâces aux procureurs généraux, la Cour de cassation, s’appuyant sur l’ancien article 378 du Code pénal, avait jugé que l’autorité judiciaire devait protéger le secret de de la confession des prêtres catholiques (arrêts des 30 novembre 1810 et 4 décembre 1891). Après l’entrée en vigueur de la loi du 9 décembre 1905, les décisions de la Cour de cassation allant dans le même sens sont inexistantes1.

En l’état actuel du droit applicable, le régime juridique du secret vis-à-vis de l’autorité judiciaire est fixé par les articles 226-13 et 226-14 du Code pénal. Le premier dispose que « La révélation d'une information à caractère secret par une personne qui en est dépositaire soit par état ou par profession, soit en raison d'une fonction ou d'une mission temporaire, est punie d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende ». Toutefois, le second atténue la portée de l’obligation de conserver le secret. Il prévoit que n’y sont pas astreints ceux que la loi contraint ou autorise à divulguer un secret. A cet égard, la circulaire en tire la conclusion suivante : « un ecclésiastique, comme toute autre personne, qui révèlerait des infractions de sévices graves ou d’atteintes sexuelles sur un mineur de quinze ans ou une personne vulnérable, n’encourrait aucune poursuite pour violation du secret professionnel ».

C’est le bon sens même. En effet, l’article 226-14 délie de leur obligation les personnes ayant connaissance de faits singuliers. Il autorise à révéler un secret« celui qui informe les autorités judiciaires, médicales ou administratives de privations ou de sévices, y compris lorsqu'il s'agit d'atteintes ou mutilations sexuelles, dont il a eu connaissance et qui ont été infligées à un mineur ou à une personne qui n'est pas en mesure de se protéger en raison de son âge ou de son incapacité physique ou psychique », le « médecin ou à tout autre professionnel de santé qui, avec l'accord de la victime, porte à la connaissance du procureur de la République ou de la cellule de recueil, de traitement et d'évaluation des informations préoccupantes relatives aux mineurs en danger ou qui risquent de l'être, mentionnée au deuxième alinéa de l'article L. 226-3 du code de l'action sociale et des familles, les sévices ou privations qu'il a constatés, sur le plan physique ou psychique, dans l'exercice de sa profession et qui lui permettent de présumer que des violences physiques, sexuelles ou psychiques de toute nature ont été commises » et les « professionnels de la santé ou de l'action sociale qui informent le préfet et, à Paris, le Préfet de police du caractère dangereux pour elles-mêmes ou pour autrui des personnes qui les consultent et dont ils savent qu'elles détiennent une arme ou qu'elles ont manifesté leur intention d'en acquérir une. »

Enfin, l’article 60-1 du Code de procédure pénale introduit par la loi du 9 mars 2004 portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité, dans sa rédaction issue de celle du 13 novembre 2014 renforçant les mesures contre le terrorisme, dispose que « Le procureur de la République ou l'officier de police judiciaire peut, par tout moyen, requérir de toute personne, de tout établissement ou organisme privé ou public ou de toute administration publique qui sont susceptibles de détenir des informations intéressant l'enquête, y compris celles issues d'un système informatique ou d'un traitement de données nominatives, de lui remettre ces informations, notamment sous forme numérique, sans que puisse lui être opposée, sans motif légitime, l'obligation au secret professionnel. » Par conséquent, à supposer même que les prêtres puissent se prévaloir du secret de la confession, ce dernier n’est pas opposable au Parquet ni à la police judiciaire ayant délivré des réquisitions judiciaires dans le cadre d’une enquête. De même, les occupants de locaux cultuels ne peuvent s’appuyer sur aucune disposition législative de nature à les protéger des perquisitions, à la différence des médecins, des avocats ou des organes de presse.

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 19:16
la conférence-débat " Sciences et Croyances " à Pézenas le 13 avril

la conférence-débat " Sciences et Croyances " à Pézenas le 13 avril

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 16:00

 

 

Le vendredi 25 Mars 2016 à Mèze notre Banquet a réuni 41 mécréants avec des jeunes Libres-Penseurs et camarades de St Pargoire, notamment. Cette année, nous avons rendu hommage à nos camarades Jacques Boyer et Claude Bourse.

Avant le banquet, il y a eu une réunion concernant le combat sur l’ancien collège Victor Hugo de Sète à l’école catholique.

Nous avons réuni plus de 1000 signataires demandant l’ annulation du projet à Monsieur le Maire de Sète.

Notre camarade Alain Visseq a lu le discours du nationale et rappelé notre combat sur les subventions des écoles privées confessionnelles et la fête de Saint Roch par la ville de Montpellier.

Le Groupe Victor Hugo des Libres Penseurs de L’Hérault a fait une demande d’audience à la Mairie de Montpellier et Sète concernant la violation de loi de 1905.

Les mécréants réaffirment leur attachement la loi de 1905 : Fonds publics à la seule école publique et l’abrogation de loi Debré. Bonne ambiance ponctuée de chansons de la Commune, des blagues anticléricales .Vers 23h l'on se sépara avec l'Internationale.

 

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 17:30

Le Bureau Européen de Coordination de la Libre Pensée assure ses amis belges et les autres. victimes des attentats de Bruxelles de sa to-tale solidarité.
Il est des moments où face à l'horreur, il faut d'abord laisser parler l'humanité qui est en nous.
Amis, frères, soeurs et camarades, les libres penseurs sauront se tenir à vos côtés dans les
difficultés si l'un ou l'autre d'entre-vous devait avoir besoin d'une so-lidarité active.

L'humanité est née libre.
« Mehr Licht ! », sont les derniers mots de Goethe.
« Plus de Lumière ! »

A bas la barbarie !

 

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 14:59

Une enquête a été ouverte par le parquet de Lyon après plusieurs plaintes contre de hauts responsables de l’Eglise catholique incluant le cardinal archevêque de Lyon Philippe Barbarin pour non-dénonciation des prêtres ayant commis des agressions sexuelles sur des mineurs de moins de 15 ans, passible, dans le droit français de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende.

Le juge en charge de l’affaire étudie actuellement le dossier après les déclarations des victimes présumées du prêtre Bernard Preynat affirmant que les responsables du Diocèse de Lyon, dont le Cardinal Barbarin, ont négligé de dénoncer ce prêtre à la police, comme la loi française l’exige. Ce dernier aurait été alerté sur ces crimes depuis 1991. Le prêtre avait reconnu avoir abusé sexuellement de jeunes scouts entre 1986 et 1991, au sein du groupe qu’il avait animé pendant 20 ans.

Selon l’AFP, le Vatican avait auparavant apporté son soutien à l’archevêque de Lyon, affirmant qu’il avait toute sa confiance et qu’il traiterait le problème avec « une grande responsabilité ». Une source proche du cardinal affirmait même que « cette remarque ne vise en aucune manière le cardinal Barbarin qui presqu’immédiatement après avoir rencontré une première victime avait suspendu le Père Preynat et pris conseil à Rome, et cela bien avant qu’une première plainte ne soit déposée.»

Le directeur exécutif de la National Secular Society du Royaume-Uni, Keith Porteous Wood, également porte-parole de l’Association Internationale de Libre Pensée, qui a travaillé depuis de nombreuses années sur ce dossier des abus sexuels commis par des prêtres et a fourni de multiples preuves aux Nations-Unies quant au silence coupable de l’Eglise catholique, a déclaré à propos de cette affaire : “ J’en appelle au juge d’instruction afin de faire un exemple dans ce diocèse et de poursuivre en justice à la fois l’agresseur présumé et ceux qui pensent qu’ils peuvent bafouer la loi en toute impunité »

La Commission Pontificale pour la protection des mineurs a réaffirmé mi-février que les évêques avaient obligation de signaler les cas d’abus sexuels auprès des autorités civiles, mais chaque déclaration du pape à ce sujet est plus modérée que la précédente. L’an dernier il avait annoncé la constitution d’un « Tribunal de l’Eglise » (plutôt qu’un renforcement de la loi) pour traiter ce genre de cas, mais ce tribunal ne s’est jamais réuni. Au retour de sa visite au Mexique, le pape a déclaré, toujours de manière plus « modérée », que de tels évêques devraient démissionner – sans même dire qu’il les obligerait à le faire. Le soutien implicite à Barbarin signifie que l’idée même que les évêques pourraient respecter la loi a été abandonnée.

Les ecclésiastiques français semblent mener la résistance face à l’obligation de rapporter les abus sexuels auprès autorités civiles, permettant ainsi aux coupables d’échapper à la prison et aux abus de continuer en toute impunité. Cette réaffirmation de la Commission pontificale rapportée ci-dessus, fait suite à une session de formation des nouveaux évêques tenue au Vatican au cours de laquelle le cardinal français Tony Attrella (prêtre du diocèse de Paris, psychothérapeute et enseignant au collège des Bernardins) a expliqué aux évêques qu’ils n’étaient pas obligés de rapporter les cas d’abus sexuels auprès des autorités civiles. En 2014 les Nations-Unies avaient fustigé le Vatican après qu’un cardinal eut félicité un évêque français pour avoir défié la loi et refusé de rapporter un de ces cas après de la justice.

Dans la plupart des pays, cette mesure n’est pas obligatoire, malgré le fait que les Nations-Unies aient recommandé qu’elle le soit, comme par exemple en Irlande.

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 14:59

La loi de Séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905 a fondé deux sphères distinctes, dans lesquelles les règles de neutralité ne sont pas identiques : la sphère publique (Administration, Etat, Services publics) et la sphère privée (tout le reste) dans laquelle l’expression des opinions est libre, conformément à l’Article 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789.

Dans la sphère publique, le fonctionnaire et l’agent public ont une obligation de neutralité. C’est la laïcité qui s’applique. Dans la sphère privée, chacun a la liberté d’exprimer ses opinions. C’est la démocratie qui s’exerce.

Aujourd’hui, dans une course folle liberticide, le gouvernement prolonge ad vitam aeternam l’état d’urgence, entend remettre en cause profondément l’obtention de la nationalité française. Il va plus loin encore en détruisant le Code du Travail et le fait que celui-ci protège l’expression des opinions, le droit d’association, ce qui constitue le socle fondamental des libertés démocratiques.

Au nom d’une laïcité frelatée et laïcide, il entend réprimer l’expression des opinions et des appartenances dans la sphère privée. Ainsi est-il prévu dans le nouveau projet du Code du Travail, tout acquis aux désirs du patronat, que la « laïcité » s’appliquerait dans les entreprises privées, où elle n’a pas lieu d’être. Rappelons que l’entreprise PAPREC impose à ses salariés l’interdiction d’exprimer ses opinions religieuses ET politiques. En clair, le salarié n’est plus un citoyen dans cette entreprise. Et demain : l’interdiction des syndicats ?

La Libre Pensée constate, que d’un côté ce gouvernement, à la solde du patronat, entend faire appliquer les règles de concurrence et de rentabilité du privé dans les services publics, et de l’autre, entend imposer les règles de neutralité de la sphère publique dans les entreprises privées. Il n’y a plus de Séparation !

Deux articles Indissociables

 

Aux termes de l’article L. 1121-1 du Code du Travail dans sa rédaction actuelle « Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché. » L’article L. 1132-1 en tire les conséquences pour garantir aux salariés leur liberté de conscience, un des principes fondamentaux reconnus par les lois de la République résultant de la loi du 9 décembre 1905 concernant la Séparation des Eglises et de l’Etat, et les protéger de toute discrimination.

 

Il dispose qu’« Aucune personne ne peut être écartée d'une procédure de recrutement ou de l'accès à un stage ou à une période de formation en entreprise, aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, telle que définie à l'article 1er de la loi n° 2008-496 du 27 mai 2008 portant diverses dispositions d'adaptation au droit communautaire dans le domaine de la lutte contre les discriminations, notamment en matière de rémunération, au sens de l'article L. 3221-3, de mesures d'intéressement ou de distribution d'actions, de formation, de reclassement, d'affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat en raison de son origine, de son sexe, de ses mœurs, de son orientation ou identité sexuelle, de son âge, de sa situation de famille ou de sa grossesse, de ses caractéristiques génétiques, de son appartenance ou de sa non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation ou une race, de ses opinions politiques, de ses activités syndicales ou mutualistes, de ses convictions religieuses, de son apparence physique, de son nom de famille, de son lieu de résidence ou en raison de son état de santé ou de son handicap. »

 

Des propositions de loi enlisées

imposant la laïcité dans les entreprises

 

Ces deux articles du Code du Travail sont indissociables, comme l’a jugé de manière constante en défense des libertés individuelles la Cour de cassation, notamment dans le cadre de l’affaire de la crèche Baby-Loup, consécutive au licenciement de la directrice adjointe de cette structure au motif que l’intéressée portait un foulard. Montée en épingle par les tenants d’une pseudo-laïcité de combat contre les musulmans, comme l’avait démontré la Libre Pensée, cette affaire a nourri le projet de ces croisés d’un nouveau type d’imposer à tous les travailleurs la neutralité dans les entreprises en général ou dans les crèches privées en particulier.

 

Une bonne dizaine de propositions de loi a été déposée sur les bureaux des Assemblées. Toutefois, le 13 mai 2015, l’Assemblée nationale en a amendé une, pour en atténuer la portée, tendant à introduire la laïcité dans les crèches privées. Ce texte est en attente d’une seconde lecture au Sénat. Ce sommeil de plusieurs mois est l’indice d’une difficulté majeure : l’extension de la laïcité à la sphère privée revient, soit à instaurer un Etat totalitaire, soit à gommer toute distinction entre la sphère publique, où la plus stricte neutralité est indispensable, et la sphère privée, au plus grand bénéfice des religions.

 

Une réponse indirecte inacceptable

dans l’avant-projet de loi portant réforme du Code du Travail

 

Face à cet enlisement, l’avant-projet de loi portant « réforme du Code du travail » propose au Parlement de modifier les termes de son article L. 1121-1 qui garantit les libertés fondamentales des salariés. Sa rédaction deviendrait la suivante : « Les libertés et droits fondamentaux de la personne sont garantis dans toute relation de travail. Des limitations ne peuvent leur être apportées que si elles sont justifiées par l’exercice d’autres libertés ou droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise et si elles sont proportionnées au but recherché. »

 

La tâche à accomplir, qui s’apprécie au niveau de chaque poste de travail, n’est plus le motif de restriction des libertés fondamentales du salarié, notamment de sa liberté de conscience. Lui ont été substitués l’exercice d’autres libertés et droits fondamentaux, mais surtout la notion assez vague de « bon fonctionnement de l’entreprise », susceptible d’entraîner, à l’initiative du seul employeur, une limitation des libertés et droits fondamentaux à l’ensemble des salariés de l’entreprise et non seulement au cas par cas. Il s’agit d’une atteinte inacceptable aux libertés individuelles.

 

La Fédération nationale de la Libre Pensée :

 

condamne donc l’évolution envisagée et en demande l’abandon ;

 

appuie plus généralement les demandes tendant au retrait de l’ensemble d’un texte qui aboutirait à affaiblir gravement la position des salariés vis-à-vis des patrons.

 

Quand la laïcité est partout, elle n’est plus nulle part !

 

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